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Les commentaires cinema de Pointscommuns.com

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l'amour furieux (je ne raconte pas le film, promis) par Zembla Affectez un tag à cette news
Je viens de voir ce film, où deux jeunes femmes font la rencontre d'un peintre espagnol. Un artiste qui vit dans le souvenir d'un ancien amour trop violent, trop passionnel pour être heureux.Comme il dit, "on était faits l'un pour l'autre, mais on n'était pas faits l'un pour l'autre". Un amour où il manquait l'ingrédient mystérieux pour transformer la mixture bouillonnante en un délice sans égal. Dans le film, l'artiste et son ex se sont nourris l'un de l'autre, et encore aujourd'hui vivent dans le souvenir de leur liaison ; ils n'ont pas digéré les épreuves affectives qu'ils se sont fait subir et en bavent encore. Ils se sont révélés à eux-mêmes au contact l'un de l'autre, ils se sont beaucoup donné, mais chacun a mangé une partie de l'autre. Ils ont gagné en puissance et en art, mais ils ont perdu en sérénité. J'ai pas arrêté, pendant tout le film, de repenser à ma propre histoire. Depuis des années je me dis : "pourquoi ça a merdé ? Qu'est-ce qui a pu empêcher notre bonheur alors qu'on avait tout pour s'entendre et pour s'aimer passionément ? D'où viennent la violence et le ressentiment qui nous rongeaient ? Nous étions pourtant courageux, prêts à tout affronter, prêts à tout pardonner... Alors pourquoi ?" "On s'était aimés immensément, mais parfois, l'amour n'est pas suffisant". Dans le film, l'artiste peine à reconstruire sa vie affective et il cherche une compagne qu'il pourrait aimer. Il tâtonne, consomme et se consumme, il bâcle ses amours comme il peint : avec fougue et tristesse. Insatisfaction permanente, soif jamais étanchée. C'est son ancien amour qui prend toujours la première place, éliminant les nouvelles amantes. L'idéal est derrière lui et toutes ses conquêtes viennent se heurter à ce souvenir de femme, comme des vaguelettes s'écrasent contre une falaise. Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-20 03:45:46

l'accent par Selsio Affectez un tag à cette news
- Tu as oublié l’accent ! - De... de quel accent tu parles ? - Là ! Tu veux des lunettes ou quoi ? - Bon écoutes, je vois pas de quoi tu me parles ? Puis chuis sur que tu déconnes encore, t’arrêtes jamais de déconner mais là, faudrait p’têt se mettre à bosser sinon c’est monsieur kellog qui va pas être content ! Hein ! - Oui mais n’empêche que t’as oublié l’accent ! - Putain où çà un accent ??? - Lààà ! - Quoi là ? - Sur Corn flakes, tu as oublié l’accent sur Corn flakes ! - ... Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-20 03:45:46

