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Vêtus de blancs, les fantômes de Ramadan. par Zembla Affectez un tag à cette news
Aéroport de Tripoli à la fin de l'été. Lorsque j'arrive, avec les autres passager, dans cette salle où j'attendrai deux heures pour prendre un autre avion vers le Mali, je suis vite mis à l'aise par l'atmosphère familiale du lieu. Un gros père souriant, chemise ouverte, nous fait passer devant l'agent qui contrôle les passeports. Khadafi, sur l'affiche derrière moi, nous accueille sur fond de réclame pour la révolutionnaire socialiste. Un petit vieux nous guide vers la salle d'attente, l'air d'en avoir vu d'autres, et avec des moulinets de bras fatigués comme s'il disait "allez allez, entrez et mettez-vous à l'aise !" Bien sûr c'est une salle impersonnelle, plafond de lames métalliques et éclairage d'hopital, comme tous les aéroports. Mais, avec ses quelques murs orangé, ses vieux climatiseurs et la promiscuité des voyageurs, avec les piliers où des petits téléviseurs sont accrochés, l'ambiance est assez chaleureuse. Des néons colorés encadrent une petite buvette. On est amenés facilement à échanger, à discuter, malgré la fatigue ambiante. Un employé m'aborde pour me dire qu'il apprécie ma crête (sur la tête, la crête) ; il me demande d'où je viens et me raconte son pays, son cheminement d'étudiant tunisien... un employé d'un aéroport européen se permettrait-il un tel échange ?! Tout est moins policé ici, tout est plus humain, plus accessible. Tout le monde attend. Des diplomates et des biznessmen africains portent leurs attachés-cases, quelques Allemands débraillés lisent des best-sellers histoire de ne pas se mélanger, des jeunes filles noires déambulent, court vêtues, presque provocantes, en croisant des petits groupes de ce que je crois être de futurs imams : jeunes hommes farouches en robes, figures pâles et barbes naissantes. Une grande partie de la salle est occupée par des vieilles et des vieux, uniformément vêtus de blanc de la tête aux pieds. Les hommes, robes jusqu'au cou, barbes fournies et bonnet, me rappellent les Amish (mais en blanc), avec cette même expression de retenue, de probité. Les femmes, visages fripés cernés de coton, avec la rigueur de leur habits, me font penser aux veuves portugaises (mais en blanc aussi), le visage grave, l'air un peu affecté. Hommes et femmes, ils sont semblables dans leurs vêtements : aussi couverts les uns que les autres. Tout est fait pour ne pas montrer la part sexuée du corps. Je repense au mouvement féministe en Europe, qui dénonce l'imposition faites aux femmes de se voiler, de se cacher et de nier leur féminité. Or là, la masculinité non plus ne s'épanouit pas, on ne donne la place qu'à la dimension spirituelle, morale. Tout comme les jeunes étudiants islamiques de tout à l'heure : grimés, coifés, vaguement barbus, comme s'ils évitaient à tout prix d'être séduisants. En Europe, nous voulons voir des femmes belles et attrayantes. Les féministes luttent pour leur permettre de se découvrir à leur guise, laissant libre cours à leur féminité. Personnellement ça me fait bien plaisir. Mais j'entends peu de voix revendiquer la même chose pour les hommes : considère-t-on qu'ils sont dépourvus d'attrait et que leur corps mérite moins d'être libéré que celui des femmes ? Il me semble que notre vision érotisée des femmes nous empêche de réaliser que l'Islam (entre autres religions, et même s'il est régi par les mâles) censure aussi le corps sexué des hommes. Dans cet aéroport de Lybie comme dans ma ville, les hommes religieux dissimulent leur corps, masquent tout ce qui peut être personnel et beau, portent une barbe qui cache bien tout. Il faut dire qu'en cette fin d'été, il n'est pas de mise de trop montrer son corps. C'est encore ramadan. ---- Merci de ne pas noter ce commentaire, sauf bien sûr si ce réflexe vous démange. Les commentaires lecture de Pointscommuns.com, 2008-10-27 04:46:26

