Les commentaires cinema de Pointscommuns.com
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Coeur d'oiseau par Lucilius 
Sous un ciel « grand bleu » où rayonne la Vie, De tristesse et Suicide est mort mon Canari. Pendu au plus haut de sa charmante cage, Il a cessé soudain de siffler ses hommages, Mais que voulait-il dire par ses tristes passages, Lorsqu’en son œil humide je devinais l’ombrage ? Un accident pour sûr, est de ce drame la cause, Un Cœur d’Oiseau jamais, ne s’enflamme ou n’ose. Dessous la paille séchée qui lui servait de lit, Il remisait la clé des grilles de son nid, Et les plus grands Secrets de son Cœur triste et gris. Son Trésor gisait là, une lettre d’amour, Quelques lignes de sa Plume et enroulés autour, Trois cheveux de ma belle en voyage au long cours… Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-13 03:44:27

Sous un ciel « grand bleu » où rayonne la Vie, De tristesse et Suicide est mort mon Canari. Pendu au plus haut de sa charmante cage, Il a cessé soudain de siffler ses hommages, Mais que voulait-il dire par ses tristes passages, Lorsqu’en son œil humide je devinais l’ombrage ? Un accident pour sûr, est de ce drame la cause, Un Cœur d’Oiseau jamais, ne s’enflamme ou n’ose. Dessous la paille séchée qui lui servait de lit, Il remisait la clé des grilles de son nid, Et les plus grands Secrets de son Cœur triste et gris. Son Trésor gisait là, une lettre d’amour, Quelques lignes de sa Plume et enroulés autour, Trois cheveux de ma belle en voyage au long cours… Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-13 03:44:27
the world ends with you par The_special_one 
On devrait interdire les romans de Guillaume Musso, les rediffusions de Santa Barbara et toutes les chansons d'amour de Mike Brandt quelle qu'elle soit. Ce sont des outils de torture plus monstrueux que la gégène. Vous vous entendez dire doucement 'Je n'ai aimé que toi' à un combiné de téléphone muet. Vous avez le sentiment de jouer dans un mauvais soap opera brésilien. Malheureusement, il n'y a rien de drôle, votre voix parfaitement doublée n'est pas celle de Colombo ou de l'inspecteur Harry. Et vos larmes ne sont pas composés de glycérine. Elles sont bien réelles. Ce matin, je me suis levée en pensant stupidement à elle, faute de mieux, par habitude du néant. J'avais envie de m'acheter un révolver . Certains au réveil ont une envie de pains au chocolat ou de chouquettes avec un peu de confiture à la rhubarbe. Moi, je voulais simplement tenir dans mes mains une arme à feu. Au bas de mon immeuble, j'ai croisé une voisine, l'octogénaire qui vous attrape le bras, et vous supplie d'échanger un mot avec vous, avec l'œil triste d'un caniche abandonné sur une aire d'autoroute. J'aurais voulu lui rendre service en lui tirant une balle dans le tibia, pour lui épargner de prochaines fractures du col du fémur, pour mettre fin à ses crises d'arthrites à répétition ou pour raviver une lueur dans ses yeux mornes rongés par la cataracte. Je suis rentré dans l'armurerie. Le vendeur m'a regardé avec un air mauvais, il avait la moustache de Noël Mammère et l'odeur rance de sueur mêlée à celle du tabac froid de mauvaise qualité. Je voudrais celui-là s'il vous plaît ... j'ai dit d'une voix enfantine et d'un œil gourmand comme si je choisissais une tartelette au citron dans une pâtisserie Ladurée. Sur le chemin du retour, une pluie glacée m'accompagnait silencieusement. J'ai croisé mon voisin de palier, Eric, un gars dont la bite jouait à la fois le rôle de cerveau et d'appareil génital. Il était agent de sécurité au Père Lachaise, ça ne s'invente pas, on ne sait jamais, les vols à la sauvette sont très fréquents dans ce genre de lieu. Ses hobbies étaient de se muscler à pas d'heure et les salopes de tout âge comme il le disait si joliment. Ce Néandertalien vouait une passion sans bornes pour les séries de squats, les pitbulls et les pipes à la chantilly. Sa référence cinématographique était Scary Movie. Voilà tout est dit.. Le mélange lexomil, 8.6, cannabis sativa aidant, j'ai répondu furtivement à son salut amical, lui expliquant que j'étais pressé. Oui j'étais pressé d'en finir avec tout, avec le monde. Personne n'est à l'abri de rien, même pas moi. J'ai longtemps cru que je pouvais faire partie du monde. J'y ai cru énormément, malgré tout, malgré moi. Mais il faut se rendre à l'évidence, s'efforcer d'être raisonnable. Si l'on ne peut rien partager, si l'on ne peut aimer et ne pas avoir la possibilité d'être aimé, alors l'existence perd toute sa substance, elle est dénuée de toute sa moelle, de toute sa signification. J'ai toujours cru à un monde juste adéquat. J'ai cru que le monde allait me faire des faveurs en fonction de mon attitude, de mes gestes, de mon moi en quelque sorte. Je me donnais beaucoup d'importance. A présent, j'ai compris. Plus rien n'a d'importance à mes yeux. J'attends. Je suis spectateur pour l'éternité. J'enfouirai mes sentiments sous des blocs de peurs, d'angoisses et de déception. Je ne donnerai plus jamais l'accès à ce flot d'amour. Je passerai mon chemin. Le doute est cruel sur le long terme, mais je préfère largement le bénéfice du doute que la dure réalité qui m'éclate à la face. Je préfère les fantasmes inoffensifs que l'indifférence affichée à mon égard. Je préfère la mélancolie dépressive à la tristesse sourde, pleine, intense qui surgit à l'intérieur de vous et vous dévore viscéralement. J'aurais préféré ne pas vous le dire mais je n'ai aimé qu'elle. Dorénavant, plus rien ne sera comme avant. J'ai inspiré lentement et profondément, laissant diffuser l'oxygène dans le creux des poumons. J'ai regardé avec crainte l'éclat du canon de mon revolver. La chaleur de la crosse en noyer m'a alors réconforté. Mon regard est tombé sur le barillet vide, orphelin de ses balles. Je me suis rendu compte que le monde avait encore besoin de moi et j'ai souri. Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-13 03:44:27

On devrait interdire les romans de Guillaume Musso, les rediffusions de Santa Barbara et toutes les chansons d'amour de Mike Brandt quelle qu'elle soit. Ce sont des outils de torture plus monstrueux que la gégène. Vous vous entendez dire doucement 'Je n'ai aimé que toi' à un combiné de téléphone muet. Vous avez le sentiment de jouer dans un mauvais soap opera brésilien. Malheureusement, il n'y a rien de drôle, votre voix parfaitement doublée n'est pas celle de Colombo ou de l'inspecteur Harry. Et vos larmes ne sont pas composés de glycérine. Elles sont bien réelles. Ce matin, je me suis levée en pensant stupidement à elle, faute de mieux, par habitude du néant. J'avais envie de m'acheter un révolver . Certains au réveil ont une envie de pains au chocolat ou de chouquettes avec un peu de confiture à la rhubarbe. Moi, je voulais simplement tenir dans mes mains une arme à feu. Au bas de mon immeuble, j'ai croisé une voisine, l'octogénaire qui vous attrape le bras, et vous supplie d'échanger un mot avec vous, avec l'œil triste d'un caniche abandonné sur une aire d'autoroute. J'aurais voulu lui rendre service en lui tirant une balle dans le tibia, pour lui épargner de prochaines fractures du col du fémur, pour mettre fin à ses crises d'arthrites à répétition ou pour raviver une lueur dans ses yeux mornes rongés par la cataracte. Je suis