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Un devoir conjugu-al, là tout de suite ! par Bpienic Affectez un tag à cette news
Bonjour à vous touStes Aujourd’hui, un petit contrôle surprise. Cet après-midi, vous allez con-ju-guer. Prenez une feuille --- si, si c’est comme ça, on ne proteste pas…. Allez, c’est facile : vous me conjuguez le verbe travailler ; au présent. On corrige dans 2 minutes. . . . . . . . . . . . . Voilà, on lève les crayons. Clotaire, venez au tableau et on vous écoute. « JE me rends disponible TU es de mon avis, bien sûr, n’est-ce pas ? IL blackberryse NOUS sommes réunis aujourd’hui pour décider de l’opérationnalité du dispositif à créer VOUS êtes tous indispensables pour la réussite de ce projet ILS ont l’impression d’avoir travaillé » ….. mmhoui….bon on sent qu’il y a un effort, mais heu... . c’est pas tout à fait cela. En fait vous avez conjugué là le verbe « coopérer» à l’imparfait du subjectif. Je ne vais pas sévir, je vois que ça a déjà été une épreuve. Bon, les autres.... : qui propose une correction ? Les commentaires lecture de Pointscommuns.com, 2008-10-06 03:44:13

Trebor Lucas par Auborddufleuve Affectez un tag à cette news
Trebor Lucas Je reviens de la zone d’emprunt quand j’aperçois la voiture de César et je lève un peu le pied pour qu’il puisse arriver avant moi. Autant lui laisser l’illusion qu’elle domine la situation à cette Mme Kork. Je me demande quelle est son expérience en matière de barrage ? Si c’est le cas elle va me traiter de fou furieux et rendra compte à Investment Fund qui risque alors de suspendre les paiements, quelle merde ce sera. En plus de l’angoisse d’imaginer la flotte dépasser la crête du barrage… Gérer ce fiasco ça va être du sport ! Mais non mon vieux, le barrage est trop avancé ils peuvent plus rien arrêter maintenant sans créer un désastre, c’est toi qui est condamné à réussir. César vient de s’arrêter et je la vois descendre de la voiture, je m’arrête et je descends moi aussi et marche vers elle. Maintenant va falloir être bon mon cher Lucas. Je suis sale je viens de passer une bonne heure avec Thierry au milieu des engins à étudier les prochains bancs de latérite que nous allons exploiter. Elle doit être propre ça c’est sur, propre et fatiguée par les six heures de route pour remonter de Cotonou jusqu’ici. Elle fait quelque pas vers moi et nous nous serrons la main, putain qu’elle est belle…. Un peu plus grande que moi, châtain aux yeux bleus, jean beige et chemise bleu ciel, plutôt mince avec des rondeurs là où il faut, son regard comme sa poignée de main est directe et son sourire s’évanouit sitôt ma main lâchée. Je demande à César si tout va bien et j’invite Kork à me suivre pour contempler la retenue, je sais que le spectacle est saisissant alors autant commencer par quelque chose de beau à regarder. Sitôt dépassé la crête elle lâche un petit cri de surprise. C’est plutôt bon signe qu’elle reste ouverte à ce genre d’émotion. Et puis je l’oublie, je m’envole, le soleil est au couchant et la surface plane et légèrement irisée de l’eau se teinte de tous les reflets dorés des derniers rayons de soleil. Je reviens à la réalité, si elle aime ce paysage elle aimera la maison, elle comprendra mes arguments quand j’expliquerai comment j’en suis arrivé à démarrer le barrage au moment le moins favorable et elle me donnera le chèque de 700 000 $ pour pouvoir continuer les travaux, et surtout elle ne pensera pas que c’est moi qui ai tué John Andrews. C’est la relève du soir qui me tire de mes songes. - Venez, partons, je n’aime pas voir quand tout s’arrête. Les commentaires lecture de Pointscommuns.com, 2008-10-06 03:44:13

tous les petits animaux par Carolacarotte Affectez un tag à cette news