commentaire sur....les commentaires sur les commenatires... par Vingtneuftreize Affectez un tag à cette news
Commentaire sur...les commentaires sur les commentaires En pcciste encore innocente, je vais parfois promener mes yeux sur les mots des autres pccsites, enfin, c'est ce que je croyais...En fait, force m'est de déplorer que j'y lis souvent des maux qui s'ils ne me mettaient dans une sombre colère mêlée au dégoût, m'inspireraient plutôt de la pitié. Je parle des commentaires que d'autant s'avisent de faire sous les coms des uns et des autres. Je ne lis pas tous les coms, car ça prend plus de temps que je n'en ai à consacrer à cette activité.Parmi les coms que je lis, j'en trouve de très beaux, admirables, touchants, drôles et très agréables à lire. Je réagis rarement en faisant des commentaires, c'est que sans doute ce que j'aurais à en dire me semblerait bien plat comparé à ces petits bijoux que l'on lit parfois. Alors modestement, je vote pour montrer mon appréciation. Il y en a qui ne me plaisent pas, n'éveillent pas mon intérêt, ne me tirent aucun sourire, voire, me déplaisent franchement. A ces commentaires, je ne réagis pas, tout simplement. Mais je suis atterrée de la hargne et la méchanceté inouïe que je lis dans les commentaires que font certaines personnes sous ces coms. Qui sont ces frustrés bilieux qui se cachent derrière ces fakes grossiers? Au fond d'eux-mêmes, ils doivent bien savoir que c'est de la haine qu'ils crachent, sinon, ils s'exprimeraient peut-être à visage découvert. Moi, je vois ces gens comme des petits impuissants qui éjaculent leur pauvre poison séminal sous forme de mots qui piquent, faute de savoir transformer cette sève en quelque chose de riche généreux. Je les plains sincèrement, je les vois recroquevillés sur leur propre malheur qui justifie que l'on rende les autres plus malheureux que soi. C'est l'exercice d'une toute puissance infantile qui n'est que la marque d'une impuissance à être adulte et à considérer l'autre comme un être qui respire, pense et ressent. Comment peut-on se repaître de la souffrance d'autrui? il faudrait demander aux ss, aux tortionnaires de tous les temps, car leur poison s'est exprimé alors sans impunité...J'ai peur, d'un coup. Et si ces pisse-menu avaient le pouvoir? Courage camarades, tous aux abris, ne vous inquiétez pas, on trouvera un remède...Bon, il en existe un, mais pour ça, faut pas être aveugle, sourd, narcissique incurable ou édenté...il existe un remède...Le sourireALes commentaires lecture de Pointscommuns.com, 2008-10-27 04:46:26

Une femme pour les hommes. par Un mercredi Affectez un tag à cette news
Je me rappelle un journaliste qui lui posait la question fatale sans doute par manque d'imagination : " Mais quand même soeur Emmanuelle ...quand même..ne pas avoir eu d'hommes dans votre vie ...ça n'a pas été une punition ? un calvaire ? UN SACRIFICE sans nom ????? " Ben oui quoi ...afficher une vie sans sexualité c'est carrement culotté , limite provocation. Elle a rit aux éclats en bafouillant radieuse : "Un homme ? mais un homme ne m'aurait jamais suffit , quand j'avais tous ceux de la terre !!! .." Je crois bien qu'une très grande amoureuse nous a tous plaqués . Les commentaires lecture de Pointscommuns.com, 2008-10-27 04:46:26

INES DEL ALMA MIA par Aidar Affectez un tag à cette news