rentré dans l'armurerie. Le vendeur m'a regardé avec un air mauvais, il avait la moustache de Noël Mammère et l'odeur rance de sueur mêlée à celle du tabac froid de mauvaise qualité. Je voudrais celui-là s'il vous plaît ... j'ai dit d'une voix enfantine et d'un œil gourmand comme si je choisissais une tartelette au citron dans une pâtisserie Ladurée. Sur le chemin du retour, une pluie glacée m'accompagnait silencieusement. J'ai croisé mon voisin de palier, Eric, un gars dont la bite jouait à la fois le rôle de cerveau et d'appareil génital. Il était agent de sécurité au Père Lachaise, ça ne s'invente pas, on ne sait jamais, les vols à la sauvette sont très fréquents dans ce genre de lieu. Ses hobbies étaient de se muscler à pas d'heure et les salopes de tout âge comme il le disait si joliment. Ce Néandertalien vouait une passion sans bornes pour les séries de squats, les pitbulls et les pipes à la chantilly. Sa référence cinématographique était Scary Movie. Voilà tout est dit.. Le mélange lexomil, 8.6, cannabis sativa aidant, j'ai répondu furtivement à son salut amical, lui expliquant que j'étais pressé. Oui j'étais pressé d'en finir avec tout, avec le monde. Personne n'est à l'abri de rien, même pas moi. J'ai longtemps cru que je pouvais faire partie du monde. J'y ai cru énormément, malgré tout, malgré moi. Mais il faut se rendre à l'évidence, s'efforcer d'être raisonnable. Si l'on ne peut rien partager, si l'on ne peut aimer et ne pas avoir la possibilité d'être aimé, alors l'existence perd toute sa substance, elle est dénuée de toute sa moelle, de toute sa signification. J'ai toujours cru à un monde juste adéquat. J'ai cru que le monde allait me faire des faveurs en fonction de mon attitude, de mes gestes, de mon moi en quelque sorte. Je me donnais beaucoup d'importance. A présent, j'ai compris. Plus rien n'a d'importance à mes yeux. J'attends. Je suis spectateur pour l'éternité. J'enfouirai mes sentiments sous des blocs de peurs, d'angoisses et de déception. Je ne donnerai plus jamais l'accès à ce flot d'amour. Je passerai mon chemin. Le doute est cruel sur le long terme, mais je préfère largement le bénéfice du doute que la dure réalité qui m'éclate à la face. Je préfère les fantasmes inoffensifs que l'indifférence affichée à mon égard. Je préfère la mélancolie dépressive à la tristesse sourde, pleine, intense qui surgit à l'intérieur de vous et vous dévore viscéralement. J'aurais préféré ne pas vous le dire mais je n'ai aimé qu'elle. Dorénavant, plus rien ne sera comme avant. J'ai inspiré lentement et profondément, laissant diffuser l'oxygène dans le creux des poumons. J'ai regardé avec crainte l'éclat du canon de mon revolver. La chaleur de la crosse en noyer m'a alors réconforté. Mon regard est tombé sur le barillet vide, orphelin de ses balles. Je me suis rendu compte que le monde avait encore besoin de moi et j'ai souri. Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-13 03:44:27
Sauvez Willy ! par Agrion 
Je suis affreusement déçue de constater que sur ce site, on ne parle pas davantage des dauphins . Pourtant, les dauphins sont des animaux très gentils. Ils sont même souvent plus gentils que les humains . Ils ne sont pas des poissons, comme le croient beaucoup de gens, mais des mammifères qui nourrissent leurs petits avec leurs mammelles . Leurs petits sont très mignons et, déjà tout petits, apprennent à faire des cabrioles et des galipettes dans l'eau bleue des océans . Des films ont été faits sur les dauphins, mais pas beaucoup et c'est dommage pour les petits enfants qui voudraient bien les connaître. Quand on aime les dauphins comme moi, on en a plein dans sa maison, dans la salle de bain par exemple : sur le rideau de douche, en forme de verre à dents, de porte-savon, en motifs sur le panier de linge sale, en luminaires de cristal et c'est très joli . J'en ai gagné un un jour au grand concours de la plus belle endive, c'était le premier prix, une coupe à fruits en forme de dauphin bondissant . Ils ont toujours le sourire même quand le monde est cruel avec eux . Cet été, j'ai pu aller au Marineland, j'ai vu plein de mes animaux chéris mais aussi des orques, des requins qui eux sont très méchants, et j'ai acheté pour ma cousine un dauphin en bois, il est debout et sur le socle il y écrit "dolphin", ce qui veut dire dauphin en anglais. Ma cousine était très contente et depuis, elle aussi fait la collection . Alors amis des bêtes, je pousse un cri : AHHHH ! Sauvons les dauphins de la cruauté des méchants, rassemblons-nous tous place du trocadéro pour dire que les droits des animaux c'est comme les droits de l'Homme . Et que le dauphin est un homme comme les autres .Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-13 03:44:27

Je suis affreusement déçue de constater que sur ce site, on ne parle pas davantage des dauphins . Pourtant, les dauphins sont des animaux très gentils. Ils sont même souvent plus gentils que les humains . Ils ne sont pas des poissons, comme le croient beaucoup de gens, mais des mammifères qui nourrissent leurs petits avec leurs mammelles . Leurs petits sont très mignons et, déjà tout petits, apprennent à faire des cabrioles et des galipettes dans l'eau bleue des océans . Des films ont été faits sur les dauphins, mais pas beaucoup et c'est dommage pour les petits enfants qui voudraient bien les connaître. Quand on aime les dauphins comme moi, on en a plein dans sa maison, dans la salle de bain par exemple : sur le rideau de douche, en forme de verre à dents, de porte-savon, en motifs sur le panier de linge sale, en luminaires de cristal et c'est très joli . J'en ai gagné un un jour au grand concours de la plus belle endive, c'était le premier prix, une coupe à fruits en forme de dauphin bondissant . Ils ont toujours le sourire même quand le monde est cruel avec eux . Cet été, j'ai pu aller au Marineland, j'ai vu plein de mes animaux chéris mais aussi des orques, des requins qui eux sont très méchants, et j'ai acheté pour ma cousine un dauphin en bois, il est debout et sur le socle il y écrit "dolphin", ce qui veut dire dauphin en anglais. Ma cousine était très contente et depuis, elle aussi fait la collection . Alors amis des bêtes, je pousse un cri : AHHHH ! Sauvons les dauphins de la cruauté des méchants, rassemblons-nous tous place du trocadéro pour dire que les droits des animaux c'est comme les droits de l'Homme . Et que le dauphin est un homme comme les autres .Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-13 03:44:27
« La Finaliste du concours de Miss OK, la Naine Vilaine et le Mec à tête de têtard » par Angels-Kane 