IFOP : nous n'avons pas les mêmes valeurs par Serenity Affectez un tag à cette news
A force que le français moyen ne s'interesse pas (ou si peu) à la vie économique et politique de son pays, le pouvoir en place se permet tout ! Selon un sondage Ifop Publicis Consultants (dont l’ex-Présidente n’est autre que Laurence Parisot (digression : le MEDEF a su qui embaucher en l'appelant : elle a bossé pour tous les instituts les plus connus en tant que Présidente, y paraît que ça peut servir avait dit le bon baron Ernest ! Franchement, je ne vois pas ! ah oui pour l'impartialité des infos !) publié par le JDD et réalisé les 22 et 23 septembre : « 67% des Français accepteraient de travailler le dimanche … si leur employeur le leur proposait ! » (on me dit que c'est Lolo elle-même qui tenait les comptes, mais non vraiment qu'allez-vous imaginer !) Ambiance bucolique et champêtre : On entend quelques oiseaux piailler, les papillons volètent, l’air est frais. - « Mr Machin seriez-vous volontaire pour venir travailler dimanche prochain et tous les suivants, pour quelques euros supplémentaires en fin de mois ? Je vous en laisse le libre choix cela va sans dire ! » - « Non, monsieur le Directeur, mais merci de me l’avoir proposé ! » - « Ca ne fait rien, n’en parlons plus ! » Luc Châtel : « Cela se fera sur la base du volontariat ! » "Ma parole comme si les salariés seront consultés sur leur désir ou non de bosser ce jour ! Extra !" Le volontariat tout le monde sait que cela ne fonctionne que dans le sens descendant, comme pour l’aide aux transports, où 95 % des employeurs sur la base démocratique du volontariat ont décidé le cœur sur la main pour la seconde fois de dire « non ! ». Luc Châtel le même jour : "ce sera aux branches d'activité… » : Traduction pour les non-initiés : aux employeurs de décider. « …et non à la loi de définir les conditions d'éventuels refus des salariés ! » Traduction : les droits des salariés on s’en bat l’œil. Comment dire une chose et son contraire en même temps, art de la jonglerie verbale ou plus communément appelée « roulage dans la farine » (permet de faire ressortir tout propre des propos incohérents facilement assimilable par la mémoire trouée, parfois sélective de Mr Toutlemonde). Selon Luc Châtel et Xavier Bertrand, nos fameux duettistes : « … le commerce du dimanche, c'est des emplois et de la croissance ! » « Ouaih les gars vous avez raison, les français n’ont pour la plupart aucun argent la semaine, mais c’est sûr quand viendront les beaux dimanches ensoleillés, ils planteront leurs billets sous terre et ils en sortira plein ». Les entreprises s’attendent à une hausse de chiffre d’affaire estimée entre 2 et 5 % et elles iraient reverser celle-ci à leurs salariés sur des taux majorés à 200 % ! (ce qui soit dit en passant ponctionnerais grandement le dit bénéfice escompté…). Toujours de notre ami Luc : "Notre objectif est d'assouplir la législation, mais en préservant l'équilibre local ! ». « Ouais c’est sûr, les commerces de détail en centre-ville vont vachement apprécier la manœuvre. Je ne vous dis pas comment ils vont morfler si cette loi passe ! » Une loi qui ne vise en pratique que la grande distribution. Les risques sont évidents pour les salariés : - le principal danger réside dans le fait qu’à terme les entreprises visent la généralisation du phénomène (mais il ne faut pas le dire), celle-ci entraînera par effet d’aubaine la suppression de la majoration des heures travaillées ce jour. Il est évident que si la loi est votée, les entreprises vont s’empresser dans le même temps d’envoyer aux oubliettes leurs conventions collectives afin de ne pas avoir à s’y référer pour les heures majorées. - on nous assène constamment que cette loi va créer de l’emploi (on se sert si besoin de la crise pour accentuer le propos). Rien n’est plus faux et les employeurs s’empresseront par ce biais de renvoyer à leurs études les intérimaires et autres contrats trop précaires. Cette loi risque au contraire de détruire à terme des dizaines de milliers d’emploi. - les entreprises vont jongler avec les plannings des salariés. Faisant entrer le travail dominical dans le contingent des heures travaillées dans la semaine, ce qui fait qu’au bout du compte il y aura toujours 35 ou 39 heures (pour la hausse du pouvoir d’achat je ne suis pas sûr). En étant généreux la hausse ne devrait guère excèder quelques dizaines d'euros en fin de mois. Ouaih ! Génial ! pour la vie de famille peut-être moins. Serenity. Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-20 03:45:46

Comtemplation par Dehors Affectez un tag à cette news
Soudain, reconsidérant tout cela, ou tu puisses être je suis. Car je suis le réveil opportun d’un beau matin, ou après le sommeil de nuits difficiles je me réveillé a tes cotes. Je suis la comme une fleur, sauvage et épineuse, parfois. Je suis tout le reste aussi, ce que je pense de la vie, des autres et des mondes, ultimes parallèles, m’évertuant à trouver la joie dans tout et n’importe quoi. Chaque instant, chaque seconde, exister et oublier ce vaste néant, oublier que la fin parfois survient. N’étais pas ce cadeau offert à la vie, comme une pluie sur le dessert, comme une rive au bord des mers. Que serais de plus que tout parmi le tout. La partie inoubliable de ton cher être toi et comment être autre chose que parmi la vie qui grouille chaque jour un peu plus. Exister n’est pas être, être est exister… Ce matin là je m’étais évertuè a me ressituer dans les parties concaves d’une vie parfois triste, parfois morose, parfois surprenante, parfois le bonheur, tout juste arrivé après le d’espoir de la mort de ceux qui nous sont chers .Dans de telle circonstance, rejouer de l’instrument magique, rejouer aux jeux de la vie, retrouver la liberté des instants fragile, se souvenir du meilleur, seulement du meilleur .Les horizons sont vastes et comme il est facile de se perdre, comme il est facile aussi d’aimer quand le cœur est là. Mon cœur, mon amour, tu me ramène sans cesse vers des moments inoubliable de l’infini vers moi. Et exister sans amour, exister sans amis est ce exister, par dessus tout retrouver ce qu’on perd ce que l’on gagne a conter des histoires de toutes sortes de toute l’absurdité des vies et des musiques virevoltantes. Des révoltes des cœurs gentils pour les bienheureux de trouver la tranquillité dans ce monde parfois miteux. Il est des jours, comme d’autres, les jours passent, se ressemblent parfois et nous surprennent de temps en tant. Aimer la musique aimer le tempo aimer les provocations des notes offertes à nous, les hommes et les femmes trimbalant leurs questions, triballant leur sourire et leur larmes. Sommes-nous autre chose que cela, se trouver en concomitance dans les réponses secrètes des instants perdus et retrouve chaque fois chaque moment. Est ce une liberté de vivre, celle que l’on nous donne, que l’on nous dit, que l’on subit, que l’on choisi. Vie, arbuste tournicotant, comme un tortueux chemin, surprises et délires, soucis et rires .Maintenant que j’en suis là les questions qui on fusées se répondent doucement à elles-mêmes, les questions, lesquelles se sont posées, lesquelles se posent souvent et se répondent en échos fulgurants, en échos transfigurès, nous sommes bien là, il suffit de se guérir et chanter comme l’oiseau du printemps, qui s’amourache du soleil et de la lumière au devant. Oui s’assoir sur un tas de concept et réaliser que l’on tendra vers ce que nous reconnaissons parmi nous, les mêmes moments pour tous, chacun qui porte en soi sa vérité grandiloquente et ailleurs… Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-20 03:45:46