Inès Suárez : « Je suppose qu’ils mettront des statues de ma personne, dans les grandes places. Des rues et des villes porteront mon nom. Comme il y aura de Pedro de Valdivia et d'autres conquistadores. Hélas! des centaines de femmes qui ont fondé des peuples en participant malgré elles à ces guerres seront oubliées ». Inès Suárez (1507-1580) est une jeune couturière Espagnole, qui s'embarque vers le nouveau monde à la recherche de son mari enfoncé dans ces rêves de gloire et de richesse à l'autre côté de l'Atlantique. Voyage seule en 1537 avec ses femmes déprimées entourées de leurs familles et des soldats Espagnols, destination l’Amérique. Cette terre vierge, qui inspire de tat de gens. Son chemin se croise avec le grand Pedro de Valdivia Chef de camp de Francisco Pizarro, Inès découvre un amour nouveau dans son genre un amour passionné qui l’emmena a la conquête et la fondation du royaume de Chili et la ville de Santiago (1549-1553). le destin joue un role dans la vie de chacun de nous.Si Inès Suárez n'avait pas embarqué en 1537 vers le nouveau monde,son nom n'entrerait jamais dans l'histoire. Les commentaires lecture de Pointscommuns.com, 2008-10-27 04:46:26

Le meilleur imitateur par Ayoros Affectez un tag à cette news
La mémétique est l’étude des mèmes. (Wikisez le). Les mèmes (Mimesis) sont à la pensée ce que les gènes sont au biologique. Le deuxième réplicateur. Un réplicateur qui transmet les symboles, les idées, les images, les connaissances, les signes. La grande faculté spécifique, et par sélection, génétique, de l’homme serait l’imitation. Mais qui imiter ? Pour ne pas essayer d’imiter n’importe quoi, une bonne règle générale consiste à imiter ceux qui ont le plus de succès. Alors que les mèmes se propagent, les personnes les plus prospères seront celles capables d’acquérir les mèmes les plus importants du moment. Au final, la meilleure stratégie consiste à imiter le meilleur imitateur. Ainsi, s’accoupler avec les meilleurs imitateurs permet d’avoir des enfants susceptibles d’être également de bons imitateurs. Ainsi la tendance à propager les mèmes se propage génétiquement. La pression biologique pour une capacité à une meilleure imitation est donc de plus en plus importante. La sélection sexuelle, pilotée par les mèmes, favorisera l’accouplement avec des mâles qui non seulement excellent dans l’imitation en général, mais excellent aussi dans l’imitation de tout ce qui se trouve être les mèmes préférés du moment. D’une manière générale, nous cherchons à nous accoupler avec les meilleurs imitateurs, les meilleurs propagateurs de mèmes, c'est-à-dire ceux ayant les meilleurs facultés d’adaptation. De nos jours, les personnes les plus en vue sont les écrivains, artistes, journalistes, présentateurs, acteurs, musiciens … Faut-il y voir un plébiscite du conformisme ou une critique ? Devons-nous, ici comme ailleurs, imiter les meilleurs imitateurs ? Pour y voir plus clair, faut-il lire le mèmeplexe de Susan Blackmore ? Les commentaires lecture de Pointscommuns.com, 2008-10-27 04:46:26

Soufisme kézako ? par Milgram Affectez un tag à cette news
Mystique comme une branche d'arbre, spirituelle comme un parpaing poussiéreux, je ne saurais vous allécher sur le plan métaphysique... Il faut reconnaître ses échec personnels à leurs dommages - concrets. Sachez toutefois que ces poètes là - c'est ma définition personnelle - sont de satanés farceurs. Des philosophes. Des bons vivants philanthropes. Si un groupe de ces antiques sages chinois espiègles (grande barbe en filaments argentés), avaient pu trinquer en leur compagnie en des temps apaisés ; un cataclysme hilarant de pensées à tiroirs, phrases-énigmes, aurait dévalé en cataractes fournies de leurs dialogues de toqués ! Allez quoi, posez votre livre d'Héraclite, et optez pour une gourmandise spirituelle ; dégustez les bonbons salés-acide qu'Idries Shah