« La Finaliste du concours de Miss OK, la Naine Vilaine et le Mec à tête de têtard » A l’aube des années 90, à trois ou quatre ans près, ce n’était pas encore le règne du préservatif. On nous avait conditionné, nous, les filles, à la perspective de la pilule. Ok magazine en tartinait des pages, Girls aussi. Mais, ces deux fondamentaux de la veine existentialiste jouent un rôle dans une autre histoire. Pour info sur l’indice des prix, OK Magazine, noble hebdomadaire coûtait deux francs, soit 0,30 centimes d’euros. Un peu plus avant ces années à l’aube des années 90, – l’époque en fait où se situe ma première histoire - il y avait un truc crucial: Le concours annuel Miss OK. Flavie Flament l’a gagné (Mais oui !). Et aussi une blondasse de mon collège : Joëlle. Enfin non, elle avait été finaliste. Elle était montée à Paris. Elle était en photo dans le magazine. Pas moi. Mais elle n’avait pas de vélo. Et elle se tapait à pied les 3 kilomètres qui séparaient le collège-lycée (dernières années permissives, tous les mômes dans le même bahut de 11 à 20 ans, et on clopait dans la cour dès la 5ème) de la « Cité du Paradis », là où on habitait quasiment tous, sauf ceux, par centaines, qui attendaient les cars, pour rentrer chez eux, parfois à quarante bornes de notre bled. Il était bizarre ce bled. Plein d’églises. Il y en avait une, qui englobait la Cité du Paradis dans sa paroisse, et où on suivait le catéchisme, l’Eglise Notre Dame, où à chaque messe, il y avait encore 20 enfants de chœur, en tenue religieuse datant de Napoléon, l’aube rouge, la tunique blanche, et le truc que porte le pape sur la tête, mais en rouge. Nous, les filles, on s’agenouillait, juste à la limite de la grille qui fermait la sacristie, où il n’y avait que des mecs, le curé, et ses enfants de chœur en tenue rétrograde. On sortait notre langue on attendait le corps…du Christ. Donc en vélo, on remontait les ruelles autour de l’église, puis celles contournant le couvent où vivaient encore une communauté de nonnes (super délicieux les biscuits qu’elles confectionnaient), puis la ville médiévale s’achevait en anciennes douves transformées en promenade bordée de fossés très profonds et d’arbres tricentenaires qui ne laissaient quasiment pas filtrer la lumière du jour. Ce lieu se nommait « la Gueule d’Enfer ». Et puis après c’était la N 12 : Paris à l’Est, 100 km. Les plages de Normandie à l’Ouest : 100 km aussi. La Gueule d’Enfer, Le cimetière et la Cité, du paradis. La Joëlle finaliste du concours de Miss OK avait un mec attitré. Une sorte de mec, avec des yeux ronds, qui lui sortaient un peu des orbites, mais il avait l’étiquette du « beau mec ». Il était surtout en 3ème, ou même en seconde, et nous on devait péniblement terminer notre 5ème ou commencer la 4ème. Allez savoir pourquoi, il avait le béguin pour moi. Il était le mec attitrée de l’une des finalistes du concours de Miss OK, une blonde, et il fallait en convenir, une belle gueule et bien fichue, et il avait le béguin pour moi. Les mecs de seconde étaient bizarres. Incapable de me croiser dans les couloirs sans se retourner, et avancer, comme un andouille, la tête dévissée en matant derrière lui, le plus longtemps possible. Moi je n’avais rien demandé. Mais ce n’est pas pour autant que je pressais le pas dans le couloir. Et je lui rendais ses œillades. En plus discrètement. Le prétexte des filles : le longs balancements de cheveux super longs vers l’arrière – j’avais interdiction maternelle formelle de me les couper et je haissais ces longs cheveux raides, je révais d’avoir ceux de Brooke Schield – pour vérifier si il me regardait encore ou pas. Un mec de seconde, qui ne me plaisait pas, mais que la moitié de la population féminine des 5ème et des 4ème se rêvaient, ça méritait que l’on entretienne un peu la légende. Question de cotation auprès du reste de la population du collège. Un soir, je pédalais sur la ligne toute droite de la route du paradis, 500 mètres de long, qui longeait le cimetière pour rejoindre la cité La Joëlle, elle , rentrait à pied, flanquée d’une vilaine, petite et mal fichue, que j’ai toujours connue avec un tee-shirt à la gloire de Travolta, alors que ça commençait à dater un peu cette histoire. Et avec le courage des dégonflées, la Joëlle, finaliste miss OK, mais trop fauchée pour avoir un vélo, flanquée de sa vilaine, me décochent ‘les archaiques-féminins : Vengeance ! Si mon mec la mate, c’est qu’elle l’allume. C’est une salope. Et elles commencent à m’insulter, alors que je suis déjà loin. Elles gueulent « Eh la pucelle d’Orléans ! Et pauvre pucelle ! Pucelle ! Hé Ho la pucelle !» J’en déduis que la Joëlle, elle, n’avait pas mis en pratique que les préceptes « organisation du concours » du magazine OK mais aussi toutes les pages de toutes les semaines « pilule et comment coucher », ce qui à l’époque, n’était pas mon cas et les pétasses, elles avaient visé juste. Moins d’une année que je supportais péniblement de porter un soutif plus de deux heures. Tout avait poussé en même temps. Cela avait commencé par un allongement brutal, quasiment 1 m70 et ça continuait. C’était plutôt pas mal. Toute l’enfance avait fondue. J’étais encore un garçon, je ne voulais être qu’un garçon, mais en plus grand, avec de plus longues jambes, une prise plus simple et plus efficace avec les bras plus agiles pour grimper aux arbres. J’étais devenue grande, et légère. Mais du côté des seins, ça avait poussé aussi vite, et le 85B, il ne fallait même plus y penser. J’avais attendu le dernier moment, et il fallait s’habituer à ce truc, cette camisole étouffante en haut du buste : un 90 B en satin bleu clair. Je le mettais. Je m’allongeais sur mon lit, 10 minutes. Puis je me relevais. J’enlevais ce truc étouffant, entravant, mais ça n’allait pas non plus. Je ne pouvais plus bouger. J’avais ces extensions qui bougeaient dès que je bougeais. J’avais honte. Alors je remettais l’instrument de torture. Je me ré-allongeais. Je pensais à la fille de la danse, qui ELLE, en portait un depuis belle lurette. Tout se voyait sous notre simple juste au corps de danse-gymnastique, aux manches ultra-courtes, échancré au niveau du haut des cuisses, que l’on devait porter sans collant, d’un parme très clair et délicat. Et pour celles qui n'étaient plus des garçons, on se tortillait dans ce maillage minuscule et transparent, super honteuses, en souhaitant trés vite que l'année prochaine arrive, et avec elle, son juste au corps intégral, jambières et tout, en lycra bien épais, bien opaque, rose fushia. J’ai abdiqué sur deux points : j’ai laissé le 90B régner sur le haut de mon buste et j’ai abandonné mon serment « d’être toujours un garçon » J’avais testé l’effet de ces transformations, à la Gueule d’Enfer, sur les « vrais garçons » par des entraînements de roulages de patin à en avoir une paralysie faciale et une lutte sans merci, pour ré-accrocher ce maudis 90B redécroché par les dit-garçons dans la minute qui suivait. J’apprenais à être une fille. M’ouais, ça valait peut-être la peine. Revenons à Joëlle, la finaliste de Miss OK qui me traite de « pucelle » sur la route du paradis : Ni une, ni deux, je fais demi-tour avec mon vélo, et à mi chemin du cimetière et de la gueule d’enfer, je m’arrête, bien calée sur mes deux pieds et leur demande de me redire en face ce qu’elles viennent de me balancer par derrière. Les couard(es) : « Nan…mais tu sais…c’est parce que avec machin, c’est super sérieux depuis des mois…et j’ai l’impression…que tu sais, il est tellement mignon, nous, on nous a dit que tu le draguais, mais peut-être qu’on a mal compris… nan, mais on a dit ça comme ça… » Je ne sais pas. Peut-être parce que je n’ai jamais été blonde, plutôt le genre même super brune à cette époque là, et le regard encore moins clair qu’aujourd’hui, elle balisait la Joëlle finaliste miss OK. Et je lui ai balancé « Quoi, ta larve avec sa tête de têtard, un mec mignon ????? Mais tu te le gardes, je ne fais pas dans le batracien… » et