Je préfèrerais faire plus sobre (la dernière phrase aurait suffi) mais il faut les 200 caractères donc : c'est un livre très court et un grand texte plein de finesse, de bizarrerie, de magie, révélateur d'un univers riche et hors du commun... entre fable et suspense, une petite histoire toute simple, à lire comme coulent les sources : d'évidence................................................Les commentaires lecture de Pointscommuns.com, 2008-10-06 03:44:13

Choses vues (1969 - ?) par Nathalies Affectez un tag à cette news
Un jour, j’ai vu un rhinocéros sur une autoroute. Je l’ai dépassé sans tout d’abord le remarquer. C’est à la hauteur de sa tête que soudain... Il était maintenu par des rubans verts sur une plateforme tractée par une voiture. Je sais depuis que les rhinocéros sont des animaux dangereux : ils peuvent provoquer des accidents sur les autoroutes belges. Un jour, j’ai vu une chemise de nuit à volants et petites fleurs sur un lampadaire dans une rue de Rome, malencontreusement accrochée. Soudain, je l’ai reconnue. C’était la mienne. Un jour, j’ai vu un homme sans avant bras droit conduire à grande vitesse sur une quatre voies par temps de pluie et de circulation dense. Il slalomait entres les véhicules, passait les vitesses avec la main gauche, maintenait vaguement le volant du bout de son bras droit. Son téléphone a sonné. Il a répondu. Comme la communication était mauvaise, il a ouvert la vitre et penché la tête hors de l’habitacle. Le sujet de la conversation : une gerbe mortuaire. Pas pour nous. Et pourtant. Un jour, j’ai vu la fine fleur d’un hôpital de campagne se pencher sur deux poissons au fond d’un seau. Ils avaient été transférés d’un aquarium fêlé à ce seau et le seau apporté par le chef des ateliers au directeur. Que faire ? Cela occupa l’après-midi. Un jour, j’ai vu une amie attendre son père à la sortie du lycée. Nous conversions. Son père était plus en retard que d’habitude. Elle s’interrogea : l’avait-il oublié ? Quelques phrases plus tard, levant son regard vers un beau ciel hivernal, elle dit dans un soupir : comme il doit être bien au ski… Un jour, j’ai vu dans le regard d’un professeur de français que nous avions vu la même apparition dans la cour du lycée. Petit matin sous la neige entre loup et chien, nuages bas, lumière ténue, blafarde, irréelle. Une femme, petite, un peu difforme, boudinée dans un vieux manteau, chaussures de montagne, grosses chaussettes de laine tirebouchonnées, mollets nus et violacés, bonnet tricoté, quelques cheveux rares, sales, jaunes. Une des terreurs du lycée, une vieille carne. Aux mains des sacs en plastique, d’un côté cours et copies, de l’autre un poireau dépasse. Derrière elle, de longues trainées dans la neige : pieds et sacs. Un jour, j’ai vu un cachalot. Enfin presque. J’étais en vacances au Québec avec une amie qui voulait voir des baleines. Nous voilà parties sur un joli bateau. L’excursion avait pour elle une obligation de résultat. J’essayais de tempérer son enthousiasme et ses certitudes. Point de baleine, mais soudain chute du cache de l’appareil photo dans le Saint Laurent : un cache à l’eau. Un jour, j’ai vu jaillissant d’un fronton néo-classique surplombant une colonnade ouvrant sur un magasin de fausses antiquités, une mégère vociférant contre son mari. Il s’enfuyait de ce quotidien hurlant auprès de ses abeilles en pleine campagne. Nous étions à Mycènes. Un sabir de grec, de français et d’anglais, de belles tartines de miel, et toute l’histoire des Atrides nous fut contée à l’ombre d’un olivier. Un jour, j’ai vu un médecin annoncer à une femme en train de devenir mère : « C’est un garçon », à la vue de la tête de l’enfant. Puis le corps sortit : « Ah non, c’est une fille ». Toute première vision de ma vie dans un corps-de-fille-tête-de-garçon. Les commentaires lecture de Pointscommuns.com, 2008-10-06 03:44:13