vous propose. Vous n'allez pas devenir fou, ce sont juste des chatouilles ; votre cerveau implose, rit, pétille de leur malice, et s'amuse. Jouissez de votre élastique-intellectuel. C'est aussi bonnard que masser les épaules de Lucie, palper les biceps de Marcel ou déguster des sauterelles frites au saté. On a beau sourire, s'émouvoir, on se catastrophe surtout. Qui sommes-nous ? Addition de bruit et de fureur, plus le temps, plus l'envie ; les questions sacrées ne font que passer, nous effleurent à peine. Plus le temps passe, plus nous devenons ignorants. Devenez enfants à nouveau et empruntez le chemin des soufis ! Ils ne sont jamais là où on les attend. Puis de toute façon, quel intérêt de les cerner ? Ces contes sont chaos, déséquilibre et miracle de stabilité. Centre et pourtour, détours et labyrinthe, cible et visée ! Choisissez de cheminer dans l'espace le plus libertaire, et entraînez votre imaginaire à l'insensé.Les commentaires lecture de Pointscommuns.com, 2008-10-27 04:46:26

Crise à perpétuité ? par Enigme Affectez un tag à cette news
° Pitoyable carnaval que cette crise planétaire du fric ! Tout branle, tous s’ébranlent sur le podium de la bêtise et les pompiers du feu monétaire, Sarkozy, Paulson, La Mère Merkel, Brown et ce pauvre Trichet de la Banque Centrale Européenne, balancent des milliers de milliards sur l’incendie… Les cons aux yeux kérosènes, ça ose tout, c’est même à çà qu’on les reconnaît, ces bricoleurs d’irréparable ! Quelle mascarade et cauchemar tout autant ! Les foules abasourdies, inquiètes et qui ne pigent rien devant ces chiffres colossaux, ne pensent même plus habiter ce « monde ». La masse devenue objet, est dans un grand trou noir, celui de l’indétermination et l’indéchiffrable. Il y a quelque chose de terrible dans le « spectacle » de ce monde qui s’emballe et finit par se détraquer lui-même, incapable d’échapper à sa propre logique, comme s’il se prenait les pieds dans son propre piège… Là est le réel ! Une schizophrénie ! C'est-à-dire la domination hégémonique d’un système à tentation « totalitaire » qui veut s’imposer au nom d’un discours démocratique contraire à ses actes. Pire, comme en matière de santé mentale, l’ennemi est partout, donc nulle part ! Il est temps que les « humains » puisqu’on ne peut encore les nommer zombies, retournent à la VIE ! Ce lieu où l’on peut observer les êtres et les choses, cet espace où l’on doit réfléchir et agir… Voyons de plus près ! Dans ce grand bordel mental et environnemental, un truc est sûr et connu de longue date : le capitalisme n’est qu’un banditisme, irrationnel dans son essence et dévastateur dans son devenir… Faut quand même remuer ses méninges car l’Histoire organise l’avenir… Que l’on se souvienne ! Ce système a toujours fait payer quelques décennies de prospérité sauvagement inégalitaires par des crises où sont détournées des masses incalculables de valeurs et de biens. Il a déclanché des expéditions guerrières pourvoyeuses de viande humaine, dans des pays jugés par lui stratégiques, il a même réussi cette gageure de se refaire une « morale » à partir de conflits mondiaux … Comment aujourd’hui défendre une telle hydre qui remet l’organisation de la vie sur terre aux pulsions les plus sordides de l’espèce humaine ? Elles portent un nom et même plusieurs : égoïsme, cupidité, rivalité … Sommes nous encore en « Démocratie » quand les gouvernements abondent les déficits abyssaux des banques et sont infoutus d’équilibrer les comptes d’une sécurité sociale aux abois. Comment donc retourner à la réalité ? Créer une nouvelle articulation du monde ? Des pistes existes, Keynes l’a démontré : plus un marché financier est libéralisé, plus il fonctionne selon une logique spéculative. On ne peut donc pas oublier l’Etat-social avec ses armatures que sont, la protection sociale, le droit du travail et la négociation collective, les services publics et les politiques économiques. Faut-il rappeler qu’il est toujours là en dépit des réformes libérales et leur bilan. Etrange, le secteur financier et bancaire qui a été le plus libéré… c’est par lui que tout explose…La santé américaine privatisée est la plus coûteuse du monde… Les retraites par capitalisation ont-elles un avenir ?