les jambes un peu tremblantes, car je me méfiais de la naine super vilaine qui me regardait d’un air mauvais, prête à défendre sa finaliste miss OK à tout prix, j’ai ré enfourché ma bicyclette, et en gardant l’air digne, mais en ne traînant pas en chemin, j’ai remonté toute la route du paradis jusqu’à ma maison, bon, qui était l’une des plus belles du quartier, juste au bord de la cité constituée de centaine de maisons individuelles genre construites en une nuit, en carton pâte, et cela devait aussi jouer pour quelque chose dans l’agressivité dont j’avais été la cible, et cette fois là, sans rien avoir à me reprocher. Ne rien me reprocher ? Ce ne fût pas toujours le cas par la suite. Ce premier opus de Sexe, Mensonge, Jalousie et Contraception est clos. Mais il y en a d’autres, tant d’autres…pour celles et ceux que cela amuse... J’ignorais encore à l’époque, que c’était une configuration ultra classique et récurrente de la vie d’adulte. Et les derniers jours que je viens de vivre, que je suis en train de vivre, quasiment 25 années plus tard, viennent de me le prouver, et de façon ultra cuisante, une fois de plus… Suite au prochain épisode….  Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-13 03:44:27

« La Finaliste du concours de Miss OK, la Naine Vilaine et le Mec à tête de têtard » A l’aube des années 90, à trois ou quatre ans près, ce n’était pas encore le règne du préservatif. On nous avait conditionné, nous, les filles, à la perspective de la pilule. Ok magazine en tartinait des pages, Girls aussi. Mais, ces deux fondamentaux de la veine existentialiste jouent un rôle dans une autre histoire. Pour info sur l’indice des prix, OK Magazine, noble hebdomadaire coûtait deux francs, soit 0,30 centimes d’euros. Un peu plus avant ces années à l’aube des années 90, – l’époque en fait où se situe ma première histoire - il y avait un truc crucial: Le concours annuel Miss OK. Flavie Flament l’a gagné (Mais oui !). Et aussi une blondasse de mon collège : Joëlle. Enfin non, elle avait été finaliste. Elle était montée à Paris. Elle était en photo dans le magazine. Pas moi. Mais elle n’avait pas de vélo. Et elle se tapait à pied les 3 kilomètres qui séparaient le collège-lycée (dernières années permissives, tous les mômes dans le même bahut de 11 à 20 ans, et on clopait dans la cour dès la 5ème) de la « Cité du Paradis », là où on habitait quasiment tous, sauf ceux, par centaines, qui attendaient les cars, pour rentrer chez eux, parfois à quarante bornes de notre bled. Il était bizarre ce bled. Plein d’églises. Il y en avait une, qui englobait la Cité du Paradis dans sa paroisse, et où on suivait le catéchisme, l’Eglise Notre Dame, où à chaque messe, il y avait encore 20 enfants de chœur, en tenue religieuse datant de Napoléon, l’aube rouge, la tunique blanche, et le truc que porte le pape sur la tête, mais en rouge. Nous, les filles, on s’agenouillait, juste à la limite de la grille qui fermait la sacristie, où il n’y avait que des mecs, le curé, et ses enfants de chœur en tenue rétrograde. On sortait notre langue on attendait le corps…du Christ. Donc en vélo, on remontait les ruelles autour de l’église, puis celles contournant le couvent où vivaient encore une communauté de nonnes (super délicieux les biscuits qu’elles confectionnaient), puis la ville médiévale s’achevait en anciennes douves transformées en promenade bordée de fossés très profonds et d’arbres tricentenaires qui ne laissaient quasiment pas filtrer la lumière du jour. Ce lieu se nommait « la Gueule d’Enfer ». Et puis après c’était la N 12 : Paris à l’Est, 100 km. Les plages de Normandie à l’Ouest : 100 km aussi. La Gueule d’Enfer, Le cimetière et la Cité, du paradis. La Joëlle finaliste du concours de Miss OK avait un mec attitré. Une sorte de mec, avec des yeux ronds, qui lui sortaient un peu des orbites, mais il avait l’étiquette du « beau mec ». Il était surtout en 3ème, ou même en seconde, et nous on devait péniblement terminer notre 5ème ou commencer la 4ème. Allez savoir pourquoi, il avait le béguin pour moi. Il était le mec attitrée de l’une des finalistes du concours de Miss OK, une blonde, et il fallait en convenir, une belle gueule et bien fichue, et il avait le béguin pour moi. Les mecs de seconde étaient bizarres. Incapable de me croiser dans les couloirs sans se retourner, et avancer, comme un andouille, la tête dévissée en matant derrière lui, le plus longtemps possible. Moi je n’avais rien demandé. Mais ce n’est pas pour autant que je pressais le pas dans le couloir. Et je lui rendais ses œillades. En plus discrètement. Le prétexte des filles : le longs balancements de cheveux super longs vers l’arrière – j’avais interdiction maternelle formelle de me les couper et je haissais ces longs cheveux raides, je révais d’avoir ceux de Brooke Schield – pour vérifier si il me regardait encore ou pas. Un mec de seconde, qui ne me plaisait pas, mais que la moitié de la population féminine des 5ème et des 4ème se rêvaient, ça méritait que l’on entretienne un peu la légende. Question de cotation auprès du reste de la population du collège. Un soir, je pédalais sur la ligne toute droite de la route du paradis, 500 mètres de long, qui longeait le cimetière pour rejoindre la cité La Joëlle, elle , rentrait à pied, flanquée d’une vilaine, petite et mal fichue, que j’ai toujours connue avec un tee-shirt à la gloire de Travolta, alors que ça commençait à dater un peu cette histoire. Et avec le courage des dégonflées, la Joëlle, finaliste miss OK, mais trop fauchée pour avoir un vélo, flanquée de sa vilaine, me décochent ‘les archaiques-féminins : Vengeance ! Si mon mec la mate, c’est qu’elle l’allume. C’est une salope. Et elles commencent à m’insulter, alors que je suis déjà loin. Elles gueulent « Eh la pucelle d’Orléans ! Et pauvre pucelle ! Pucelle ! Hé Ho la pucelle !» J’en déduis que la Joëlle, elle, n’avait pas mis en pratique que les préceptes « organisation du concours » du magazine OK mais aussi toutes les pages de toutes les semaines « pilule et comment coucher », ce qui à l’époque, n’était pas mon cas et les pétasses, elles avaient visé juste. Moins d’une année que je supportais péniblement de porter un soutif plus de deux heures. Tout avait poussé en même temps. Cela avait commencé par un allongement brutal, quasiment 1 m70 et ça continuait. C’était plutôt pas mal. Toute l’enfance avait fondue. J’étais encore un garçon, je ne voulais être qu’un garçon, mais en plus grand, avec de plus longues jambes, une prise plus simple et plus efficace avec les bras plus agiles pour grimper aux arbres. J’étais devenue grande, et légère. Mais du côté des seins, ça avait poussé aussi vite, et le 85B, il ne fallait même plus y penser. J’avais attendu le dernier moment, et il fallait s’habituer à ce truc, cette camisole étouffante en haut du buste : un 90 B en satin bleu clair. Je le mettais. Je m’allongeais sur mon lit, 10 minutes. Puis je me relevais. J’enlevais ce truc étouffant, entravant, mais ça n’allait pas non plus. Je ne pouvais plus bouger. J’avais ces extensions qui bougeaient dès que je bougeais. J’avais honte. Alors je remettais l’instrument de torture. Je me ré-allongeais. Je pensais à la fille de la danse, qui ELLE, en portait un depuis belle lurette. Tout se voyait sous notre