"si les humains ont des racines, ils ont surtout des jambes". par Zembla Affectez un tag à cette news
On a bien glosé sur le repli sur soi, l'individualisme grandissant qui règnent dans nos sociétés occidentales, post-industrielles et en pertes de repères moraux. L'isolement des individus laissés à leur déprime et à leurs addictions ordinaires, télé, alcool, cyber-sexe, consommation outrancière, sites de rencontres. Des millions de célibataires vieillissants, d'enfants délaissés ou d'individus coupés de leurs communautés. Ah, par chez nous les valeurs se perdent, ah oui, et en disant ça je caricature mes propres propos. Ainsi on peut trouver beaucoup de grâce à l'Afrique (je ne connais ni l'Amérique du sud ni l'Asie), pour avoir su maintenir l'esprit d'entraide et d'accueil comme une valeur fondamentale. Oui, en revenant d'Afrique vers la France, on est assez consterné de l'abandon des laisser-pour-compte, pris en charge non par les familles et les communautés, mais parfois parqués dans des centres d'accueil surchargés. L'Afrique a su conserver la part d'humanité de chacun le "devoir d'humilité" étant cultivé grâce (?) aux traditions et religions. La communauté est restée en Afrique une entité soudée, la cellule familiale est loin d'avoir éclaté. Ce qui permet cet environnement d'ENTRAIDE — qui n'est pas une "solidarité" véhiculée par une civilisation des Lumières, ni une solidarité à l'européenne, souvent issue d'un constat politique. Du fait de la communauté et de l'importance du Groupe, l'entraide, l'accueil, la chaleur humaine sont remarquables du Maghreb à l'Afrique subsaharienne, et c'est toujours un grand plaisir de découvrir cela, pour un Occidental. Mais la pièce de 100CFA a un revers. En Afrique, le poids de la communauté est plus lourd aussi. Et si on a toujours le groupe, la famille, la tribu, le quartier ou le conseil de village sur qui compter, ces entités sont là aussi pour t'emmerder, te demander des comptes sur tes moeurs, sur ton avenir. Difficile de se soustraire à l'autorité, qu'elle soit patriarcale ou matriarcale, religieuse ou de caste. Le poids du groupe est lourd. Et au final, il est souvent plus facile de se conformer à une norme sociale, aux attentes de la communauté, que de risquer l'anticonformisme. En Afrique, les chiens font pas des chats. (Alors qu'en France, si, parfois). En Afrique, l'enfant d'une famille de croyants sera exceptionnellement un futur athée ; les Sénégalais par exemple acceptent qu'on soit catho, juif ou musulman, mais comprennent mal qu'on puisse être polythéiste ou athée (à moins d'être Peul ou Diola, peuples qui conçoivent l'animisme ou d'autres formes de spiritualité, sans les rendre tabou). La mémoire collective n'y a pas essuyé de révolution spirituelle, marxiste et laïque. En Afrique, on t'a fait assez comprendre que le nègre était le jouet du toubab, pour que tu intègres profondément qu'un Noir ne vaut pas un Blanc et qu'il y a une hiérarchie de l'intelligence ! Ne t'avise pas de te mesurer aux Blancs, ils ne te laisseront pas faire, et même les tiens veilleront à ce que tu n'essaie pas. En Afrique, si tu es jeune tu dois craindre les aînés, si tu es employé tu fermes les yeux devant le chef qui a acheté ses galons, si tu es femme tu dois renoncer à choisir ta vie, si tu es pauvre et pas francophone, retourne dans les champs. Si tu es malade c'est parce que Dieu l'a voulu ainsi, d'ailleurs le Sida est un fléau divin, et si tu crèves c'est pour obéir à ton destin. La soumission à l'ordre occasionne de nombreuses vies sacrifiées. Rares sont les peuples qui se sont rebellé face à la force et qui ont refusé l'ordre établi (c'est étrange, certains peuples sont par contre précisément connus pour leur capacité à se