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Sauvetage par Auborddufleuve 
Turbulences 1989 La brise marine venue de l’océan Indien caresse avec bonheur nos torses dénudés. Nous sommes tout les six à tourner en rond et à tenter d’estimer l’étendue des dégâts causés par la rencontre entre une potence moteur et un obus de 40 mm. - Une chance qu’on l’ai pas perdu pour de bon ! - Moi je comprends pas bien qu’à moitié arracher il continuait à tourner. - Alors c’est qu’il est comme toi - Si Tchav était pas avec nous je lui mettrait ce coup au but sur le dos, vous vous rendez bien compte que le con qui était assis derrière son bi-tubes nous a eu en visuel pendant au maximum deux ou trois secondes ? Il nous balance une salve de 4 obus traçants et paf ils nous en met un dans le moteur ! Quel fumier ! - Tu comptes les obus traçants toi maintenant ? - En tout cas si on avait perdu le moteur je crois qu’on aurait été drôlement mal. - Dis donc John ça t’est déjà arrivé ça ? - Pas vraiment mais presque……………. J’escortais une escadrille de bombardier avec un Phantom, mission terminée, nuit noire sous un ciel couvert de nuages, on rentrait au bateau et je me tenais en arrière garde en volant assez bas, sans doute pas plus de 3000 pieds, j’ai rien vu venir et le Prowler non plus qui se tenait comme d’habitude bien trop loin, sauf dans le rétroviseur, d’un seul coup une multitude de scintillement dans la nuit, presque en même temps le zinc était comme au milieu d’un nid de guêpes surexcitée, j’ai allumé la post combustion et tiré le manche à fond, je sentais très bien les impacts sur la carlingue et puis j’ai senti que ça tapais de l’intérieur du zinc, presque aussitôt le voyant d’alerte feu s’est mis à clignoter et tout les manos sont descendus à zéro. Alors avant de partir en vrille et de perdre de l’altitude sans penser à rien d’autre je me suis éjecté. Drôle de sensation que se balancer au bout d’un parachute dans le noir absolu sans aucun repère visuel, rien d’autre que le hurlement des réacteurs dans le lointain et les claquements secs des canons russes de 23 mm qui attaquaient nos bombardiers. Mais pas une seule pensée pour eux, je ne pensais qu’au sol que je ne voyais pas. Rien de plus con que descendre en parachute dans le noir sans rien y voir. Evidemment je suis tombé à la flotte, enfin plutôt dans la boue, planté jusqu’aux genoux dans une rizière, cinq minutes pour en sortir et dix de plus pour enterrer le parachute avant d’activer ma balise de détresse et de me mettre à la recherche d’un abri sur. A une centaine de mètres devant moi il y avait ce que je prenais pour une digue et je me suis dirigé vers elle. En fait c’était une piste en terre, il commençait à faire jour et j’ai longé le talus en me disant que je finirai bien par trouver un passage d’eau sous la route où me cacher. J’ai bien marché vingt minutes avant d’en trouver un, il était étroit et chance il y avait à peine dix centimètres d’eau au fond. J’ai posé ma balise de détresse à portée de main invisible au milieu d’une grosse matte d’herbe et mon cul dans la flotte pour faire mon état des lieux : une chance pas de blessures, deux fusées de détresse, une plaque de chocolat, deux biscuits et mon Colt 45 avec un chargeur de rechange. Quinze cartouches pour défendre ta peau perdue au beau milieu du Tonkin un peu juste peut être… Surtout garder la dernière pour toi. Ne pas être pris vivant. J’avais pas encore commencé à réfléchir quand deux véhicules sont passés sur la route. J’avais vu et entendu mon avion exploser en touchant le sol et j’étais presque sur qu’il était tombé assez loin, une chance, le temps qu’ils le trouvent, qu’ils constatent qu’il n’y a pas de cadavre à l’intérieur ils se mettront pas à me chercher avant midi. Mes yeux ne quittaient pas le voyant vert de ma balise qui s’allumerait pour me dire « signal reçu ». Dans le lointain j’entendais de temps en temps des hurlements de réacteur et les claquements secs des 37 mm de la DCA. La guerre continuait sans moi. Le bruit venait de loin et je me disais que le Pédro du Rescue aurait pas trop de mal à venir me chercher. Putain le signal vient de passer au vert ! Presque en même temps des voix et je me recule un peu plus dans le tunnel. Je les entends parler tous prés, et les bruits qui me parviennent m’indiquent que ce sont des paysans qui s’occupent à leurs travaux des champs. Je tends mon cou et j’aperçois 8 personnes, six femmes et deux hommes âgés qui s’activent dans ce qui me semble une pépinière pour des plants de riz. Pas de gosses et ça me rassure avec leurs sales manies de fouiner partout. Je pense à Kim ma fiancée vietnamienne avec qui je vais me marier, je voudrai pas que mon pote Steeve Nash le patron des hélicoptères de secours lui porte un faire part de décés. J’essaie d’imaginer le bureau de Steeve à la base de l’Air Cav à Khe Shan : - Chef un message de la Navy, un F4 s’est crashé dans le secteur de Hoa Binh, le signal balise est clair et ils pensent que le pilote est vivant, ils demandent une intervention immédiate dans la zone, ils viennent de catapulter deux Intruder pour assurer notre protection et un Gunship de l’Air Force est au point fixe. - C’est bon. Dites leur que nous avons un Huey au décollage dans deux minutes. Il sera sur zone dans moins d’une heure. - Le pilote est un commandant, John Barley je crois. - John ! Oh merde… Quel con ! Phyl assurez l’intérim, dites aux marins et aux aviateurs qu’on aura deux hélicos sur la zone. - Oui chef. Le temps passe et je suis maintenant certain que les Pédros sont en l’air et c’est le vacarme de deux Intruder qui passent sous mes yeux à moins de cent mètres et à trois cent pieds. J’ai envie de hurler de joie. Je tends le cou à nouveau et j’aperçois les paysans apeurés se regrouper comme si le fait de se serrer ensemble pouvait les protéger d’une salve d’obus de 20mm. J’aperçois aussi les A6 entamer un large virage dans le lointain. D’un seul coup je comprends que ces cons là s’alignent pour mitrailler ces villageois, ils veulent nettoyer le terrain d’où vient le signal, ils pensent que je peux pas me montrer à cause d’eux. Putain John tu peux pas laisser faire ça, tu ne risque plus rien, les hélicos seront là dans 15 ou 20 minutes et avec les deux A6 personne osera s’approcher. Je saisis les deux fusées et je les amorce puis je sors de mon trou à rat et je cours comme un fou vers les villageois aux yeux tournés vers les avions en approche. - Sin tchao, Sin Tchao, Ami, ami, ami… Les villageois sont stupéfaits de ma présence pendant que je me place à l’avant du groupe et que j’agite mes bras en croix et de haut en bas ce qui signifie « Stop » chez tout les aviateurs du monde. Et personne ne bouge. Ils ont compris qu’avec un soldat US avec eux les avions ne tireront pas, moi je suis pas sur de croire vraiment à ça. Pas si simple dans un avion qui vole à 600 kms heure d’identifier avec certitude amis ou ennemis, je sais ce que je ferai moi… Mais ce sont de vrais marins et c’est exactement ce qu’ils font, ils plongent vers nous à une vitesse folle et amorcent un tonneau à à peine 30 mètres du sol pour nous avoir en vision directe. Le déchirement de l’air et la post combustion nous arrache littéralement les oreilles et quand je me retourne c’est pour voir la plus belle chose au monde. Ils battent des ailes pour montrer qu’ils nous ont reconnus comme amis et ils nous saluent. Mes Viets eux sont tout souriants, ont sait pas se parler mais nos yeux savent tout dire. Les zincs eux tournent en rond à un kms de nous. Nous sommes en sécurité. Ces gens qui sont en état de famine permanente m’offrent des boulettes de riz fermentés et moi mes biscuits et mon chocolat. J’attends même pas dix minutes et dans le lointain le staccato caractéristique des hélicos. Ils foncent comme des dingues à même pas vingt mètres du sol, je crois que je vais m’en sortir…. Je me tourne vers mes Viets et les salue comme si j’étais bouddhiste, ils répondent et tous le monde sourie, je vais les quitter alors que nous avons tellement à nous dire… Le Huey se pose, je cours, j’attrape la main du mitrailleur et je grimpe dedans. Steeve est aux commandes, j’en étais sur. - Ca va grand ? - Mieux maintenant. - Attache toi, ça risque de remuer, il y a des tas de nids de mitrailleuses un peu partout. - J’étais sur que ce serait toi qui viendrait Steeve. - Qu’est ce que tu veux c’est une vocation chez nous de faire la mère poule. Ramasser les poussins égarés par exemple. Tiens regarde sur la droite ça doit être ton zinc… Je me penche et j’aperçois au sol une carcasse noire et disloquée avec quelques chapeaux pointus qui tournent autour. Le mitrailleur libère le cran de sureté de son arme et je lui tapote l’épaule. - Laisse tomber mon gars… - Mais pourquoi ? - Je veux pas que tu mitrailles mon avion, encore moins avec des paysans autour. - A vos ordres Commandant. - Laisse tomber le Commandant tu veux ? A ce moment je suis rien qu’un pauvre con pour qui le sort a bien tourné. Plus tard de retour au bateau les deux pilotes d’Intruder que je connaissais très bien me rassurèrent en me disant qu’ils n’avaient pas eu l’intention de mitrailler lors de leurs premiers passage. « " Chez moi dans l’Alabama on est des fermiers, pas comme ceux de la côte Est ou de la Californie, on réfléchie avant d'ouvrir le feu" Les commentaires lecture de Pointscommuns.com, 2008-10-20 03:45:46