… Tony Blair n’a-t-il pas été contraint de reconstruire un système de santé et d’éducation ? Nous ne vivons donc pas dans des économies de marché mais dans des économies AVEC du marché et de l’intervention publique… Le marché est productif, mais on ne peut lui confier ce qu’il ne sait pas faire ! L’intervention publique sera toujours nécessaire. Elle doit fusionner une pensée vive et une action organisée ! Il existe aujourd’hui des résistances multiformes, des possibilités inaperçues de grandes radicalités. Cette crise n’est pas seulement monétaire, c’est une crise -si j’ose dire- de la production du SENS qui est en liaison immanente avec la LIBERTE, elle nous prescrit, non seulement le souci de soi-même, mais de tous en général et de chacun en particulier devant l’émerveillement du mystère du monde et de la nature… Qu’en est-il de l’Homme, lorsqu’il ne peut plus être soutenu par un élan positif ou une promesse d’avenir ? Les commentaires lecture de Pointscommuns.com, 2008-10-27 04:46:26

Hippolyte et Eglantine par Kawaak Affectez un tag à cette news
J'ai mis mon âme à se terrer dans la cage Et, je suis sorti avec un coquillage sur la tête Alors On ne compostelle plus A demandé le contrôleur , siffleur à ses moments perdus On ne fait plus le Jacques A entrebaillé le coquillage Ah bon Excusez moi , je croyais qu'on portait la bonne parole A dit le contrôleur du sémaphore Vous êtes tout excusé , tout le monde peut perler sans siffler dans le vent A répondu le coquillage en se fermant comme une huitre et j'ai continué mon chemin de compost j'ai rencontré une jeune fille , le regard en dessous , à genoux dans ses robes Vous êtes timbré A dit la jeune fille timidement avec son doigt sur ses lèvres Pourquoi cela mon ange A baillé le coquillage sans un souffle Je croyais que vous deviez m'adresser la parole A répondu la recroquevillée Oh , je ne voulais pas foisser vos compost'ailes A bullé le coquillage Mais puique vous le dites... je vous adresse "le sixième commandement" A t-il rajouté en s'ouvrant avec panache : "on peut faire des images avec de la colle et des ciseaux , et c'est pareil qu'un texte, ça dit la même chose " Je suis rentré chez moi J'ai cueilli quelques alexandrins dans le jardin abandonné Et j'ai garni d'un bouquet une choppe... Vienne la nuit , viennent les heures le bouquet a frémi dans ma demeure Hippolyte Salut bois couronnés...calme et volupté Aujourd'hui plus qu'hier...tout n'est qu'ordre et beauté Marche à travers les champs ...leurs larmes Ah ! frappe toi le coeur ...traîtres yeux Je suis hanté l'azur... mystérieux Aimez qui vous aima ...ont les charmes Et puis voici mon coeur ...brouillés Je m'en allais les poings...mouillés Mes pareils à deux fois...qui te ressemble Il faut beaucoup pleurer... et mourir Qui souffre ver de terre ...à loisir Je vais chercher sur terre ...vivre ensemble Oui, je viens dans son temple ...à la douceur Et la bonté sétend... ma soeur Eglantine Mon enfant... d'un reste de verdure Songe... et bien moins que demain D'aller là-bas...une fleur à la main Aimer...c'est là qu'est le génie Aimer... l'azur l'azur l'azur Au pays ...du berceau de la bière Les soleils ...qui ne battent que pour vous De ces ciels... dans mes poches crevées Pour mon esprit ...ne se font pas connaître Si... dire beaucoup d'adieux De tes... amoureux d'une étoile Brillant à travers ... un endoit écarté Là ,... adorer l'éternel Luxure ...à toute la nature Les commentaires lecture de Pointscommuns.com, 2008-10-27 04:46:26