simple juste au corps de danse-gymnastique, aux manches ultra-courtes, échancré au niveau du haut des cuisses, que l’on devait porter sans collant, d’un parme très clair et délicat. Et pour celles qui n'étaient plus des garçons, on se tortillait dans ce maillage minuscule et transparent, super honteuses, en souhaitant trés vite que l'année prochaine arrive, et avec elle, son juste au corps intégral, jambières et tout, en lycra bien épais, bien opaque, rose fushia. J’ai abdiqué sur deux points : j’ai laissé le 90B régner sur le haut de mon buste et j’ai abandonné mon serment « d’être toujours un garçon » J’avais testé l’effet de ces transformations, à la Gueule d’Enfer, sur les « vrais garçons » par des entraînements de roulages de patin à en avoir une paralysie faciale et une lutte sans merci, pour ré-accrocher ce maudis 90B redécroché par les dit-garçons dans la minute qui suivait. J’apprenais à être une fille. M’ouais, ça valait peut-être la peine. Revenons à Joëlle, la finaliste de Miss OK qui me traite de « pucelle » sur la route du paradis : Ni une, ni deux, je fais demi-tour avec mon vélo, et à mi chemin du cimetière et de la gueule d’enfer, je m’arrête, bien calée sur mes deux pieds et leur demande de me redire en face ce qu’elles viennent de me balancer par derrière. Les couard(es) : « Nan…mais tu sais…c’est parce que avec machin, c’est super sérieux depuis des mois…et j’ai l’impression…que tu sais, il est tellement mignon, nous, on nous a dit que tu le draguais, mais peut-être qu’on a mal compris… nan, mais on a dit ça comme ça… » Je ne sais pas. Peut-être parce que je n’ai jamais été blonde, plutôt le genre même super brune à cette époque là, et le regard encore moins clair qu’aujourd’hui, elle balisait la Joëlle finaliste miss OK. Et je lui ai balancé « Quoi, ta larve avec sa tête de têtard, un mec mignon ????? Mais tu te le gardes, je ne fais pas dans le batracien… » et les jambes un peu tremblantes, car je me méfiais de la naine super vilaine qui me regardait d’un air mauvais, prête à défendre sa finaliste miss OK à tout prix, j’ai ré enfourché ma bicyclette, et en gardant l’air digne, mais en ne traînant pas en chemin, j’ai remonté toute la route du paradis jusqu’à ma maison, bon, qui était l’une des plus belles du quartier, juste au bord de la cité constituée de centaine de maisons individuelles genre construites en une nuit, en carton pâte, et cela devait aussi jouer pour quelque chose dans l’agressivité dont j’avais été la cible, et cette fois là, sans rien avoir à me reprocher. Ne rien me reprocher ? Ce ne fût pas toujours le cas par la suite. Ce premier opus de Sexe, Mensonge, Jalousie et Contraception est clos. Mais il y en a d’autres, tant d’autres…pour celles et ceux que cela amuse... J’ignorais encore à l’époque, que c’était une configuration ultra classique et récurrente de la vie d’adulte. Et les derniers jours que je viens de vivre, que je suis en train de vivre, quasiment 25 années plus tard, viennent de me le prouver, et de façon ultra cuisante, une fois de plus… Suite au prochain épisode….  Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-13 03:44:27
A nos parents par Lucilius 
Une nuit chez mes parents, Parenthèse provoquée, Au lever une maman, Tête à tête recherché. Premier jour de printemps, Mère, ne pas le manquer. Terrible anniversaire, En quarante quatre, hier, Cette sale guerre pris ton père, Pris ta joie toute entière. De chez lui l’arrachèrent, Ceux qui l’ont dénoncé, Lui et tout son réseau, Ceux qui l’ont enchaîné Patriotes Gestapo. Dés l’aube, le lendemain, Toutes deux, la fille, la mère, Serrant leurs petites mains, Supplièrent et pleurèrent, Ces brutes immondes en vain. A l’Hôtel Portugal, Siège de la Gestapo, Le sang mouillait les dalles, Officiaient les bourreaux. Du noir sous-sol montaient, Les cris des torturés, Sa voix tu la cherchais, Dans ces chœurs d’écorchés. A Buchenwald emmenés, Tous les autres dispersés, Certains sont revenus, Vous l’avez attendu… Oh quelle belle ville Vichy, Son Hôtel Portugal, Très propre et très fleuri, Où le grand parc s’étale, Tout y est harmonie. A l’ombre des allées, Se reposent les vieilles dames, Et leurs yeux si creusés, Reposent, veillent les âmes. Et je pense à ma mère, Ce père qu’on lui à pris, En quarante Quatre, hier, Mort, Libre, Insoumis. Un vent frais d’outre-Rhin Parfois souffle à Vichy, Et ravive son chagrin Dans son gris si joli. Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-13 03:44:27

Une nuit chez mes parents, Parenthèse provoquée, Au lever une maman, Tête à tête recherché. Premier jour de printemps, Mère, ne pas le manquer. Terrible anniversaire, En quarante quatre, hier, Cette sale guerre pris ton père, Pris ta joie toute entière. De chez lui l’arrachèrent, Ceux qui l’ont dénoncé, Lui et tout son réseau, Ceux qui l’ont enchaîné Patriotes Gestapo. Dés l’aube, le lendemain, Toutes deux, la fille, la mère, Serrant leurs petites mains, Supplièrent et pleurèrent, Ces brutes immondes en vain. A l’Hôtel Portugal, Siège de la Gestapo, Le sang mouillait les dalles, Officiaient les bourreaux. Du noir sous-sol montaient, Les cris des torturés, Sa voix tu la cherchais, Dans ces chœurs d’écorchés. A Buchenwald emmenés, Tous les autres dispersés, Certains sont revenus, Vous l’avez attendu… Oh quelle belle ville Vichy, Son Hôtel Portugal, Très propre et très fleuri, Où le grand parc s’étale, Tout y est harmonie. A l’ombre des allées, Se reposent les vieilles dames, Et leurs yeux si creusés, Reposent, veillent les âmes. Et je pense à ma mère, Ce père qu’on lui à pris, En quarante Quatre, hier, Mort, Libre, Insoumis. Un vent frais d’outre-Rhin Parfois souffle à Vichy, Et ravive son chagrin Dans son gris si joli. Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-13 03:44:27
Rengagez-vous, qu'y disaient... par Loustique_a_854 
Eh beh… J’ai fait un stage de télé il y a peu…Suis fan de pub, habituellement, y’a pas… j’m’en délecte, un vrai vice… la nuit des publivores, c’est tout bon pour ma pomme, surtout les belges et les canadiennes, m’enfin là c’est une autre histoire… Ici, le sinistre reprend du poil de la bête… Chais pas si vous êtes tombés dessus, mais moi, j’en reste navrée durablement… grave navrée… pis du matraquage encore… je mets le lien, je le retaperai dans les réacs, enfin peut-être, si j’ai l’temps… http://fr.youtube.com/watch?v=75tLwHAt2PY&feature=related Effroyable, les mots me manquent… honteux, cynique… J’vous la fais en version sur-titrée… Faut l’imaginer sur une musique de bourrin post-techno-pré-3ème guerre mondiale, un truc entre urgences et matrix… ------------------------------------------------------------------------------------------------- DJEUNE de France et d'Navarre, INTEGRE L'ARMEE ! - tu deviendras beau et musclé, ton regard sera clair, déterminé - on va te donner un grand beau fusil pour faire plein de trous partout (des petits trous, des gros trous… mais surtout PLEIN de trous, très vite, en rafales…) - tu sauras garder des loisirs de djeunes branchouilles (le bowling, le billard…) - tu vivras dans un univers exaltant de technologies viriles (l’hélico et le char en arrière plan, la tenue dont même Rambo n’ose pas rêver…) - tu tomberas les gonzesses comme des mouches, et t’auras les moyens de te payer la grosse moto… - t’auras