Turbulences 1989 La brise marine venue de l’océan Indien caresse avec bonheur nos torses dénudés. Nous sommes tout les six à tourner en rond et à tenter d’estimer l’étendue des dégâts causés par la rencontre entre une potence moteur et un obus de 40 mm. - Une chance qu’on l’ai pas perdu pour de bon ! - Moi je comprends pas bien qu’à moitié arracher il continuait à tourner. - Alors c’est qu’il est comme toi - Si Tchav était pas avec nous je lui mettrait ce coup au but sur le dos, vous vous rendez bien compte que le con qui était assis derrière son bi-tubes nous a eu en visuel pendant au maximum deux ou trois secondes ? Il nous balance une salve de 4 obus traçants et paf ils nous en met un dans le moteur ! Quel fumier ! - Tu comptes les obus traçants toi maintenant ? - En tout cas si on avait perdu le moteur je crois qu’on aurait été drôlement mal. - Dis donc John ça t’est déjà arrivé ça ? - Pas vraiment mais presque……………. J’escortais une escadrille de bombardier avec un Phantom, mission terminée, nuit noire sous un ciel couvert de nuages, on rentrait au bateau et je me tenais en arrière garde en volant assez bas, sans doute pas plus de 3000 pieds, j’ai rien vu venir et le Prowler non plus qui se tenait comme d’habitude bien trop loin, sauf dans le rétroviseur, d’un seul coup une multitude de scintillement dans la nuit, presque en même temps le zinc était comme au milieu d’un nid de guêpes surexcitée, j’ai allumé la post combustion et tiré le manche à fond, je sentais très bien les impacts sur la carlingue et puis j’ai senti que ça tapais de l’intérieur du zinc, presque aussitôt le voyant d’alerte feu s’est mis à clignoter et tout les manos sont descendus à zéro. Alors avant de partir en vrille et de perdre de l’altitude sans penser à rien d’autre je me suis éjecté. Drôle de sensation que se balancer au bout d’un parachute dans le noir absolu sans aucun repère visuel, rien d’autre que le hurlement des réacteurs dans le lointain et les claquements secs des canons russes de 23 mm qui attaquaient nos bombardiers. Mais pas une seule pensée pour eux, je ne pensais qu’au sol que je ne voyais pas. Rien de plus con que descendre en parachute dans le noir sans rien y voir. Evidemment je suis tombé à la flotte, enfin plutôt dans la boue, planté jusqu’aux genoux dans une rizière, cinq minutes pour en sortir et dix de plus pour enterrer le parachute avant d’activer ma balise de détresse et de me mettre à la recherche d’un abri sur. A une centaine de mètres devant moi il y avait ce que je prenais pour une digue et je me suis dirigé vers elle. En fait c’était une piste en terre, il commençait à faire jour et j’ai longé le talus en me disant que je finirai bien par trouver un passage d’eau sous la route où me cacher. J’ai bien marché vingt minutes avant d’en trouver un, il était étroit et chance il y avait à peine dix centimètres d’eau au fond. J’ai posé ma balise de détresse à portée de main invisible au milieu d’une grosse matte d’herbe et mon cul dans la flotte pour faire mon état des lieux : une chance pas de blessures, deux fusées de détresse, une plaque de chocolat, deux biscuits et mon Colt 45 avec un chargeur de rechange. Quinze cartouches pour défendre ta peau perdue au beau milieu du Tonkin un peu juste peut être… Surtout garder la dernière pour toi. Ne pas être pris vivant. J’avais pas encore commencé à réfléchir quand deux véhicules sont passés sur la route. J’avais vu et entendu mon avion exploser en touchant le sol et j’étais presque sur qu’il était tombé assez loin, une chance, le temps qu’ils le trouvent, qu’ils constatent qu’il n’y a pas de cadavre à l’intérieur ils se mettront pas à me chercher avant midi. Mes yeux ne quittaient pas le voyant vert de ma balise qui s’allumerait pour me dire « signal reçu ». Dans le lointain j’entendais de temps en temps des hurlements de réacteur et les claquements secs des 37 mm de la DCA. La guerre continuait sans moi. Le bruit venait de loin et je me disais que le Pédro du Rescue aurait pas trop de mal à venir me chercher. Putain le signal vient de passer au vert ! Presque en même temps des voix et je me recule un peu plus dans le tunnel. Je les entends parler tous prés, et les bruits qui me parviennent m’indiquent que ce sont des paysans qui s’occupent à leurs travaux des champs. Je tends mon cou et j’aperçois 8 personnes, six femmes et deux hommes âgés qui s’activent dans ce qui me semble une pépinière pour des plants de riz. Pas de gosses et ça me rassure avec leurs sales manies de fouiner partout. Je pense à Kim ma fiancée vietnamienne avec qui je vais me marier, je voudrai pas que mon pote Steeve Nash le patron des hélicoptères de secours lui porte un faire part de décés. J’essaie d’imaginer le bureau de Steeve à la base de l’Air Cav à Khe Shan : - Chef un message de la Navy, un F4 s’est crashé dans le secteur de Hoa Binh, le signal balise est clair et ils pensent que le pilote est vivant, ils demandent une intervention immédiate dans la zone, ils viennent de catapulter deux Intruder pour assurer notre protection et un Gunship de l’Air Force est au point fixe. - C’est bon. Dites leur que nous avons un Huey au décollage dans deux minutes. Il sera sur zone dans moins d’une heure. - Le pilote est un commandant, John Barley je crois. - John ! Oh merde… Quel con ! Phyl assurez l’intérim, dites aux marins et aux aviateurs qu’on aura deux hélicos sur la zone. - Oui chef. Le temps passe et je suis maintenant certain que les Pédros sont en l’air et c’est le vacarme de deux Intruder qui passent sous mes yeux à moins de cent mètres et à trois cent pieds. J’ai envie de hurler de joie. Je tends le cou à nouveau et j’aperçois les paysans apeurés se regrouper comme si le fait de se serrer ensemble pouvait les protéger d’une salve d’obus de 20mm. J’aperçois aussi les A6 entamer un large virage dans le lointain. D’un seul coup je comprends que ces cons là s’alignent pour mitrailler ces villageois, ils veulent nettoyer le terrain d’où vient le signal, ils pensent que je peux pas me montrer à cause d’eux. Putain John tu peux pas laisser faire ça, tu ne risque plus rien, les hélicos seront là dans 15 ou 20 minutes et avec les deux A6 personne osera s’approcher. Je saisis les deux fusées et je les amorce puis je sors de mon trou à rat et je cours comme un fou vers les villageois aux yeux tournés vers les avions en approche. - Sin tchao, Sin Tchao, Ami, ami, ami… Les villageois sont stupéfaits de ma présence pendant que je me place à l’avant du groupe et que j’agite mes bras en croix et de haut en bas ce qui signifie « Stop » chez tout les aviateurs du monde. Et personne ne bouge. Ils ont compris qu’avec un soldat US avec eux les avions ne tireront pas, moi je suis pas sur de croire vraiment à ça. Pas si simple dans un avion qui vole à 600 kms heure d’identifier avec certitude amis ou ennemis, je sais ce que je ferai moi… Mais ce sont de vrais marins et c’est exactement ce qu’ils font, ils plongent vers nous à une vitesse folle et amorcent un tonneau à à peine 30 mètres du sol pour nous avoir en vision directe. Le déchirement de l’air et la post combustion nous arrache littéralement les oreilles et quand je me retourne c’est pour voir la plus belle chose au monde. Ils battent des ailes pour montrer qu’ils nous ont reconnus comme amis et ils nous saluent. Mes Viets eux sont tout souriants, ont sait pas se parler mais nos yeux savent tout dire. Les zincs eux tournent en rond à un kms de nous. Nous sommes en sécurité. Ces gens qui sont en état de famine permanente m’offrent des boulettes de riz fermentés et moi mes biscuits et mon chocolat. J’attends même pas dix minutes et dans le lointain le staccato caractéristique des hélicos. Ils foncent comme des dingues à même pas vingt mètres du sol, je crois que je vais m’en sortir…. Je me tourne vers mes Viets et les salue comme si j’étais bouddhiste, ils répondent et tous le monde sourie, je vais les quitter alors que nous avons tellement à nous dire… Le