rebeller : peuls, bambara...) En Afrique, de façon générale, une mère soumise aux tâches ménagères, dans un mariage polygame, va difficilement convaincre sa fille d'être libre et émancipée : il lui sera difficile de donner à sa fille les clés qui lui ont été à elle-même confisquées. En Afrique, si on est un homme, si on n'est pas pauvre, pas issu d'une tradition religieuse radicale, si on a un peu d'instruction, alors il est possible de choisir sa propre voie. Ca fait beaucoup de préalables, et pour les autres, c'est difficile. Alors voilà, j'ai été séduit par l'Afrique et je le reste, je vibre au contact des amis sénégalais et maliens chez eux, et je trouve là-bas des choses qui me font cruellement défaut dans mon pays obtus. Mais il m'est difficile de vivre dans une société régie par la religion et la soumission à l'ordre établi ; il m'est difficile vivre là en sachant que mon rapport aux femmes risquerait d'être hiérarchisé, qu'il déboucherait sur les devoirs de mariage et de tradition, et les comptes à rendre aux familles. Je ne veux pas avoir de compte à rendre à Dieu ou à une communauté, mais seulement à ma conscience et à ceux que j'aime. Et en Afrique, tout cela ne me semble pas évident. Je comprends Fatou Diome qui a fui le Sénégal et son rôle de femme soumise. Je comprends mon ami B... qui refuse d'être la vache à lait de sa famille et de sa communauté du fait qu'il est venu bosser en France. Je partage le choix de K... qui a voulu s'éloigner des traditions (ce qui était plus facile pour ce lettré fils d'instituteur) pour voyager et transmettre sa connaissance du monde. Je comprends les Africains émigrés qui, malgré la difficulté pour un Africain de vivre en France, respirent, loin des impératifs du groupe. Ce n'est pas de l'ethnocentrisme de ma part. En s'éloignant de la communauté chaleureuse et de la promiscuité humaine, et en s'adaptant à la froideur des relations occidentales, beaucoup d'Africains ont trouvé de quoi s'épanouir, une inspiration artistique, une identité sociale ou intellectuelle propre. Même au prix d'un douloureux déracinement, l'éloignement a permis d'être rebelle aux origines et d'exister par soi-même. D'ailleurs, ce sont ces Africains qui ont renâclé face à leur destin et qui ont choisi leur propres voies, ce sont eux qui parlent de l'Afrique avec le plus d'acuité. * * * * * Dédicace à Kwame Nkrumah, Cheick Ibrahima Fall, Mamadou Lammine Traore, Ahmadou Ampathé Bâ, Fatou Diome, Hamé, Aminata Traore, Kaladjan Coulibaly, Alfred Panou, Thomas Sankara, Babacar Mbaye, Chef K. Sonko, Anne-Marie d'Oliveira, et la regrettée Faatou Kiné Camara.Les commentaires lecture de Pointscommuns.com, 2008-10-06 03:44:13

Chronique urbaine par Bloomdibo Affectez un tag à cette news
Aujourd’hui je suis allé chez le supermarché. J’avais envie de yaourts à la fraise mais comme ce n’est plus la saison, j’ai choisi des yaourts à la mangue. Et puis je me suis dit que j’avais besoin de calcium, alors j’ai pris du fromage, du Kiri, mais pas de la vache qui rit, avec sa tête rouge elle me fait peur. Ensuite je suis passé à la caisse, ça coutait quatre euros cinquante cinq. J’ai donné à la caissière une pièce de deux euros, deux pièces de un euro et une pièce de soixante centimes d’euros. Elle m’a rendu une pièce de cinq centimes, mais je lui ai redonné avec une autre pièce de cinq centimes, pour acheter un sac pour mettre mes courses dedans. Avant c’était mieux, les sacs étaient gratuits, on pouvait les jeter n’importe où. Maintenant qu’ils sont payants on n’a plus le droit de les jeter. Du coup j’ai plein de sacs à dix centimes chez moi et je ne sais pas quoi en faire. En rentrant chez moi l’ascenseur était en panne, je suis monté à pied. J’habite au deuxième étage, un peu d’exercice de temps en