des lunettes delamortquitue - tu seras aux commandes - tu sauras manipuler Googlemaps comme un Dieu pour délimiter ta cible - tu seras fort et viril pour tirer tes amis du gouffre... -------------------------------------------------------------------------------------------------- En plus, c’est super fort, images efficaces, ça joue sur tous les registres pour les paumés de la croissance libérale : les autres te regarderont enfin, tu seras un winner, un décideur, un maqué, un killer de dancefloor et de snooker… Et à côté de ça, t’as des petits gars qui tombent dans ce piège grossier pour au final terminer leurs jours dans des déserts lointains. Ok, z’avaient signé pour, et probablement c’était une bonne chance de s’en sortir avec l’armée… Mais là, franchement, la poudre aux yeux… moi ça me fait gerber ! Ici, c’est Pascal, mais y’a aussi Martin, là, http://fr.youtube.com/watch?v=_mLS6JiiV6k&feature=related c’est plus l’intello, petit col blanc, cible les profils techno, l’ordi, les bécanes… peut-être les échecs aux écoles d’ingénieurs… Sinon, mêmes ficelles, en plus il a le droit de procréer entre deux missions, la clâââââââsse… Allez, vive l’amour ! ! ! http://fr.youtube.com/watch?v=ra47d4z2Gik Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-13 03:44:27

Eh beh… J’ai fait un stage de télé il y a peu…Suis fan de pub, habituellement, y’a pas… j’m’en délecte, un vrai vice… la nuit des publivores, c’est tout bon pour ma pomme, surtout les belges et les canadiennes, m’enfin là c’est une autre histoire… Ici, le sinistre reprend du poil de la bête… Chais pas si vous êtes tombés dessus, mais moi, j’en reste navrée durablement… grave navrée… pis du matraquage encore… je mets le lien, je le retaperai dans les réacs, enfin peut-être, si j’ai l’temps… http://fr.youtube.com/watch?v=75tLwHAt2PY&feature=related Effroyable, les mots me manquent… honteux, cynique… J’vous la fais en version sur-titrée… Faut l’imaginer sur une musique de bourrin post-techno-pré-3ème guerre mondiale, un truc entre urgences et matrix… ------------------------------------------------------------------------------------------------- DJEUNE de France et d'Navarre, INTEGRE L'ARMEE ! - tu deviendras beau et musclé, ton regard sera clair, déterminé - on va te donner un grand beau fusil pour faire plein de trous partout (des petits trous, des gros trous… mais surtout PLEIN de trous, très vite, en rafales…) - tu sauras garder des loisirs de djeunes branchouilles (le bowling, le billard…) - tu vivras dans un univers exaltant de technologies viriles (l’hélico et le char en arrière plan, la tenue dont même Rambo n’ose pas rêver…) - tu tomberas les gonzesses comme des mouches, et t’auras les moyens de te payer la grosse moto… - t’auras des lunettes delamortquitue - tu seras aux commandes - tu sauras manipuler Googlemaps comme un Dieu pour délimiter ta cible - tu seras fort et viril pour tirer tes amis du gouffre... -------------------------------------------------------------------------------------------------- En plus, c’est super fort, images efficaces, ça joue sur tous les registres pour les paumés de la croissance libérale : les autres te regarderont enfin, tu seras un winner, un décideur, un maqué, un killer de dancefloor et de snooker… Et à côté de ça, t’as des petits gars qui tombent dans ce piège grossier pour au final terminer leurs jours dans des déserts lointains. Ok, z’avaient signé pour, et probablement c’était une bonne chance de s’en sortir avec l’armée… Mais là, franchement, la poudre aux yeux… moi ça me fait gerber ! Ici, c’est Pascal, mais y’a aussi Martin, là, http://fr.youtube.com/watch?v=_mLS6JiiV6k&feature=related c’est plus l’intello, petit col blanc, cible les profils techno, l’ordi, les bécanes… peut-être les échecs aux écoles d’ingénieurs… Sinon, mêmes ficelles, en plus il a le droit de procréer entre deux missions, la clâââââââsse… Allez, vive l’amour ! ! ! http://fr.youtube.com/watch?v=ra47d4z2Gik Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-13 03:44:27
femme rousse en habit vert par Bettyboop20 
Délicate comme sa broderie, sombre comme une héroïne de Zola ou lumineuse comme une Vierge, chatoyante comme une forêt en automne! Un poéme mit en image, une musique mise en peinture, au fil de le soie au fil du temps point après point seconde après seconde tisse la beauté noue le destin laisser le temps au temps, à l'espace et à la vie, s'apprivoiser, lâcher prise et le chemin peut illuminer de grâce même les perspectives les plus sombres.Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-13 03:44:27

Délicate comme sa broderie, sombre comme une héroïne de Zola ou lumineuse comme une Vierge, chatoyante comme une forêt en automne! Un poéme mit en image, une musique mise en peinture, au fil de le soie au fil du temps point après point seconde après seconde tisse la beauté noue le destin laisser le temps au temps, à l'espace et à la vie, s'apprivoiser, lâcher prise et le chemin peut illuminer de grâce même les perspectives les plus sombres.Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-13 03:44:27
Urgences par Pauline44 
Impossible de détacher ma pensée de cet homme, aide-soignant dans le service Urgences de l'hôpital. Des cheveux bruns, le visage fatigué mais attentif, sa présence auprès des malades et des familles égarées est d'une touchante humanité. Pendant cinq heures, j'ai pu l'observer. Ses collègues ne lui ressemblent en rien. Je l'ai vu nettoyer le vomi d'un malade, lui changer son drap, lui parler avec douceur. Je l'ai vu poser un regard humain et digne sur des personnes âgées. Inlassablement, il semble rester attentif à tous, y compris les visiteurs qui s'inquiètent de ne pas avoir des nouvelles de la personne accompagnée et qu'ils n'ont pu suivre, pour les prises de sang, les radios et autres examens. J'ai croisé des regards endurcis aussi dans le personnel soignant, des corps fatigués, toute la solitude de l'humanité. Mais ce soir, le souvenir de cet homme me touche au plus profond de moi. Combien de temps parviendra-t-il à tenir, à rester humain dans ce service qui semble avoir perdu tellement de son humanité, dans sa course folle pour sauver des vies? Je ne sais pas, mais j'ai envie de rendre hommage à cet inconnu. J'entends encore les cris de ces hommes qui hurlent leur douleur. L'un demande à rentrer chez lui: "j'ai trop mal! Vous n'avez pas le droit de m'attacher!" Dix blouses blanches autour de lui. Je vais entendre ses cris pendant plus de trois heures... Je ne sais pas comment on peut s'habituer à de tels cris, est-ce pour cela que pour tenir, certains membres du personnel deviennent si durs? Douce vie, vie cruelle et injuste, combien d'hommes et de femmes ont-ils quitté cette vie dans ces lieux? Je l'ignore. Combien de vies sauvées? Combien se sont-ils sentis humiliés, quand ils se sont retrouvés nus pour les examens? Sans un regard, dans la folie des gestes rapides des infirmiers et médecins? Combien ont-ils été attachés pour avoir hurlé trop fort, pour avoir tenté de s'échapper de cet enfer? Et combien d'hommes comme celui auquel je repense sans cesse, cet homme qui n'a jamais pris de pause pendant toutes ses heures, si attentif et dévoué, tout entier à son travail? Merci bel inconnu, à vous et tous ceux qui vous ressemblent... Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-13 03:44:27