Huey se pose, je cours, j’attrape la main du mitrailleur et je grimpe dedans. Steeve est aux commandes, j’en étais sur. - Ca va grand ? - Mieux maintenant. - Attache toi, ça risque de remuer, il y a des tas de nids de mitrailleuses un peu partout. - J’étais sur que ce serait toi qui viendrait Steeve. - Qu’est ce que tu veux c’est une vocation chez nous de faire la mère poule. Ramasser les poussins égarés par exemple. Tiens regarde sur la droite ça doit être ton zinc… Je me penche et j’aperçois au sol une carcasse noire et disloquée avec quelques chapeaux pointus qui tournent autour. Le mitrailleur libère le cran de sureté de son arme et je lui tapote l’épaule. - Laisse tomber mon gars… - Mais pourquoi ? - Je veux pas que tu mitrailles mon avion, encore moins avec des paysans autour. - A vos ordres Commandant. - Laisse tomber le Commandant tu veux ? A ce moment je suis rien qu’un pauvre con pour qui le sort a bien tourné. Plus tard de retour au bateau les deux pilotes d’Intruder que je connaissais très bien me rassurèrent en me disant qu’ils n’avaient pas eu l’intention de mitrailler lors de leurs premiers passage. « " Chez moi dans l’Alabama on est des fermiers, pas comme ceux de la côte Est ou de la Californie, on réfléchie avant d'ouvrir le feu" Les commentaires lecture de Pointscommuns.com, 2008-10-20 03:45:46
HOMME par Clee 
L'homme que j'ai envie de rencontrer, envie de séduire lui ressemble, il aime la femme comme j'ai envie d'être aimée, sa verdeur m'enchante, avec lui le sexe devient cul quel bonheur !!! Simplissime au-dessous de la ceinture, compliqué dans la région du coeur et de ses banlieues, voilà qui me convient tout à fait !!! Il a été longtemps mon fantasme préféré, aussi accessible qu'un poisson entre mes jambes : je tends la main croyant l'atteindre et je n'attrape que des gouttes. Il en est ici qui m'attire tout autant, fuyant, impalpable, dont le visage me fait rêver, dont le regard en coulisse évoque des flagrants délices dans lesquels je me vautre, sans honte. Cavanna oui certes mais toi, vas-tu enfin te reconnaitre........... pas sûr. Je vais devoir me dévoiler, je le ferais, je le jure mais pas avant que tu ne sois reconnu.Les commentaires lecture de Pointscommuns.com, 2008-10-20 03:45:46

L'homme que j'ai envie de rencontrer, envie de séduire lui ressemble, il aime la femme comme j'ai envie d'être aimée, sa verdeur m'enchante, avec lui le sexe devient cul quel bonheur !!! Simplissime au-dessous de la ceinture, compliqué dans la région du coeur et de ses banlieues, voilà qui me convient tout à fait !!! Il a été longtemps mon fantasme préféré, aussi accessible qu'un poisson entre mes jambes : je tends la main croyant l'atteindre et je n'attrape que des gouttes. Il en est ici qui m'attire tout autant, fuyant, impalpable, dont le visage me fait rêver, dont le regard en coulisse évoque des flagrants délices dans lesquels je me vautre, sans honte. Cavanna oui certes mais toi, vas-tu enfin te reconnaitre........... pas sûr. Je vais devoir me dévoiler, je le ferais, je le jure mais pas avant que tu ne sois reconnu.Les commentaires lecture de Pointscommuns.com, 2008-10-20 03:45:46
De l’intérêt physique de la poterie par Jules Félix 
Vous connaissez le physicien Georges Charpak. Il a reçu le Prix Nobel de physique il y a plus de quinze ans pour son apport décisif dans les détecteurs de particules, ces petits legos constituants ultimes de la matière. Comme tout scientifique qui se respecte, Charpak est loin d’être ennuyeux. Pour réaliser ses travaux de recherche, il lui a fallu (c’est son métier) une très haute dose de créativité et d’imagination. Et cette créativité, elle peut s’exprimer également sous des perspectives qui n’ont pas grand chose à voir avec ses centres d’intérêt scientifiques. Par exemple, les langues. Enfin, les langues mortes. Heureusement, certaines civilisations nous ont laissé de précieux (et nombreux) écrits qui nous permettent de cogiter sur la pensée et son expression pendant leurs époques : Babyloniens, Égyptiens, Grecs, Phéniciens, Romains etc. Curieusement, il n’y a pas beaucoup de restes d’écriture chez les Gaulois, à part quelques tombeaux celtes ? Or, les vestiges de l’écrit, ce sont les seuls restes d’une langue morte. Dans la tête de Charpak, la question n’était pas : comment retrouver la langue parlée des civilisations qui n’ont utilisé que l’oral comme transmission, mais plutôt : même avec les restes écrits, on ne connaît pas grand chose des langues mortes. Par exemple, le romain, enfin, le latin, comment se prononce-t-il ? Moi, j’ai appris que les "u" se disaient "ou" (comme dans beaucoup de langues encore parlées). Mais qui nous dit que c’est la vérité ? Hélas, il n’existe aucune bande sonore pour nous dire comment prononcer les langues mortes. Aucune bande magnétique, aucun microsillon… Georges Charpak s’est alors amusé à approfondir le sujet. En clair, comment pourrait-on savoir comment se prononçaient des langues hors d’usage de nos jours ? Prononciation de langues mortes, ou encore, paroles chez les Cro-Magnon, pourquoi pas ? Et sa question, c’était : comment pourrait-on imaginer l’équivalent du disque vinyle, de la cassette à bande magnétique, du fichier MP3… valable à l’époque ? Une question qui pourrait être délirante… et pourtant, pas tant que ça. Charpak a dû fouiller un peu plus vers le microsillon. En gros, un diamant "lit" les différences de cavités et cela se traduit ensuite par un signal électromagnétique qui restitue un son. Il faut bien sûr faire l’opération inverse pour graver les disques avant. Un disque tourne. Il faudrait donc quelque chose qui puisse tourner et qui puisse laisser des cavités particulières. Des altérités de surface. De la rigosité. Et c’est là le génie de l’homme de science. Celui de connecter plusieurs mondes à la fois, plusieurs connaissances banales à la fois. Charpak a alors tout de suite eu l’idée de la poterie. Pour faire de la poterie, il faut un tour. Un truc qui tourne. La poterie, c’est un vieil art. Très ancien. Donc, ça existe depuis bien longtemps, du temps justement de ces langues mortes dont on recherche la prononciation. Le rapport ? C’est assez simple. Imaginons-nous dans une vie antérieure. Cro-Magnon ou Gaulois ou autre chose. Puisque c’est plaisant de faire de l’analogie contemporaine, allons jusqu’au bout et imaginons une scène machiste classique. Nan, pas le mari qui tire sa femme par les cheveux. Quelque chose de plus subtil. Par exemple, le mari est dehors sur la terrasse en train de travailler pendant que la femme est dans la maison en train de préparer la soupe. C’est classique, n’est-ce pas ? Le mari, imaginons-le potier. Il fait des vases ou des trucs du genre. Un tour, une boule en argile, de l’eau, un four ensuite pour cuire le tout, et hop, on vend le vase et on a de quoi acheter sa soupe, voyez le genre ? Donc, le mari est sur son tour, tranquillement assis, ses deux mains pleines d’argiles en train de former le vase qui tourne. Nan, il n’écoute pas un disque de Céline Dion en même temps. On vous dit qu’il n’y avait pas de disque à l’époque (en revanche, il devait bien y avoir déjà une Céline Dion). Soudain, de la cuisine, la femme lui crie : "Chériiiii ! La soupe est prête ! À taaaaable !". Le mari, forcément, il lui répond un truc du genre : "Okeyyyy, j’arriiiiiiiive !". Il finira bien son vase après le repas… mais finalement, il l’oubliera pour d’autres occupations. Mais imaginez bien la forme de vase à peine fini. Il a ses mains contre la surface de l’argile, le tour tourne et il parle à sa chérie. A priori, ses mains vont subir des vibrations équivalentes à celles de sa voix. Et ces oscillations, elles vont forcément se retrouver sur la paroi du vase. Évidemment, il ne faudrait pas qu’il le retouchât, ce vase, après le repas. Ce qui serait probable, car l’argile aurait eu le temps de se solidifier. Le mari, à la fin du repas, se remettant au travail, se dirait : "Zut ! l’argile s’est durci. Je n’ai plus qu’à recommencer. "… Et hop ! il balance le vase vibré dans sa fosse à ordures. Et imaginez maintenant qu’on redécouvre ce vase raté deux millénaires après. L’idée est loin d’être sotte, mais, comme le reconnaît Charpak, elle est très coûteuse. En effet, pour avoir une idée statistique de la prononciation d’une langue, il faudrait systématiquement analyser scrupuleusement la surface de tous les vases, amphores et autres pièces de poteries réalisées à une époque donnée. Analyse laser bien sûr, car les différences de surface devraient être minimes, évidemment. Ce qui signifierait le recrutement d’une armée de petites mains pour aller quérir ces objets archéologiques, une instrumentation très coûteuse pour les caractériser et une autre armée de linguistes et de mathématiciens spécialistes du signal pour interpréter les millions de courbes tracées. Si l’idée n’est donc pas économiquement "faisable" surtout dans une période de crise financière, elle reste cependant géniale. Regarder le monde à travers un autre prisme et imaginer des solutions nouvelles. Innovante. C’est peut-être ce qui manque à nos gouvernements depuis plusieurs décennies : une grande dose de créativité. Les commentaires lecture de Pointscommuns.com, 2008-10-20 03:45:46