considérations artistiques par Rut a baga Affectez un tag à cette news
Quelques mois après votre rencontre, alors que rien ne laisse supposer que vous vous reverrez il t’appelle. Ta voix tremble d’émotion tu bafouilles, tu te sens paumée et retrouvée, tu sais plus. Entre vous : une valse téléphonique très sentimentale. Le jour de vos retrouvailles les corps dansent et virevoltent. Cela dure et puis. Tu as d’autres soucis, des préoccupations de toutes sortes, tu l’aimes à peine, presque plus. Tu t’essouffles. Tu l’appelles de moins en moins souvent et comme de bien entendu, cela créé un déséquilibre. Il s’acharne, devient maladroit, passe de la colère à l’amertume, tente des redressements, des explications, des formules, s’enlise. Il téléphone à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. Un soir, totalement ivre et excédé, il arrive chez toi et te fait une scène. Tu déménages, tu te mets en liste rouge, tu te demandes comment tu as pu aimer quelqu’un d’aussi peu équilibré. Ne pouvant plus t’atteindre il peint avec acharnement, lacère ses toiles de déchirures, de larmes, de ténébreuses visions où des ombres criardes et des sexes étals s’exhibent sous des ciels de braise. Les toiles se vendent. C’est la première fois de son existence qu’il obtient une certaine reconnaissance. Il est fatigué mais heureux. Dix ans passent. De toi il a tout oublié, la violence de ses oeuvres s’est estompée au profit d’une certaine sérénité. Il s’intéresse aux paysages, aux grèves des bords de mer. Il peint des personnages heureux qui se tiennent assis sous des parasols où s’agitent dans les vagues. Mais ça n’intéresse plus personne. Ni sur le fond ni sur la forme. Longtemps après cette histoire (dont tu dis souvent qu’elle a été lamentable) tu fais une autre rencontre. Alors que rien ne dit que vous vous reverrez, tu lui envoies une lettre polie à laquelle il répond de manière très séduisante. Entre vous s’élabore une chorégraphie lente et sensuelle. Le jour de votre premier rendez-vous, vos corps tanguent et écument. Après toute une série de lettres, il s’essouffle, écrit de moins en moins souvent. Tu te sens un peu perdue, tu insistes, tu t’avères désastreuse, maladroite, gauche, désordonnée, confuse, tu tentes des redressements, des explications, des formules, tu ne cesses de t’enliser. Il ne répond plus du tout. Alors tu le laisses quitter ta vie, définitivement. Mais tu restes une ouvrière âpre au grain. Tu écris des histoires sur les hommes et les femmes qui ne savent pas ce qu’ils veulent, qui se déchirent, se heurtent, ignorent comment s’y prendre avec l’amour. Tu cherches des raisons à ces querelles ancestrales, tu penses que ça dure depuis toujours, que ça ne changera jamais. Tu lis la vie des grands mystiques, des philosophes, des exilés, tu lis des tonnes de livres et tu te dis que de tous temps on a cherché des voies de secours, des sphères protégées. Tu travailles avec acharnement, tu veux arriver à quelque chose, coûte que coûte. Ce que tu ne trouves pas dans l’autre, tu le trouveras en toi. Tu lacères les pages de tes déchirures, de tes plaies, de toutes les douceurs malmenées, tu traques l’altération, la transfiguration, tu convoques la métamorphose, tu évoques l’absence, tu jettes des mots qui se perdent dans des gouffres abyssaux où échouent des aubes impuissantes à voir le jour. Tu penses que tu n’arriveras pas jusqu’au bout, que c’est trop