Le liban, le monde oriental ouvert à l'occident, une parenthèse... par Aguy Affectez un tag à cette news
Beyrouth film que je trouve sublime de sensibilité, d'émotions et de contrastes !! Ou comment faire émerger une part de liberté "occidentale" dans un pays ancré une culture orientale... Période charnière où l'on peut encore se nourrir de traditions ancestrales et vivre ses nouvelles libertés. Ensuite c'est le gain de la liberté, si angoissante, la perte des traditions, de leurs apports et de leurs poids, et la course en avant ! Accrocher la ceinture ! Revenons au film, production franco-libanaise, réalisé par Nadine Labaki (musique si délicieuse de son actuel mari), c'est le croisement de 5 femmes, 4 amies, dont 3 travail dans un salon de beauté. 5 destins de femmes, qui sont au fond si banal, mais tellement bien "mis en vie". Je ne veux pas camper ici les personnages, toute la trame doit pour moi rester secrète pour correspondre à un certain idéal de sensualité orientale : le mystère. Personnellement issue de la double culture occidento-orientale je porte un regard analytique d'occidentale sur de la sensualité orientale, douce et si brutale ! On dirait "sucré-salé" !? C'est ce contraste et cette ouverture en forme de porte que représente le liban pour le monde arabe : Porte économique et culturelle fermée par la guerre du liban des années 80, ré-ouverte par le départ des syriens et re-fermé par la guerre mené par Israël. Depuis elle vie aux aléas des courants d'air... C'est entre le "départ" des syriens et l' "entrée" des Israëliens que Nadine Labaki a pu tourner les images du film, en près de 3 mois. Goutez donc moi ce c...Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-20 03:45:46

La Courbe par Cotax Affectez un tag à cette news
Je suis seul face à cette courbe qui m'appelle. Séduisante, pâle et froide. Au premier abord elle me semble douce et tendre. Mais au moment où je me lance, je comprends que notre rapport sera mouvementé. Je me laisse glisser vers elle et je suis impuissant face à la force qui me fait me mouvoir à toute vitesse dans sa direction. Je m'approche de plus en plus vite ne pouvant me contrôler et je sens l'instant de vérité se rapprocher à grands pas. J'y suis presque, je vais bientôt pouvoir caresser la courbure de mes rêves en me couchant quasiment sur elle... Ça y est j'y suis, l'instant est ultime, aucune faute n'est acceptable, je dois tenir coûte que coûte, assurer sans flancher, me laisser guider par la courbure dans cette avalanche de vitesse, elle me regarde et je n'ai pas le droit de me vautrer vulgairement sur elle. Avec un peu de courage et d'excitation, j'arrive à tenir le choc, je me penche en avant et comme je l'avais toujours rêvé, je me couche tout en me laissant glisser. Sa peau si froide, ne me permet pas de la toucher avec mes doigts nus, alors j'effleure sa surface bosselée et rugueuse par endroits avec mes mains protégées par des gants épais. Je la caresse comme pour lui témoigner ma reconnaissance. Je la remercie de me faire vivre un instant aussi exceptionnel. Le jeu se termine. Je dois la quitter, alors je me redresse en me repositionnant sur ma planche de Surf, pour éviter de finir dans le décor. Tout couvert de l'essence qui constitue sa substance angélique, je ne peux m'empêcher de laisser éclater un sourire. Le Soleil perché au ras des sommets des montagnes, baignant dans un azur aussi pur qu'infini, me lance des rayons de lumière rasant le sol et rebondissant contre mon masque UV. A ce moment, je sais que j'ai un spectateur. Gonflé par toutes ces émotions, je déchausse et je me réinstalle sur le télésiège désert. Me voilà reparti pour un nouveau tour. Cotax, Fevrier 2004 Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-20 03:45:46