temps, ça ne peut pas faire de mal. J’ai rangé mes courses dans le réfrigérateur. Les yaourts à la mangue en haut et le Kiri sur le rayon du milieu. J’aime bien regarder mon réfrigérateur quand il est plein. En refermant la porte je me suis demandé si la lumière à l’intérieur était bien éteinte. J’ai rouvert la porte, la lumière était toujours allumée. J’ai dévissé l’ampoule, il ne faut pas gaspiller l’électricité, ce n’est pas bon pour la couche d’ozone. Puis, je me suis dit que j’allais écrire aux gens. Je me suis assis à la table de la cuisine avec un cahier à petits carreaux et un stylo bleu. Le bleu c’est plus gai que le noir parce que le noir est plus austère que le bleu, qui lui est plus gai. Beaucoup de gens se plaignent que leur vie est morose, monotone. Je voudrai leur dire, qu’il faut savoir rire des petites choses de la vie, par exemple l’ascenseur en panne. Bien sûr tout le monde n’a pas la chance d’avoir un ascenseur, et puis il y a des gens qui habitent au rez de chaussée. Une fois je suis allé chez des amis, je me suis trompé de porte j’ai sonné chez les voisins, c’était vraiment très drôle. Moi je rempli ma vie comme ça, en écrivant aux gens. Je sais que ça leur fait du bien de lire ce que j’écris pour eux. Je range mon cahier et le stylo bleu dans le tiroir de la table de la cuisine et puis je vais aller acheter du pain. L’ascenseur doit être réparé maintenant… Les commentaires lecture de Pointscommuns.com, 2008-10-06 03:44:13

The Boys ou "36 façons d'humilier un super-héros". par Mr Cheshire Affectez un tag à cette news
Mettons les choses au clair dés le début. Garth Ennis est un irlandais, totalement infréquentable et il n'aime pas les français. Mais il a un cerveau qui tourne bien plus vite que la moyenne. Et un humour dévastateur. Et un goût pour les personnages pas piqués des hannetons. Résultat de l'équation ? Du bonheur en barre. Seulement voilà, Garth Ennis officie dans le petit monde un peu à part du "comic". Voilà, vous froncez le nez (que vous avez mutin, oui, vous mademoiselle, là bas.) en soupirant d'ennui et par avance. Qui dit comic, dit types en collants, destruction de masse et brochette de supers vilains d'operette affublés de déguisements que même votre petit-neveu refuse de porter lors de la soirée d'Halloween organisée par la MJC de Plougastel-Daoulas. Sauf que Garth Ennis est comme vous, les super-héros, ça le barbe. Ca l'ennuie. Profondément. Donc il leur fait subir les derniers outrages, pas au sens littéral du terme (quoique) mais ils s'en prennent quand même plein la gueule. Et c'est affreusement drôle. Prenez "The Boys", sa série, récemment traduite et qui a fait scandale chez l'Oncle Sam. Imaginez notre monde ou les super-héros existeraient avec la désagréable tendance à confondre la terre avec leur terrain de jeu et à se montrer un peu trop désinvoltes envers les humains (Les premières pages de The boys" sont un modèle absolu de cruauté hilarante). Il faudrait une équipe déterminée pour les remettre dans le droit chemin et botter quelques super-culs au passage. Car il faut que vous le sachiez, les supers ne sont pas vraiment des modèles de vertu. Eux aussi ont tout un tas de misérables petits secrets (qui nous seront largement exposés, rassurez vous) et une bonne correction est ce qui peut leur arriver de mieux. Alors, c'est parfois violent, souvent grossier mais c'est pour la bonne cause ! Alors en un mot comme en cent "La suite, vite !" Les commentaires lecture de Pointscommuns.com, 2008-10-06 03:44:13

Fresque sur la naissance du grand Art par Alba_iulia Affectez un tag à cette news