Impossible de détacher ma pensée de cet homme, aide-soignant dans le service Urgences de l'hôpital. Des cheveux bruns, le visage fatigué mais attentif, sa présence auprès des malades et des familles égarées est d'une touchante humanité. Pendant cinq heures, j'ai pu l'observer. Ses collègues ne lui ressemblent en rien. Je l'ai vu nettoyer le vomi d'un malade, lui changer son drap, lui parler avec douceur. Je l'ai vu poser un regard humain et digne sur des personnes âgées. Inlassablement, il semble rester attentif à tous, y compris les visiteurs qui s'inquiètent de ne pas avoir des nouvelles de la personne accompagnée et qu'ils n'ont pu suivre, pour les prises de sang, les radios et autres examens. J'ai croisé des regards endurcis aussi dans le personnel soignant, des corps fatigués, toute la solitude de l'humanité. Mais ce soir, le souvenir de cet homme me touche au plus profond de moi. Combien de temps parviendra-t-il à tenir, à rester humain dans ce service qui semble avoir perdu tellement de son humanité, dans sa course folle pour sauver des vies? Je ne sais pas, mais j'ai envie de rendre hommage à cet inconnu. J'entends encore les cris de ces hommes qui hurlent leur douleur. L'un demande à rentrer chez lui: "j'ai trop mal! Vous n'avez pas le droit de m'attacher!" Dix blouses blanches autour de lui. Je vais entendre ses cris pendant plus de trois heures... Je ne sais pas comment on peut s'habituer à de tels cris, est-ce pour cela que pour tenir, certains membres du personnel deviennent si durs? Douce vie, vie cruelle et injuste, combien d'hommes et de femmes ont-ils quitté cette vie dans ces lieux? Je l'ignore. Combien de vies sauvées? Combien se sont-ils sentis humiliés, quand ils se sont retrouvés nus pour les examens? Sans un regard, dans la folie des gestes rapides des infirmiers et médecins? Combien ont-ils été attachés pour avoir hurlé trop fort, pour avoir tenté de s'échapper de cet enfer? Et combien d'hommes comme celui auquel je repense sans cesse, cet homme qui n'a jamais pris de pause pendant toutes ses heures, si attentif et dévoué, tout entier à son travail? Merci bel inconnu, à vous et tous ceux qui vous ressemblent... Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-13 03:44:27
Head-on par Angels-Kane 
Ils sont là, en nombre. Trop. Depuis tous ces jours où les heures de lever et de coucher du soleil ne cessaient de croître, la végétation du jardin et de la dune, de se modifier, de se densifier, en volume, en matière, en couleur, en senteur, de l’océan de s’apaiser, de revêtir une douceur méditerranéenne, on n’a pas fait attention. On a gaspillé. Chaque matin, on s’est réveillé, on a ouvert les volets, la porte fenêtre. On a vécu, du matin au soir, dans la troisième pièce de notre minuscule maison de deux pièces, sur cette terrasse en bois, au seuil du jardin, de la dune, de l’océan. On a remisé les chaussures et les vêtements. La vie à l’extérieur, à l’aube, au crépuscule, la nuit, avec l’océan et l’île voisine, les lignes fluorescentes des différents phares, les veilleuses des cargos dans le sens du départ ou d’un accostage proche, les modifications de la lune et des coefficients des marées, réveillant parfois le son d’un océan d’hiver, tant ils étaient élevés, et la vie à l’intérieur, aux portes de la petite maison jamais closes, tout cela n’a fait qu’un. On a commis l’erreur de croire que l’on avait le temps, que la vie allait, comme ça, se prolonger, pied nus, en tee-shirt, ou pas, du dedans vers le dehors, et inversement. Et lorsqu’ils sont arrivés, eux aussi, pour « vivre cela », « profiter de cela », on a eu une désinvolture de propriétaires, qui ont le temps, qui ne comptent pas. On s’est amusé de leur enthousiasme fébrile. En profiter le plus possible avec un compteur de « location saisonnière » débitant chaque jour des montants astronomiques pour « en profiter ». On a ouvert notre petite maison aux fauchés. On a dormi à 5 dans 30 mètres carrés et certains n’ont pas pu résister à l’appel de la terrasse en bois, sous les arbres maritimes, les roses trémières, les vrilles de la lune avec les quelques nuages, et celles des phares balayant l’océan, et des cargos retardataires. Ils sont venus, si nombreux ! Nous sommes allés, de maison en maison, de village en village, jusqu’à l’aurore. Nous avons retrouvé des amis dont nous n’aurions pas imaginé que « eux aussi » succomberaient aux charmes de cette île, et à plusieurs familles, loueraient des quartiers entiers. Nous avons visité les caves des maisons de famille grâce à leurs héritiers -pas encore nommés, et pas certains d’en être, au vu des montants astronomiques à aligner auprès du fisc, pour que ces mois incroyables, soient encore vécus, chaque année - Des caves, les héritiers en suspens, ont ramené des sublimes millésimes, champagne, vins. Puis on reprenait les vélos et on allait dans d’autres maisons, et parfois, on se retrouvait tous dans notre petite maison, pitoyable comparée aux demeures de famille, mais stupéfiante, au creux de cette dune face à l’océan, plein sud, et surtout fidèle, au loyer raisonnable, en contrat à durée quasi inderminée. On a cru éternelle la lubie de contourner le jardin, de rejoindre le sentier, et de se transformer sur la plage sauvage, en objet minéral en pleine ligne de mire du soleil, jusqu’à en avoir la peau craquée, puis de revenir chez soi, en 2 minutes, de travailler un peu, et d’observer nos propres peaux changeant de couleur de jour en jour, plus dorées, plus lumineuses. Et puis ils ont commencé à partir. Les uns après les autres. Brusquement, les derniers présents, comme d’un accord tacite, ont fermé les maisons intermittentes,le même jour. Nous étions seuls. Mais tout était encore là et on a refusé d’y croire. On en a encore profité, tout le mois de septembre. Notre confiance s’est lézardée. Cela ne tenait qu’à un fil. Un matin, on pouvait se lever et se dire que la vie à l’extérieur et la vie à l’intérieur pouvaient rompre leur unité, ériger la barrière de porte fenêtres closes, avec la vision incroyable d’un jardin et de la dune en déroute, pris dans les tourbillons d’un vent et d’une pluie d’hiver arrivant en trombe du nord, d’un océan si gris, si déchainé, si assourdissant qu’il en devenait menaçant, presque effrayant. Nous avons guetté sur les cartes, les cycles de lune, les jours de répit qui nous seraient peut-être encore accordés. Lorsque c’était le cas, nous nous précipitions à l’extérieur et reprenions notre existence, en apparence identique à celle menée, en mai, juin, juillet, août, avec pourtant une tristesse au ventre. Ce temps-là était compté et l’hiver précoce, auquel nous avions feint de ne pas croire,le plus longtemps possible, allait s’imposer, gagner, et nous claquemurer pour sept mois, à moins de retrouver le désir, ce désir pour la vie sur cette île aux contrastes d’une violence et d’une brutalité qui laissent le cœur et l’âme de ses habitants mortifiés, un jour, si entourés, le lendemain si seuls. Nous guettons encore, le signe d’un été indien. Au fond de nous, nous n’avons qu’une seule envie : migrer vers une autre île qui en serait encore au mois de mai, au seuil de l’été, ou se barrer en ville, et de tuer le temps des 7 mois d'attente avant que tout cela ne recommence, par la sociabilité urbano-culturo machin chose. Mais il faut du fric. Et du fric, il n’y en a pas. Ce qui nous sauve ? Les films. Entre autres. Le temps de ré-apprivoiser l’automne et l’hiver. Et « Head-on » jeudi soir sur Arte nous a mis K.O. Et comme l’île entre en hivernage, en parcimonie, en retenue, nous suivons son rythme, c’est elle qui décide, et pas nous. Alors pour nous, un film comme « Head-on » vit dans notre esprit, longtemps, longtemps, longtemps. Je ne sais pas ce qu’il en est, pour vous, en ville ? Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-13 03:44:27