douloureux, que tu ne vois plus clair en toi. Mais tes livres sont appréciés. Pour la première fois de ton existence tu obtiens une reconnaissance. On dit que tu touches à une certaine forme de vérité, que ton écriture sait enfin de quoi elle parle. Tu fais la connaissance d’un autre homme, mais tu le fuis très vite. L’épuisement des rencontres, tu connais. Les émotions fortes, tu as donné. Désormais tu contrôles, tu maîtrises. Tout va mieux dans ta vie. Tu as retrouvé ton équilibre. Tu fais du sport, tu gagnes bien ta vie. Tu deviens ambitieuse. Comme tu n’as plus rien à dire sur l’amour, tu écris sur autre chose, sur l’air du temps, la politique, sur ce que tu penses de la télévision, des médias, des écrivains, de l’injustice, de la misère. Mais ça n’intéresse plus personne. Ni sur le fond, ni sur la forme. Salut à tous - Ruth Les commentaires lecture de Pointscommuns.com, 2008-10-27 04:46:26

juste comme ça, pour rien, pour causer par Jehhess Affectez un tag à cette news
Ça commençait à devenir parfois aigre-doux. Pas trop souvent, mais c’étaient les premières alarmes auxquelles j’aurais du prêter plus d’attention, et les désamorcer en en parlant tranquillement. Mais bon, j’y croyais encore. Puis aussi, je me disais que l’on ne sait pas toujours ce qui se passe dans la vie des autres, qui les rend ronchons certains jours, on l’apprend après, et alors on comprend. Donc, c’est toute guillerette que je me rendais là bas, invitée à l’improviste à prendre un petit café en discutant du projet de déco qu’on étudiait ensemble. Beau gros projet, car des sous, y en avait (y en a encore), j’apprenais presque à chaque fois l’existence d’une nouvelle propriété… Ce décalage entre nos revenus n’était pas innocent dans les propos aigre-doux, je dois dire. Comment faire comprendre certaines préoccupations à quelqu’un qui ne les a jamais connues ? Puis, y avait tant de « points communs », tant de grandes crises de rire aussi, au diapason total pour l’humour autant que pour les centres d’intérêt. Alors, le vertige des sous, je n’avais pas, d’autant moins que je n’avais pas su tout ça au départ, c’était si simple et évident cette histoire, légère et joyeuse. Mais, en chemin, avec tous mes plans et documents, je me sentais quand même les mains vides, donc, j’étais passée en urgence à la boulangerie du coin. « il vous reste que ça ? » « bon, ok, je prends… au fait, c’est quoi? » Driiiing… « b’jou’ ‘a va bien ? « tiens, voilà avec le kawa » « oh, c’est quoi ? » Et là, c’était moi qui devenais grinçante : « des mendiants !!! je suis sûre que t’en as jamais eu chez toi ! » « euuuuuuuuh, non… » « ben voilà, comme ça, tu sauras comment c’est (grrrrrrrr), évidemment, j’aurai du t’apporter une tropézienne, ça t’aurait davantage convenu ; parce qu’une religieuse, t’aurais pas aimé, n’est ce pas ? » « hé, tu me connais bien…mais… tu penses trop !… » Du coup, on a oublié de les manger, les mendiants, ils ont du rassir dans un coin, ou être virés poubelle. Si ça avait été des financiers, ah là, peut-être que. On ne refait pas l’histoire. Forte de ce souvenir, je voulais trouver un petit texte marrant, qui par exemple, aurait commencé dans un train, de Paris à Brest, dans le compartiment, y aurait eu un financier et une religieuse, dehors un orage avec des éclairs…puis, j’ai pas eu le courage, puis, j’ai pas eu les idées, puis j’ai eu d’autres idées en tête, puis j’ai retrouvé ce fichier ébauché sur l’ordi, alors j’ai improvisé de raconter juste ça, juste pour me détendre, sans prétention aucune. pour que ce fichier serve à quelque chose? Au fait, dans quelle catégorie je vais bien pouvoir mettre ça maintenant ? Les commentaires lecture de Pointscommuns.com, 2008-10-27 04:46:26