Bien que je déteste les suites, celle de "la Passion Lippi" de Sophie Chauveau est admirable. Cette biographie artistique sur Botticelli (1444/1445-1510) ancrée dans le tableau d'une évolution culturelle florentine, de l' Histoire, de la découverte artistique, amoureuse, affective.......est un ravissement page après page. Nous assistons avec curiosité, douceur, amertume, étonnement, colère parfois aux émois d'un peintre éblouissant qui souffrait de mélancolie dont il chargea bon nombre de ses sujets picturaux et qui ne savait pas aimer, excepté ses chats. La souffrance est omniprésente dans sa vie, dans son inspiration, dans ses lâchetés, ses faiblesses. Il aime, certes, mais mal, maladroitement, passivement et pourtant avec la plus grande intensité qu'il met dans ses tableaux sublimés par ceux qui habitent son coeur. On découvre également ce lien intense entre les artistes de l'époque, notamment pour Léonard de Vinci, l'un de ses meilleurs amis qui sans la sensibilité avec laquelle Botticelli vivait chaque épisode douloureux de sa vie, n'aurait jamais été amené à peindre la Gioconda. Et s'il est inconcevable de penser ou évoquer un Botticelli sans les Lippi, la lecture de la Passion Lippi aide à mieux comprendre mais n'est pas indispensable. Intelligence de l' auteur qui ouvre les portes entre les deux ateliers, laissant la possibilité au lecteur d'aller découvrir ce qu'il y a chez chacun d'eux ou non. Le contexte politico-religieux est violent, agressif, extrême. Tout est dans l'excès des réactions, actions, influences et c'est ce qui pèse sur la vie d'un Botticelli qui ne rêve que douceur, lumière, visages, contrastes, précision, capable de retravailler son oeuvre sur un nombre incalculable de cartons avant de peindre pour nous offrir parmi les plus grandes oeuvres d'art. Comment, pourquoi le Printemps, la Naissance, la Délaissée..? C'est si évident au fil des pages, si vrai, si beau, si troublant. Ce livre est à la fois un livre d'art, un livre d'histoire, une biographie, une étude comparative picturale, humaine, affective, socio-politique, sur les forces politiques, philosophiques, religieuses de la Florence du XVème siècle: un chef d'oeuvre littéraire et artistique.Les commentaires lecture de Pointscommuns.com, 2008-10-06 03:44:13

mieux vaut en rire ! par Croqui Affectez un tag à cette news
Ce matin, alors que je me préparais à rejoindre mon atelier, ma fille m’a interpellé en rigolant : « papa !! tu sais que c’est ton dernier jour de travail ? » Je ne pige pas. Je rentre de congés, nous sommes mardi, je me suis levé à 6 h comme d'hab , j'ai plein de boulot..............Il me faut quelques secondes pour comprendre. Ben oui ! Elle a raison la petite. J’avais complètement oublié que ce soir, survient un des évènements les plus marquant de ma petite vie d’adulte : « je prends ma retraite ! » Enfin, entendons-nous bien, « prendre » est parfaitement impropre. Je n'ai rien demandé. La retraite me tombe dessus, sournoisement, par derrière, presque sans prévenir. Je savais que la salope était là, à rôder dans le coin, mais, fier, droit comme un i, je l’ignorais. Ou feignais de l’ignorer. J’évitais soigneusement de la croiser. Il y avait bien quelques signes avant-coureur : les courriers de plus en plus nombreux qui vantent les produits miracles contre l’arthrose, les rhumatismes, les conventions obsèques, les week-end en bus à prix canon avec présentation, sans obligation d’achat, d’une collection de gamelles révolutionnaire, les pubs pour les espaces seniors médicalisés, .......... Mais qui leur a donné mon adresse à ces cons ? Poubelle direct ! Je refuse l’évidence. C’est une drôle d’invention cette histoire de retraite, ce truc immonde qui marque de façon inéluctable le début de la fin. Ce sont les marins de la marine royale qui ont ouvert le ban, le 23 septembre 1673. Ces cons ont extorqué à Colbert la toute première pension vieillesse. Le 22 août 1790, les fonctionnaires de l’Etat (déjà) ont obtenus qu’on les vire des effectifs dès 50 ans et seulement 30 ans de dur lâbeur de rond de cuir. Le 18 avril 1831 les militaires de la marine enfonce le clou : 25 ans à voguer sur les mers du globe et c’est la quille. Le 18 juin 1850 la gangrène s’installe avec la création de la Caisse des retraites ouverte aux ouvriers des grandes entreprises Le 29 juin 1894, les mineurs en profitent En 1909, les cheminots Etc, etc etc ……………….. Ce soir, c’est moi !!! Rassurez-vous, je résiste ! Il m’étonnerait fort que ce soir j’ai terminé les commandes en cours. J’en ai enregistré encore une hier et j’ai quelques devis qui devraient ce concrétiser dans les jours qui viennent. Car, voyez-vous, j’ai la chance que mon Nico préféré m’autorise à continuer de travailler tout en touchant ma (très) petite retraite. Sympa le mec ! Mais attention ! Faut pas exagérer ! Il m’est interdit, en cumulant mon travail et ma retraite de gagner plus que ce que je gagnais avant. Si je force trop fort sur les pédales, l’Etat me reprend tout ce qui dépasse. Non mais ! Il ne manquerait plus que je devienne enfin riche ! Sur ces bonnes paroles, je vais bosser ! Les commentaires lecture de Pointscommuns.com, 2008-10-06 03:44:13

Internet par Dehors Affectez un tag à cette news
J’ai beaucoup aimée mes amies, mes amis mais surtout mes amants, d’homme je n’en ai point je suis seule, seule et je m’ennui je cherche l’autre, l’autre et tout ça, je suis folle, je n’en peut plus je l’ai tellement aime, je l’ai aime comme du sang qui coule comme du sexe qui jaillit comme une fleur a l’aube d’un matin , je l’ai aimée certes, mais je ne l’aime plus mais comme je me sens seule je veux l’aimer qui aimer encore, une fois de plus je me trahi moi-même je me déteste au fond, je déteste tout cela la vie la nuit le jour mon clavier mon écran mes doigts que je sens filer dans ma tête et mon chagrin si lourd. Il y avis des redoutables pensées être seule couler de l’encre comme s’il en pleuvait. Tout ces mots toute cette ardeur pour que reste la passion a tout jamais, la chienlit du reste, Internet du reste, tout comme l’alcool et les paradis. Je t’aime aussi comme ça, comme une pauvre camée qui n’en peut plus et en veux plus, que j’aurais aimée être dans l’univers une once de douceur et de rituels bénis. Je m’enlace entre la musique du fa au sol et du la au mi bémol est ce cette musique et ces douces résurgences dans l’obliquité des moments divins des moments ou la force jailli a travers tout a travers toi, sans doute sans rien et me voila que je haie les bourgeois, je suis sans pitié et toute ma vie qu’un mollusque je serrai. Je m’aime assez certes pour me moquer de moi comme cette tendresse dont ne peuvent benificier les enfants rois. Mais qui est il cet amour d’un jour est il quelque part si j’ose dire m’aimer que cette onctueuse crème de confiture de pétale de rose et vivre une vie de troubadours. S’aimer en rigolant, s’aimer en se camant. Etre aujourd’hui dans cette belle réalité qui est tantôt passager et vraiment troublante. Tout cela parce que l’idéal n’aime que aimer et c’est aimer être autre dans le soi quand a soi être toujours en vie. Que semble t il ressurgir de ces instants même de voir l’idéal n’existe que dans un fut-il instant. L’idéal fut il grotesque au combien de fois dus-je m’acharner contre ces délires d’hidalgo de fantaisie pure et nonchalante de traquenard horrible et sidérant, quelle vision de vivre un jour dans cette immensité des teintes des sentiments, je peux être douce et j’ai choisi toutes ces couleurs mais celles aussi criardes et psychédéliques qui nous ébahit. La transe est un retour a soi même de l’absolu. Werther n’étais que dans son monde incompris. Les commentaires lecture de Pointscommuns.com, 2008-10-06 03:44:13