Vous connaissez le physicien Georges Charpak. Il a reçu le Prix Nobel de physique il y a plus de quinze ans pour son apport décisif dans les détecteurs de particules, ces petits legos constituants ultimes de la matière. Comme tout scientifique qui se respecte, Charpak est loin d’être ennuyeux. Pour réaliser ses travaux de recherche, il lui a fallu (c’est son métier) une très haute dose de créativité et d’imagination. Et cette créativité, elle peut s’exprimer également sous des perspectives qui n’ont pas grand chose à voir avec ses centres d’intérêt scientifiques. Par exemple, les langues. Enfin, les langues mortes. Heureusement, certaines civilisations nous ont laissé de précieux (et nombreux) écrits qui nous permettent de cogiter sur la pensée et son expression pendant leurs époques : Babyloniens, Égyptiens, Grecs, Phéniciens, Romains etc. Curieusement, il n’y a pas beaucoup de restes d’écriture chez les Gaulois, à part quelques tombeaux celtes ? Or, les vestiges de l’écrit, ce sont les seuls restes d’une langue morte. Dans la tête de Charpak, la question n’était pas : comment retrouver la langue parlée des civilisations qui n’ont utilisé que l’oral comme transmission, mais plutôt : même avec les restes écrits, on ne connaît pas grand chose des langues mortes. Par exemple, le romain, enfin, le latin, comment se prononce-t-il ? Moi, j’ai appris que les "u" se disaient "ou" (comme dans beaucoup de langues encore parlées). Mais qui nous dit que c’est la vérité ? Hélas, il n’existe aucune bande sonore pour nous dire comment prononcer les langues mortes. Aucune bande magnétique, aucun microsillon… Georges Charpak s’est alors amusé à approfondir le sujet. En clair, comment pourrait-on savoir comment se prononçaient des langues hors d’usage de nos jours ? Prononciation de langues mortes, ou encore, paroles chez les Cro-Magnon, pourquoi pas ? Et sa question, c’était : comment pourrait-on imaginer l’équivalent du disque vinyle, de la cassette à bande magnétique, du fichier MP3… valable à l’époque ? Une question qui pourrait être délirante… et pourtant, pas tant que ça. Charpak a dû fouiller un peu plus vers le microsillon. En gros, un diamant "lit" les différences de cavités et cela se traduit ensuite par un signal électromagnétique qui restitue un son. Il faut bien sûr faire l’opération inverse pour graver les disques avant. Un disque tourne. Il faudrait donc quelque chose qui puisse tourner et qui puisse laisser des cavités particulières. Des altérités de surface. De la rigosité. Et c’est là le génie de l’homme de science. Celui de connecter plusieurs mondes à la fois, plusieurs connaissances banales à la fois. Charpak a alors tout de suite eu l’idée de la poterie. Pour faire de la poterie, il faut un tour. Un truc qui tourne. La poterie, c’est un vieil art. Très ancien. Donc, ça existe depuis bien longtemps, du temps justement de ces langues mortes dont on recherche la prononciation. Le rapport ? C’est assez simple. Imaginons-nous dans une vie antérieure. Cro-Magnon ou Gaulois ou autre chose. Puisque c’est plaisant de faire de l’analogie contemporaine, allons jusqu’au bout et imaginons une scène machiste classique. Nan, pas le mari qui tire sa femme par les cheveux. Quelque chose de plus subtil. Par exemple, le mari est dehors sur la terrasse en train de travailler pendant que la femme est dans la maison en train de préparer la soupe. C’est classique, n’est-ce pas ? Le mari, imaginons-le potier. Il fait des vases ou des trucs du genre. Un tour, une boule en argile, de l’eau, un four ensuite pour cuire le tout, et hop, on vend le vase et on a de quoi acheter sa soupe, voyez le genre ? Donc, le mari est sur son tour, tranquillement assis, ses deux mains pleines d’argiles en train de former le vase qui tourne. Nan, il n’écoute pas un disque de Céline Dion en même temps. On vous dit qu’il n’y avait pas de disque à l’époque (en revanche, il devait bien y avoir déjà une Céline Dion). Soudain, de la cuisine, la femme lui crie : "Chériiiii ! La soupe est prête ! À taaaaable !". Le mari, forcément, il lui répond un truc du genre : "Okeyyyy, j’arriiiiiiiive !". Il finira bien son vase après le repas… mais finalement, il l’oubliera pour d’autres occupations. Mais imaginez bien la forme de vase à peine fini. Il a ses mains contre la surface de l’argile, le tour tourne et il parle à sa chérie. A priori, ses mains vont subir des vibrations équivalentes à celles de sa voix. Et ces oscillations, elles vont forcément se retrouver sur la paroi du vase. Évidemment, il ne faudrait pas qu’il le retouchât, ce vase, après le repas. Ce qui serait probable, car l’argile aurait eu le temps de se solidifier. Le mari, à la fin du repas, se remettant au travail, se dirait : "Zut ! l’argile s’est durci. Je n’ai plus qu’à recommencer. "… Et hop ! il balance le vase vibré dans sa fosse à ordures. Et imaginez maintenant qu’on redécouvre ce vase raté deux millénaires après. L’idée est loin d’être sotte, mais, comme le reconnaît Charpak, elle est très coûteuse. En effet, pour avoir une idée statistique de la prononciation d’une langue, il faudrait systématiquement analyser scrupuleusement la surface de tous les vases, amphores et autres pièces de poteries réalisées à une époque donnée. Analyse laser bien sûr, car les différences de surface devraient être minimes, évidemment. Ce qui signifierait le recrutement d’une armée de petites mains pour aller quérir ces objets archéologiques, une instrumentation très coûteuse pour les caractériser et une autre armée de linguistes et de mathématiciens spécialistes du signal pour interpréter les millions de courbes tracées. Si l’idée n’est donc pas économiquement "faisable" surtout dans une période de crise financière, elle reste cependant géniale. Regarder le monde à travers un autre prisme et imaginer des solutions nouvelles. Innovante. C’est peut-être ce qui manque à nos gouvernements depuis plusieurs décennies : une grande dose de créativité. Les commentaires lecture de Pointscommuns.com, 2008-10-20 03:45:46
REHABILITATION DU NARCISSISME par Eternelretour 
En réponse à une réaction sous mon comm précédent : REHABILITATION DU NARCISSISME Adaptation au monde extérieur, l’humanité s’est conscientisée par mouvement extrinsèque intériorisé. L’individuation s’est faite à travers la socialisation. Même si nos comportements sont souvent égoïstes, notre système de valeurs a profondément enraciné en nous l’adhésion à l’altruisme et au souci des autres et la dépréciation de l’égoïsme et du souci de soi comme s’ils étaient irrémédiablement antinomiques. En prenant pour paradigme que notre conscientisation devrait se faire par mouvement intrinsèque extériorisé, amour de Dieu et amour de l’être humain perdraient leurs airs de dictature intérieure et le narcissisme sa signification défavorable à une saine légitimité psychologique, son sens traditionnel péjoratif et haïssable d’égocentrisme. Une adaptation sociale authentique passe nécessairement par l’organisation cohésive du soi, par l’acceptation de ses besoins narcissiques naturels. Une vraie pensée introspective conduit à une conscience réflexive auto critique permanente et par là même à la relativisation de soi. Notre mode de pensée actuel nous aveugle plus qu’il ne nous éclaire. L’ostracisme et la répression entravent le développement d’une vraie autonomie. Les structures narcissiques, même réprimées, restent inchangées et réaffirment leurs revendications par des moyens détournés en se frayant un chemin à travers les défenses fragiles. L’homme est fondamentalement désir. Nous avons appris à légitimer nos désirs sexuels, nos autres besoins narcissiques ont la même légitimité. Le mégalomane dit tout haut ce que chacun pense de lui tout bas, nous nourrissons pour nous-mêmes des ambitions légitimes, mais dans l’incapacité de vraiment nous positionner, réaction compensatoire, notre individualisme enfle, notre narcissisme nous pousse à nous surestimer. Shooté à la joie de vivre, L’inconscient d’amour s’enivre Mais narcissonanisme adultère De soi-même l’on désespère ! Notre surmégalo nous fait confondre « être le centre de son être », essence même de son existence, avec « se prendre pour le centre de l’univers » L’égoïsme tel qu’il est couramment défini n’est qu’une forme d’égocentrisme mais si l’on ne se réfère qu’à sa seule étymologie, un égoïsme sain dans un esprit sain est nécessairement allocentriste. Une attitude positive à l’égard du narcissisme par reconnaissance légitime de sa mégalomanie archaïque mènerait à une estime de soi réaliste, à une vraie aptitude à se gouverner soi-même et transformerait la liberté intérieure en ouverture vers les autres. Réhabilitation du narcissisme et éloge d’une certaine forme de mégalomanie, la sienne bien sûr, si l’orgueil est une folie, la victoire sur soi-même est la plus grande des victoires ! Notre attitude envers le narcissisme est empreinte d’hypocrisie. « L’orgueil est la même chose que l’humilité, c’est toujours le mensonge » Georges Bataille Narcissisme Sophisme pour sa propre renchérie, En chaque être humain, une part de divin, Légitimation de sa mégalomanie, Les dieux sont mégalos, on le sait bien ! Narcisse en son temps s’est laissé éblouir, Regarde-toi sereinement, l’amour de soi est élixir ! Au fond de l’océan, ton amour-propre, laisse périr Du naufrage de ta fausse identité, remontera ta vérité. Et l’eau, maîtresse du langage Coulera sur les reliefs de ta vie, Elle rendra ta pensée sage Au cœur de ta mégalomanie. Recherche en soi de vérité et messages intérieurs, De notre propre notoriété sont les véritables boosters. De nos actes sommes responsables, Ne nous laissons plus abuser, Amour de soi inaltérable, Transformons notre pensée ! Mir’âme, regarde-moi, je m’aime, Bienégovenue, vive Narcisse, Le fondement de l’éthique est en nous-mêmes, Que nos vies s’accomplissent ! Miel de folie, folie de miel, Des alvéoles cirières de ma tête imbroglio La belle Démeter a crédibilisé mon ego Et la petite bougie idéelle Qui luit au fond de mon esprit, De ce doux miel se nourrit ! Sociégolisation, Laissons briller notre lumière, Au fond de notre maison, L’avenir de toute la terre ! Un narcissisme accompli laisse tomber masque et carapace, ne conduit pas à une prédominance du Moi mais à sa vraie autonomie. Un ego sain n’est pas un ego au pouvoir aveuglant mais au contraire un ego ouvert à une spiritualité maturante. Inhérent à son moi profond, il permet simplement d’être soi-même et débouche nécessairement sur un comportement beaucoup plus altruiste, une socialisation de fond et non de forme, une humilité sincère et non une humilité feinte, hypocrite, simple orgueil camouflé. Une conscience saine n’a aucune pudeur, l’humilité n’en est bien trop souvent qu’un manque de loyauté intime. Les commentaires lecture de Pointscommuns.com, 2008-10-20 03:45:46

En réponse à une réaction sous mon comm précédent : REHABILITATION DU NARCISSISME Adaptation au monde extérieur, l’humanité s’est conscientisée par mouvement extrinsèque intériorisé. L’individuation s’est faite à travers la socialisation. Même si nos comportements sont souvent égoïstes, notre système de valeurs a profondément enraciné en nous l’adhésion à l’altruisme et au souci des autres et la dépréciation de l’égoïsme et du souci de soi comme s’ils étaient irrémédiablement antinomiques. En prenant pour paradigme que notre conscientisation devrait se faire par mouvement intrinsèque extériorisé, amour de Dieu et amour de l’être humain perdraient leurs airs de dictature intérieure et le narcissisme sa signification défavorable à une saine légitimité psychologique, son sens traditionnel péjoratif et haïssable d’égocentrisme. Une adaptation sociale authentique passe nécessairement par l’organisation cohésive du soi, par l’acceptation de ses besoins narcissiques naturels. Une vraie pensée introspective conduit à une conscience réflexive auto critique permanente et par là même à la relativisation de soi. Notre mode de pensée actuel nous aveugle plus qu’il ne nous éclaire. L’ostracisme et la répression entravent le développement d’une vraie autonomie. Les structures narcissiques, même réprimées, restent inchangées et réaffirment leurs revendications par des moyens détournés en se frayant un chemin à travers les défenses fragiles. L’homme est fondamentalement désir. Nous avons appris à légitimer nos désirs sexuels, nos autres besoins narcissiques ont la même légitimité. Le mégalomane dit tout haut ce que chacun pense de lui tout bas, nous nourrissons pour nous-mêmes des ambitions légitimes, mais dans l’incapacité de vraiment nous positionner, réaction compensatoire, notre individualisme enfle, notre narcissisme nous pousse à nous surestimer. Shooté à la joie de vivre, L’inconscient d’amour s’enivre Mais narcissonanisme adultère De soi-même l’on désespère ! Notre surmégalo nous fait confondre « être le centre de son être », essence même de son existence, avec « se prendre pour le centre de l’univers » L’égoïsme tel qu’il est couramment défini n’est qu’une forme d’égocentrisme mais si l’on ne se réfère qu’à sa seule étymologie, un égoïsme sain dans un esprit sain est nécessairement allocentriste. Une attitude positive à l’égard du narcissisme par reconnaissance légitime de sa mégalomanie archaïque mènerait à une estime de soi réaliste, à une vraie aptitude à se gouverner soi-même et transformerait la liberté intérieure en ouverture vers les autres. Réhabilitation du narcissisme et éloge d’une certaine forme de mégalomanie, la sienne bien sûr, si l’orgueil est une folie, la victoire sur soi-même est la plus grande des victoires ! Notre attitude envers le narcissisme est empreinte d’hypocrisie. « L’orgueil est la même chose que l’humilité, c’est toujours le mensonge » Georges Bataille Narcissisme Sophisme pour sa propre renchérie, En chaque être humain, une part de divin, Légitimation de sa mégalomanie, Les dieux sont mégalos, on le sait bien ! Narcisse en son temps s’est laissé éblouir, Regarde-toi sereinement, l’amour de soi est élixir ! Au fond de l’océan, ton amour-propre, laisse périr Du naufrage de ta fausse identité, remontera ta vérité. Et l’eau, maîtresse du langage Coulera sur les reliefs de ta vie, Elle rendra ta pensée sage Au cœur de ta mégalomanie. Recherche en soi de vérité et messages intérieurs, De notre propre notoriété sont les véritables boosters. De nos actes sommes responsables, Ne nous laissons plus abuser, Amour de soi inaltérable, Transformons notre pensée ! Mir’âme, regarde-moi, je m’aime, Bienégovenue, vive Narcisse, Le fondement de l’éthique est en nous-mêmes, Que nos vies s’accomplissent ! Miel de folie, folie de miel, Des alvéoles cirières de ma tête imbroglio La belle Démeter a crédibilisé mon ego Et la petite bougie idéelle Qui luit au fond de mon esprit, De ce doux miel se nourrit ! Sociégolisation, Laissons briller notre lumière, Au fond de notre maison, L’avenir de toute la terre ! Un narcissisme accompli laisse tomber masque et carapace, ne conduit pas à une prédominance du Moi mais à sa vraie autonomie. Un ego sain n’est pas un ego au pouvoir aveuglant mais au contraire un ego ouvert à une spiritualité maturante. Inhérent à son moi profond, il permet simplement d’être soi-même et débouche nécessairement sur un comportement beaucoup plus altruiste, une socialisation de fond et non de forme, une humilité sincère et non une humilité feinte, hypocrite, simple orgueil camouflé. Une conscience saine n’a aucune pudeur, l’humilité n’en est bien trop souvent qu’un manque de loyauté intime. Les commentaires lecture de Pointscommuns.com, 2008-10-20 03:45:46
Voisinage miroitant (sous-titrage à secouer) par Caramiyatcherry 