Ils sont là, en nombre. Trop. Depuis tous ces jours où les heures de lever et de coucher du soleil ne cessaient de croître, la végétation du jardin et de la dune, de se modifier, de se densifier, en volume, en matière, en couleur, en senteur, de l’océan de s’apaiser, de revêtir une douceur méditerranéenne, on n’a pas fait attention. On a gaspillé. Chaque matin, on s’est réveillé, on a ouvert les volets, la porte fenêtre. On a vécu, du matin au soir, dans la troisième pièce de notre minuscule maison de deux pièces, sur cette terrasse en bois, au seuil du jardin, de la dune, de l’océan. On a remisé les chaussures et les vêtements. La vie à l’extérieur, à l’aube, au crépuscule, la nuit, avec l’océan et l’île voisine, les lignes fluorescentes des différents phares, les veilleuses des cargos dans le sens du départ ou d’un accostage proche, les modifications de la lune et des coefficients des marées, réveillant parfois le son d’un océan d’hiver, tant ils étaient élevés, et la vie à l’intérieur, aux portes de la petite maison jamais closes, tout cela n’a fait qu’un. On a commis l’erreur de croire que l’on avait le temps, que la vie allait, comme ça, se prolonger, pied nus, en tee-shirt, ou pas, du dedans vers le dehors, et inversement. Et lorsqu’ils sont arrivés, eux aussi, pour « vivre cela », « profiter de cela », on a eu une désinvolture de propriétaires, qui ont le temps, qui ne comptent pas. On s’est amusé de leur enthousiasme fébrile. En profiter le plus possible avec un compteur de « location saisonnière » débitant chaque jour des montants astronomiques pour « en profiter ». On a ouvert notre petite maison aux fauchés. On a dormi à 5 dans 30 mètres carrés et certains n’ont pas pu résister à l’appel de la terrasse en bois, sous les arbres maritimes, les roses trémières, les vrilles de la lune avec les quelques nuages, et celles des phares balayant l’océan, et des cargos retardataires. Ils sont venus, si nombreux ! Nous sommes allés, de maison en maison, de village en village, jusqu’à l’aurore. Nous avons retrouvé des amis dont nous n’aurions pas imaginé que « eux aussi » succomberaient aux charmes de cette île, et à plusieurs familles, loueraient des quartiers entiers. Nous avons visité les caves des maisons de famille grâce à leurs héritiers -pas encore nommés, et pas certains d’en être, au vu des montants astronomiques à aligner auprès du fisc, pour que ces mois incroyables, soient encore vécus, chaque année - Des caves, les héritiers en suspens, ont ramené des sublimes millésimes, champagne, vins. Puis on reprenait les vélos et on allait dans d’autres maisons, et parfois, on se retrouvait tous dans notre petite maison, pitoyable comparée aux demeures de famille, mais stupéfiante, au creux de cette dune face à l’océan, plein sud, et surtout fidèle, au loyer raisonnable, en contrat à durée quasi inderminée. On a cru éternelle la lubie de contourner le jardin, de rejoindre le sentier, et de se transformer sur la plage sauvage, en objet minéral en pleine ligne de mire du soleil, jusqu’à en avoir la peau craquée, puis de revenir chez soi, en 2 minutes, de travailler un peu, et d’observer nos propres peaux changeant de couleur de jour en jour, plus dorées, plus lumineuses. Et puis ils ont commencé à partir. Les uns après les autres. Brusquement, les derniers présents, comme d’un accord tacite, ont fermé les maisons intermittentes,le même jour. Nous étions seuls. Mais tout était encore là et on a refusé d’y croire. On en a encore profité, tout le mois de septembre. Notre confiance s’est lézardée. Cela ne tenait qu’à un fil. Un matin, on pouvait se lever et se dire que la vie à l’extérieur et la vie à l’intérieur pouvaient rompre leur unité, ériger la barrière de porte fenêtres closes, avec la vision incroyable d’un jardin et de la dune en déroute, pris dans les tourbillons d’un vent et d’une pluie d’hiver arrivant en trombe du nord, d’un océan si gris, si déchainé, si assourdissant qu’il en devenait menaçant, presque effrayant. Nous avons guetté sur les cartes, les cycles de lune, les jours de répit qui nous seraient peut-être encore accordés. Lorsque c’était le cas, nous nous précipitions à l’extérieur et reprenions notre existence, en apparence identique à celle menée, en mai, juin, juillet, août, avec pourtant une tristesse au ventre. Ce temps-là était compté et l’hiver précoce, auquel nous avions feint de ne pas croire,le plus longtemps possible, allait s’imposer, gagner, et nous claquemurer pour sept mois, à moins de retrouver le désir, ce désir pour la vie sur cette île aux contrastes d’une violence et d’une brutalité qui laissent le cœur et l’âme de ses habitants mortifiés, un jour, si entourés, le lendemain si seuls. Nous guettons encore, le signe d’un été indien. Au fond de nous, nous n’avons qu’une seule envie : migrer vers une autre île qui en serait encore au mois de mai, au seuil de l’été, ou se barrer en ville, et de tuer le temps des 7 mois d'attente avant que tout cela ne recommence, par la sociabilité urbano-culturo machin chose. Mais il faut du fric. Et du fric, il n’y en a pas. Ce qui nous sauve ? Les films. Entre autres. Le temps de ré-apprivoiser l’automne et l’hiver. Et « Head-on » jeudi soir sur Arte nous a mis K.O. Et comme l’île entre en hivernage, en parcimonie, en retenue, nous suivons son rythme, c’est elle qui décide, et pas nous. Alors pour nous, un film comme « Head-on » vit dans notre esprit, longtemps, longtemps, longtemps. Je ne sais pas ce qu’il en est, pour vous, en ville ? Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-13 03:44:27
le bruit ou la fureur ou le silence, que choisir ? par Lethidee 
L'Autre n'est pas Un ce que l'on croit voir ou entendre il est multiple Il est impensable de prétendre connaître ce qui est mystère toujours en quête à la croisée des chemins vivre intensément à chercher l'Autre n'est-ce pas nous-même que nous cherchons vraiment ? notre alter ego ou notre contraire un autre mirage cercle infernal éternel recommencement nouveau-né vagissant la vie est surprise il suffit d'ouvrir son coeur advienne que pourra !Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-13 03:44:27

L'Autre n'est pas Un ce que l'on croit voir ou entendre il est multiple Il est impensable de prétendre connaître ce qui est mystère toujours en quête à la croisée des chemins vivre intensément à chercher l'Autre n'est-ce pas nous-même que nous cherchons vraiment ? notre alter ego ou notre contraire un autre mirage cercle infernal éternel recommencement nouveau-né vagissant la vie est surprise il suffit d'ouvrir son coeur advienne que pourra !Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-13 03:44:27