Il pianote sur son fauteuil. Elle joue sur un tapis. Un mur les sépare. Les ressorts des pinces à linge vont sur les tiges du portant scié en trois, comme il se doit. Les calculs bien établis ne trompent jamais, sauf si un fusible saute, grillant cette loi. Elle fabrique un puzzle. Il décortique des résultats. Les radiateurs surchauffent tandis que la pluie s'abat sur la ville, la soirée, leur solitude. Il met en route son fétiche, un ventilateur sans âge tout ronflant; allume la radio d'un autre temps. Tonnerre. Ensemble, ils lèvent les yeux au plafond. Un immense miroir éclaire l'un et l'autre, les paroles retenues, les gestes interrompus. Sans bruit ni heurt, le mur entre eux s'affaisse un peu. Ils se sourient. Elle délaisse ses pièces, chausse l'hélice. Il pose son ordinateur, perche l'élan. Rivés au ciel de leur plafond tout bleu, ils se regardent, festin radieux. Sans le quitter des yeux, elle fait rouler une écharpe sur son corps. Un train passe, répand ses encres, lent et puissant. Des vives aux écailles gorgées d'eau sucrée en jaillissent, hissant, fouissant, d'une hanche à une lèvre, d'une paume ouverte à la glace tendue... lui. Surgissant du sol, du fauteuil et de l'ordinateur, des femmes vont et vaquent soudain, naturelles et multiples. Certaines se traversent très vite, sans le savoir ni frémir. Chacune se berce seule de désirs vains... élixirs. Sans bruit ni heurt, le mur entre eux s'est relevé. Elle se remet à jouer, écoute vaguement les femmes s'affairer, lancer des choses, croissants, thé et petits fours. " - Chéri, tu devrais jeter ce ventilo : ça craint une telle ferraille ! - Mon amouuuuur, c'est glauque, un logement inhabité depuis des siècles, tu ne trouves pas ? - Mon lapin laqué, c'est quoi, cette radio bizarre ? Pourquoi pas un hélicoptère au plafond, pendant que tu y es ?! - Trésor, tu devrais le vendre, ton studio mitoyen... Ou, au moins, abattre le mur, ça te ferait de l'espace..." Il pianote de plus belle, en attendant, peut-être... un jour... Il s'en fout. La radio s'arrête. Toutes les voix se taisent. Elle profite du sommeil pour ciseler son puzzle. Des flocons lèchent les vitres tandis qu'un wagonnet phosphorescent continue de cheminer, à travers briques et billevesées. Et la neige absorbe la Nuit. tite souris emmurée... Les commentaires lecture de Pointscommuns.com, 2008-10-20 03:45:46

Il pianote sur son fauteuil. Elle joue sur un tapis. Un mur les sépare. Les ressorts des pinces à linge vont sur les tiges du portant scié en trois, comme il se doit. Les calculs bien établis ne trompent jamais, sauf si un fusible saute, grillant cette loi. Elle fabrique un puzzle. Il décortique des résultats. Les radiateurs surchauffent tandis que la pluie s'abat sur la ville, la soirée, leur solitude. Il met en route son fétiche, un ventilateur sans âge tout ronflant; allume la radio d'un autre temps. Tonnerre. Ensemble, ils lèvent les yeux au plafond. Un immense miroir éclaire l'un et l'autre, les paroles retenues, les gestes interrompus. Sans bruit ni heurt, le mur entre eux s'affaisse un peu. Ils se sourient. Elle délaisse ses pièces, chausse l'hélice. Il pose son ordinateur, perche l'élan. Rivés au ciel de leur plafond tout bleu, ils se regardent, festin radieux. Sans le quitter des yeux, elle fait rouler une écharpe sur son corps. Un train passe, répand ses encres, lent et puissant. Des vives aux écailles gorgées d'eau sucrée en jaillissent, hissant, fouissant, d'une hanche à une lèvre, d'une paume ouverte à la glace tendue... lui. Surgissant du sol, du fauteuil et de l'ordinateur, des femmes vont et vaquent soudain, naturelles et multiples. Certaines se traversent très vite, sans le savoir ni frémir. Chacune se berce seule de désirs vains... élixirs. Sans bruit ni heurt, le mur entre eux s'est relevé. Elle se remet à jouer, écoute vaguement les femmes s'affairer, lancer des choses, croissants, thé et petits fours. " - Chéri, tu devrais jeter ce ventilo : ça craint une telle ferraille ! - Mon amouuuuur, c'est glauque, un logement inhabité depuis des siècles, tu ne trouves pas ? - Mon lapin laqué, c'est quoi, cette radio bizarre ? Pourquoi pas un hélicoptère au plafond, pendant que tu y es ?! - Trésor, tu devrais le vendre, ton studio mitoyen... Ou, au moins, abattre le mur, ça te ferait de l'espace..." Il pianote de plus belle, en attendant, peut-être... un jour... Il s'en fout. La radio s'arrête. Toutes les voix se taisent. Elle profite du sommeil pour ciseler son puzzle. Des flocons lèchent les vitres tandis qu'un wagonnet phosphorescent continue de cheminer, à travers briques et billevesées. Et la neige absorbe la Nuit. tite souris emmurée... Les commentaires lecture de Pointscommuns.com, 2008-10-20 03:45:46
Solitude matinale par Phylisse 
Ce matin me réveille au son des solitudes. On dirait que la nuit a gardé dans son lit La vie qui s'écoulait en torrent de quiétude, Jusqu'à ce pli fané où mon coeur a flétri. J'entends pourtant le chant d'un oiseau qui s'éveille De son aile habillant la fraîcheur des matines Qui plissent le rideau d'un rayon de soleil Que je ne sais cueillir tant mon âme est chagrine. On dirait que cent ans ont passé dans la nuit En laissant dans mon lit tous les matins du monde, De ces matins sans faim, sans saveur et sans bruit, Plombant de tout leur poids le silence qui gronde. J'entends pourtant couler votre amour et son feu Que vous m'avez confiés avant de me quitter. J'en ai pris soin bien sûr, mais il fut ambitieux D'oublier le cristal dans lequel je suis née. On dirait que mille ans vous séparent de moi. Je ne sais plus le temps, je ne sais plus l'espace Dans ce bruyant matin qui me parle tout bas Du vide qui me pèse et que plus rien n'efface. Les commentaires lecture de Pointscommuns.com, 2008-10-20 03:45:46

Ce matin me réveille au son des solitudes. On dirait que la nuit a gardé dans son lit La vie qui s'écoulait en torrent de quiétude, Jusqu'à ce pli fané où mon coeur a flétri. J'entends pourtant le chant d'un oiseau qui s'éveille De son aile habillant la fraîcheur des matines Qui plissent le rideau d'un rayon de soleil Que je ne sais cueillir tant mon âme est chagrine. On dirait que cent ans ont passé dans la nuit En laissant dans mon lit tous les matins du monde, De ces matins sans faim, sans saveur et sans bruit, Plombant de tout leur poids le silence qui gronde. J'entends pourtant couler votre amour et son feu Que vous m'avez confiés avant de me quitter. J'en ai pris soin bien sûr, mais il fut ambitieux D'oublier le cristal dans lequel je suis née. On dirait que mille ans vous séparent de moi. Je ne sais plus le temps, je ne sais plus l'espace Dans ce bruyant matin qui me parle tout bas Du vide qui me pèse et que plus rien n'efface. Les commentaires lecture de Pointscommuns.com, 2008-10-20 03:45:46
Le drame des sexes, Sylviane Agacinski par Mezouedonc 
Ce que j’aime chez Sylviane, c’est qu’elle ne brandit pas ses ovaires comme Thierry sa fronde, sans les cacher comme une femme savante horrifiée qu’on puisse ne pas entrevoir de plaisirs plus touchants qu’un idole d’époux et des marmots d’enfants. Sylviane pense que les difficultés entre un homme et une femme (si, y en a, et encore j’ai pas tout lu) viennent moins de différences que d’une dissymétrie. Attention, c’est pas pareil, faut la lire si c’est pas clair. Ce qui fait qu’en parlant de l’un, Sylviane parle de l’autre, y compris cet autre que l’on a en soi. Pas la peine de glousser, moules à gaufres, Sylviane n’est pas une mijaurée, elle a même mis le mot sexe au pluriel dans son titre. Mais elle l’utilise pour désigner ce qu’il y a autour aussi, et pas en tant qu’identité, non non. Pour Sylviane, être homme ou femme n’est pas une condition, c’est une interaction. Faites les marioles, avec le fil à couper le beurre (c’est ce que j’ai été tentée de faire d’abord, alors d’autres pourraient l’être mais ce serait uniquement parce que ce commentaire est loin de la subtilité de Sylviane). N’empêche qu’on y gagne en sympathie, en se forçant à peine, pour ceux qui ne veulent pas de ce qu’on voudrait donner et ceux qui ne donnent pas ce qu’on voudrait qu’ils donnent ou inversement. Et pour nos histoires passées, présentes, futures, qui s’accrochent avec leurs petites pattes dans d’autres histoires personnelles qui s’accrochent dans une histoire globale. Ce que j’aime chez Sylviane, c’est qu’elle soulève des questions simples et agaçantes comme un jeu de cubes : ça tient, ça dégringole, on recommence. Elle nous parle de tout ça à travers un tas d’œuvres d’Ibsen, de Strindberg et Bergman, et donne envie de les connaître si c’est pas déjà fait, mais surtout, surtout, elle nous souffle à l’oreille une évidence qui n’est pas une solution mais quand même une soupape en cas de surchauffe : l’idéal, c’est HU-MAIN, et le moins idéal aussi. Aaaaaah... merci, Sylviane. Le drame des sexes, Sylviane Agacinski, éditions du Seuil (Pardon Raymond, Sylviane n’est pas dans la base de données ; mais Isabelle Alonso si, et ça c’est vraiment pas juste)Les commentaires lecture de Pointscommuns.com, 2008-10-20 03:45:46

Ce que j’aime chez Sylviane, c’est qu’elle ne brandit pas ses ovaires comme Thierry sa fronde, sans les cacher comme une femme savante horrifiée qu’on puisse ne pas entrevoir de plaisirs plus touchants qu’un idole d’époux et des marmots d’enfants. Sylviane pense que les difficultés entre un homme et une femme (si, y en a, et encore j’ai pas tout lu) viennent moins de différences que d’une dissymétrie. Attention, c’est pas pareil, faut la lire si c’est pas clair. Ce qui fait qu’en parlant de l’un, Sylviane parle de l’autre, y compris cet autre que l’on a en soi. Pas la peine de glousser, moules à gaufres, Sylviane n’est pas une mijaurée, elle a même mis le mot sexe au pluriel dans son titre. Mais elle l’utilise pour désigner ce qu’il y a autour aussi, et pas en tant qu’identité, non non. Pour Sylviane, être homme ou femme n’est pas une condition, c’est une interaction. Faites les marioles, avec le fil à couper le beurre (c’est ce que j’ai été tentée de faire d’abord, alors d’autres pourraient l’être mais ce serait uniquement parce que ce commentaire est loin de la subtilité de Sylviane). N’empêche qu’on y gagne en sympathie, en se forçant à peine, pour ceux qui ne veulent pas de ce qu’on voudrait donner et ceux qui ne donnent pas ce qu’on voudrait qu’ils donnent ou inversement. Et pour nos histoires passées, présentes, futures, qui s’accrochent avec leurs petites pattes dans d’autres histoires personnelles qui s’accrochent dans une histoire globale. Ce que j’aime chez Sylviane, c’est qu’elle soulève des questions simples et agaçantes comme un jeu de cubes : ça tient, ça dégringole, on recommence. Elle nous parle de tout ça à travers un tas d’œuvres d’Ibsen, de Strindberg et Bergman, et donne envie de les connaître si c’est pas déjà fait, mais surtout, surtout, elle nous souffle à l’oreille une évidence qui n’est pas une solution mais quand même une soupape en cas de surchauffe : l’idéal, c’est HU-MAIN, et le moins idéal aussi. Aaaaaah... merci, Sylviane. Le drame des sexes, Sylviane Agacinski, éditions du Seuil (Pardon Raymond, Sylviane n’est pas dans la base de données ; mais Isabelle Alonso si, et ça c’est vraiment pas juste)Les commentaires lecture de Pointscommuns.com, 2008-10-20 03:45:46
vini vidi victus sum par Auborddufleuve 
J’ai du mal avec l’autorité. Toutes les autorités. J’aime pas les lois. Aucune. C’est comme ça. Chaque semaine il y en a des nouvelles. Des lois qui me touchent directement, d’autres pas directement il y en a aussi. Des qui me touchent sans que je m’en rende compte, encore plus. Presque toutes. Pour chaque loi contraignante J’imagine qu’il y a des gens qui se frottent les mains, ils savent qu’ils nous encerclent un peu plus, nous accablent pour mieux nous contrôler. Nous enfermer dans nos rêves avec interdiction d’en sortir avec la tête comme elle devrait être : droite sur les épaules. Ma bien aimée me répète que le monde évolue, que ce qui était vrai hier ne l’est plus aujourd’hui, que tous nos comportements doivent être révisés pour rendre possible la vie en commun. Soit. Il n’empêche, ça me gonfle que quelqu’un que je connais même pas décide à ma place ce qui est bon ou mauvais pour moi. On pourrait croire que toutes ces lois coercitives viennent d’ hommes politiques qui ont pour ambition de mieux nous contrôler. Même pas. Il y a aussi tout un tas de citoyens qui ne rêvent que de contraindre les autres quand ce n’est pas purement et simplement de les humilier. Les conséquences font évidemment parties de leurs derniers soucis. Sans parler de ces lois scélérates qui voudraient nous contraindre à rester en bonne santé, à pas mourir comme on voudrait, à empêcher des gens de s’exprimer librement; l’autre jour sur Inter j’écoutais une émission consacrée à tous les bistrots de quartiers qui ferment. Ce que j’en dis : D’abord il y a eu cette loi qui voulait plus qu’on boive en conduisant, ceux qui aimaient bien picoler et qui habitaient loin restaient donc chez eux pour pas avoir à toucher à leur voiture. Après ils ont décidé qu’il fallait plus fumer au bistrot, là encore il y en a qui ont préféré rester chez eux. Maintenant il y a des tas de bistrots qui ferment. Est-ce que parmi tous ceux qui ont fait pression il y en a qui ont pensé que pour tout un tas de gens leur bistrot c’était un lieu de bonheur où il faisait bon parler et rire ? Quelquefois le seul endroit chaleureux qu’il leur restait. Où on pouvait retrouver un peu de chaleur, des inconnus et des amis ? Un espace de liberté ? Est-ce que le bonheur d’être ensemble ça vaut pas de respirer un peu (pas trop quand même) la fumée des autres ? Est-ce que ça vaut pas de temps en temps une bagnole encastrée dans un platane (pas trop non plus)? Ou un malchanceux écrabouillé sur la route (juste un de temps en temps) ? Voire, écouter un imbibé vous prendre à témoin de ses exploits avinés ? Quand on sera tous isolé, coupé les uns des autres, impuissants, on aura gagné quoi ? Les commentaires lecture de Pointscommuns.com, 2008-10-20 03:45:46

J’ai du mal avec l’autorité. Toutes les autorités. J’aime pas les lois. Aucune. C’est comme ça. Chaque semaine il y en a des nouvelles. Des lois qui me touchent directement, d’autres pas directement il y en a aussi. Des qui me touchent sans que je m’en rende compte, encore plus. Presque toutes. Pour chaque loi contraignante J’imagine qu’il y a des gens qui se frottent les mains, ils savent qu’ils nous encerclent un peu plus, nous accablent pour mieux nous contrôler. Nous enfermer dans nos rêves avec interdiction d’en sortir avec la tête comme elle devrait être : droite sur les épaules. Ma bien aimée me répète que le monde évolue, que ce qui était vrai hier ne l’est plus aujourd’hui, que tous nos comportements doivent être révisés pour rendre possible la vie en commun. Soit. Il n’empêche, ça me gonfle que quelqu’un que je connais même pas décide à ma place ce qui est bon ou mauvais pour moi. On pourrait croire que toutes ces lois coercitives viennent d’ hommes politiques qui ont pour ambition de mieux nous contrôler. Même pas. Il y a aussi tout un tas de citoyens qui ne rêvent que de contraindre les autres quand ce n’est pas purement et simplement de les humilier. Les conséquences font évidemment parties de leurs derniers soucis. Sans parler de ces lois scélérates qui voudraient nous contraindre à rester en bonne santé, à pas mourir comme on voudrait, à empêcher des gens de s’exprimer librement; l’autre jour sur Inter j’écoutais une émission consacrée à tous les bistrots de quartiers qui ferment. Ce que j’en dis : D’abord il y a eu cette loi qui voulait plus qu’on boive en conduisant, ceux qui aimaient bien picoler et qui habitaient loin restaient donc chez eux pour pas avoir à toucher à leur voiture. Après ils ont décidé qu’il fallait plus fumer au bistrot, là encore il y en a qui ont préféré rester chez eux. Maintenant il y a des tas de bistrots qui ferment. Est-ce que parmi tous ceux qui ont fait pression il y en a qui ont pensé que pour tout un tas de gens leur bistrot c’était un lieu de bonheur où il faisait bon parler et rire ? Quelquefois le seul endroit chaleureux qu’il leur restait. Où on pouvait retrouver un peu de chaleur, des inconnus et des amis ? Un espace de liberté ? Est-ce que le bonheur d’être ensemble ça vaut pas de respirer un peu (pas trop quand même) la fumée des autres ? Est-ce que ça vaut pas de temps en temps une bagnole encastrée dans un platane (pas trop non plus)? Ou un malchanceux écrabouillé sur la route (juste un de temps en temps) ? Voire, écouter un imbibé vous prendre à témoin de ses exploits avinés ? Quand on sera tous isolé, coupé les uns des autres, impuissants, on aura gagné quoi ? Les commentaires lecture de Pointscommuns.com, 2008-10-20 03:45:46
L'Amour Avec Toi par Live_and_let_live 
L'Amour avec Toi, c'est tout le contraire de ce que j'ai pu voir, entendre, croire sur l'amour, le contraire de ce que j'ai vécu en m'imaginant que c'était de l'amour. Jusqu'à il y a peu, même après notre rencontre, même après avoir appris à bien te connaître, je pensais qu'une relation amoureuse solide ne pouvait pas fonctionner sans couiner un peu dans les coins, sans compromis, sans disputes, ni sans quelques déchirures dans le "contrat". Que la fidélité ad vitam, c'était une utopie. Qu'on ne pouvait pas vivre avec quelqu'un sans renoncer à sa liberté. Je vivais dans un univers peuplé de fous, et moi, j'étais une folle de plus, nourrie de désillusions, d'opinions faussées. Un jour, j'ai ouvert les yeux, et tu étais là. Je n'ai pas voulu y croire, parce que je n'imaginais pas une minute te mériter. Je ne croyais plus en rien ni personne, même plus en moi-même, alors pourquoi aurais-tu voulu d'une pôv' tâche comme moi? Mais tu avais toi aussi tes fêlures, tes amertumes, et de la méfiance à revendre. Ces barrières ne me faisaient pas peur, je ne voyais pas en elles des obstacles, mais une simple partie du relief de ton caractère. Mais j'avais peur que la réciproque ne soit pas vraie, j'avis trop subi la lâcheté d'autres avant toi pour ne pas craindre qu'un jour ou l'autre tu ne finisses toi aussi par te lasser et aller voir ailleurs. Je t'ai déjà fait part de mes inquiétudes à ce sujet. Tu m'as simplement répondu "Arrête de cogiter et d'imaginer toujours le pire". Alors, pour ne pas avoir à me torturer les méninges pendant des mois à t'imaginer m'abandonnant au premier couac, j'ai choisi de te montrer ce qu'il y a de pire en moi. Tout ce qui a fait fuir les autres, et bien davantage. Et tu es resté. Tu as été assez fou pour ne voir en ces défauts, rédhibitoires pour tant d'autres, qu'une "partie du relief de mon caractère". J'ignore ce que l'avenir nous réserve, ni si notre couple tiendra vraiment la route sur le très long terme, comme nous le rêvons tous les deux. Tout ce que je sais, c'est que chaque jour que nous passons ensemble est une victoire en soi. Mais je ne m'en inquiète plus. Tu m'apportes la force, l'équilibre dont j'ai besoin pour affronter mes démons, mais aussi tant de joie et de rires, que toutes les attentions que je te rends me paraissent dérisoires en comparaison. Et si à ton tour, tu plies sous le poids d'un fardeau trop lourd pour toi seul, je serai là pour t'aider à te relever et à le porter. Ni toi ni moi n'avons besoin d'un bout de papier, d'un bijou, de nous jurer fidélité et soutien mutuels devant notre famille et nos amis, ni de clamer à la face du monde notre volonté de construire notre vie ensemble comme garde-fous d'une relation que nous désirons pérenne de toutes nos forces. Cette lettre est ma profession de foi. Les grandes déclarations, ce n'est pas vraiment ton truc, mais je te connais assez pour savoir que tu seras d'accord avec moi. Je t'aime.Les commentaires lecture de Pointscommuns.com, 2008-10-20 03:45:46

L'Amour avec Toi, c'est tout le contraire de ce que j'ai pu voir, entendre, croire sur l'amour, le contraire de ce que j'ai vécu en m'imaginant que c'était de l'amour. Jusqu'à il y a peu, même après notre rencontre, même après avoir appris à bien te connaître, je pensais qu'une relation amoureuse solide ne pouvait pas fonctionner sans couiner un peu dans les coins, sans compromis, sans disputes, ni sans quelques déchirures dans le "contrat". Que la fidélité ad vitam, c'était une utopie. Qu'on ne pouvait pas vivre avec quelqu'un sans renoncer à sa liberté. Je vivais dans un univers peuplé de fous, et moi, j'étais une folle de plus, nourrie de désillusions, d'opinions faussées. Un jour, j'ai ouvert les yeux, et tu étais là. Je n'ai pas voulu y croire, parce que je n'imaginais pas une minute te mériter. Je ne croyais plus en rien ni personne, même plus en moi-même, alors pourquoi aurais-tu voulu d'une pôv' tâche comme moi? Mais tu avais toi aussi tes fêlures, tes amertumes, et de la méfiance à revendre. Ces barrières ne me faisaient pas peur, je ne voyais pas en elles des obstacles, mais une simple partie du relief de ton caractère. Mais j'avais peur que la réciproque ne soit pas vraie, j'avis trop subi la lâcheté d'autres avant toi pour ne pas craindre qu'un jour ou l'autre tu ne finisses toi aussi par te lasser et aller voir ailleurs. Je t'ai déjà fait part de mes inquiétudes à ce sujet. Tu m'as simplement répondu "Arrête de cogiter et d'imaginer toujours le pire". Alors, pour ne pas avoir à me torturer les méninges pendant des mois à t'imaginer m'abandonnant au premier couac, j'ai choisi de te montrer ce qu'il y a de pire en moi. Tout ce qui a fait fuir les autres, et bien davantage. Et tu es resté. Tu as été assez fou pour ne voir en ces défauts, rédhibitoires pour tant d'autres, qu'une "partie du relief de mon caractère". J'ignore ce que l'avenir nous réserve, ni si notre couple tiendra vraiment la route sur le très long terme, comme nous le rêvons tous les deux. Tout ce que je sais, c'est que chaque jour que nous passons ensemble est une victoire en soi. Mais je ne m'en inquiète plus. Tu m'apportes la force, l'équilibre dont j'ai besoin pour affronter mes démons, mais aussi tant de joie et de rires, que toutes les attentions que je te rends me paraissent dérisoires en comparaison. Et si à ton tour, tu plies sous le poids d'un fardeau trop lourd pour toi seul, je serai là pour t'aider à te relever et à le porter. Ni toi ni moi n'avons besoin d'un bout de papier, d'un bijou, de nous jurer fidélité et soutien mutuels devant notre famille et nos amis, ni de clamer à la face du monde notre volonté de construire notre vie ensemble comme garde-fous d'une relation que nous désirons pérenne de toutes nos forces. Cette lettre est ma profession de foi. Les grandes déclarations, ce n'est pas vraiment ton truc, mais je te connais assez pour savoir que tu seras d'accord avec moi. Je t'aime.Les commentaires lecture de Pointscommuns.com, 2008-10-20 03:45:46
2014, scénario "la femme, avenir de l'homme" par Street 
Les hommes se sont éteints très rapidement, un virus qui s’est propagé de façon foudroyante et inattendue en privilégiant de façon exclusive le système reproducteur masculin. Les femmes se sont retrouvées entre elles. Heureusement, les techniques du clonage, étant bien avancées, après un déclin massif et irrémédiable de la population mondiale, il a été possible de pérenniser le genre féminin. Le mode de vie a été complètement bouleversé. Il a fallu entre autres remplacer les hommes dans tous les domaines économiques où ils assuraient la production. Mais, ça s’est révélé plutôt très bénéfique, des tris salutaires ont été faits entre ce qui était vital et ce qui était superflu. De même, les process de fabrication et les circuits de distribution ont été complètement repensés et remaniés dans l’intérêt de toutes. Evidemment, il y a eu des luttes de pouvoir, la tentation a été grande pour certaines de maintenir les mêmes schémas, plus facile d’essayer de reconduire les choses plutôt que de les modifier surtout pour celles qui en avaient été jusque là les grandes bénéficiaires. Heureusement des mouvements de masse se sont rapidement organisés pour s’opposer à celles qui voulaient faire perdurer les façons archaïques de fonctionner. Quant à l’amour, ce fut révolutionnaire dans les têtes, elles s’aperçurent que le désir s’accommodait peu à peu de ce changement « d’environnement », que la catastrophe naturelle qui avait détruit les hommes et avait déclenché le plus grand mouvement de solidarité entre elles avait modifié considérablement leur représentation de l’amour. Mais un jour bien plus tard, il se produisit un évènement qu’elles n’avaient pas du tout imaginé ; dans une nurserie, suite à une mutation spontanée ou à une manipulation malheureuse ou à un sabotage, un embryon présenta les chromosomes XY… Un cruel dilemme apparut : fallait il le supprimer ou bien le conserver au risque peut-être de voir réapparaître les mêmes phénomènes destructeurs qui avaient conduit l’humanité au bord de la catastrophe quelques décennies plus tôt ? Les commentaires lecture de Pointscommuns.com, 2008-10-20 03:45:46

Les hommes se sont éteints très rapidement, un virus qui s’est propagé de façon foudroyante et inattendue en privilégiant de façon exclusive le système reproducteur masculin. Les femmes se sont retrouvées entre elles. Heureusement, les techniques du clonage, étant bien avancées, après un déclin massif et irrémédiable de la population mondiale, il a été possible de pérenniser le genre féminin. Le mode de vie a été complètement bouleversé. Il a fallu entre autres remplacer les hommes dans tous les domaines économiques où ils assuraient la production. Mais, ça s’est révélé plutôt très bénéfique, des tris salutaires ont été faits entre ce qui était vital et ce qui était superflu. De même, les process de fabrication et les circuits de distribution ont été complètement repensés et remaniés dans l’intérêt de toutes. Evidemment, il y a eu des luttes de pouvoir, la tentation a été grande pour certaines de maintenir les mêmes schémas, plus facile d’essayer de reconduire les choses plutôt que de les modifier surtout pour celles qui en avaient été jusque là les grandes bénéficiaires. Heureusement des mouvements de masse se sont rapidement organisés pour s’opposer à celles qui voulaient faire perdurer les façons archaïques de fonctionner. Quant à l’amour, ce fut révolutionnaire dans les têtes, elles s’aperçurent que le désir s’accommodait peu à peu de ce changement « d’environnement », que la catastrophe naturelle qui avait détruit les hommes et avait déclenché le plus grand mouvement de solidarité entre elles avait modifié considérablement leur représentation de l’amour. Mais un jour bien plus tard, il se produisit un évènement qu’elles n’avaient pas du tout imaginé ; dans une nurserie, suite à une mutation spontanée ou à une manipulation malheureuse ou à un sabotage, un embryon présenta les chromosomes XY… Un cruel dilemme apparut : fallait il le supprimer ou bien le conserver au risque peut-être de voir réapparaître les mêmes phénomènes destructeurs qui avaient conduit l’humanité au bord de la catastrophe quelques décennies plus tôt ? Les commentaires lecture de Pointscommuns.com, 2008-10-20 03:45:46