Le combat des chefs. par Profilperdu Affectez un tag à cette news
Dans deux mois la Nouvelle Entité aura remplacé les deux vieilles structures qui jusqu'alors collaboraient du bout des doigts, chacune chez soi et sur son quant- à- soi. Le nouveau nom a été dévoilé, un nom fade, plat et n'appelant aucun commentaire, c'était sans doute l'effet recherché. Pas de logo non plus pour l'instant, on sait qu'il sera tricolore, original, ça ! Les agents s'angoissent, qui en silence, qui bruyamment et vainement, faisant de chaque réunion une tribune syndicale. Mais les syndicats sont mouillés jusqu'au cou, complices et poings liés, bien assez occupés à sauver leurs meubles. Et c'est comme un tank arrivant en silence, lent mais irrépressible, sur une place déserte. Depuis des mois la DG distille le silence, retient les infos, met en scène l'attente. Chaque structure liste ses atouts, pèse ses forces, calcule sa stratégie. Laquelle mangera l'autre ? Celle qui détient l'immobilier, le soutien politique et la caisse, ou celle, supérieure en nombre, qui représente l'Etat et ses missions ? Chacun tente de se persuader de sa supériorité, certains se prennent même à rêver de lendemains qui chantent, avec le Pôle Espoir, votre vie sera rose, le service sera d'exception, la convention collective, un Noël permanent... mais qui y croit vraiment en ces temps de disette : une fusion en période de coupes budgétaires, ça ne promet pas de largesses... Alors les agents lèvent le nez de leurs dossiers pour sentir où va le vent, les cadres supérieurs se placent ou s'effacent, les managers de proximité jouent les courtisans : "tu veux bien me garder, dis ?", et les responsables de sites fourbissent leurs armes, disposent leurs chausse- trappes, peaufinent leurs pièges et les camouflent sous de patelins sourires. Les mails volent bas, les peaux de bananes s'enduisent de vaseline, l'on se teste et se déteste courtoisement, il faut avoir l'oeil à tout, l'oeil partout, on en finit par loucher. Le non- dit est assourdissant, couvrant le bourdonnement quotidien de la ruche. Autour de pots et de petits gâteaux, on se toise, on se mesure, on s'allie, on se rallie, on s'évalue, on se place, et l'on se marche sans vergogne sur les pieds. Oh, comme on s'aime ! Comme on s'apprécie ! -"Tu as besoin de tel document ? mais je te l'envoie bien sûr"... Après deux relances vous avez compris. En silence. Chacun pour soi. Alors vous avez le choix : endosser votre armure, empoigner votre taser, rentrer le cou dans les épaules et partir au front... Ou bien vous esquiver, passer pour un looser, certes, mais refuser l'arène, et trouver une petite porte. Une petite porte que personne ne voit, vous savez, celle dont la clé est là- haut, tout là- haut sur le guéridon, quand Alice est si petite... Ca y est, vous l'avez attrapée, la clé des songes, la clé des champs, et vous demandez votre mutation. Quelque part vous attend une maison blanche aux volets bleus ou verts, au toit rose ou bleu, blottie dans un nid de fleurs, c'est là que sont vos lendemains qui chantent, et si le Pôle Espoir du coin accepte de vous faire une petite place... Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-20 03:45:46

Y a des matins comme ça... par Phylisse Affectez un tag à cette news
Ils ont mis des chapeaux, des baskets, des baluchons, des petits pas pressés, des sourires et des larmes, des mots retenus, des baisers d'adieux, des gestes maladroits, des endormis, des assis sur leurs sacs, des mégots... Ils ont mis tout ça, ce matin, sur mon chemin. Ils ont tout envahi de bruits, de hauts parleurs, de poinçonneuses, de néons, de cafés enfumés, de contrôleurs renfrognés, de croissants chauds, d'escalators en panne... Ils ont mis tout ça, ce matin, dans ma tête. Ils ont décoré le ciel de nuages, les champs de colza et de coquelicots, les montagnes de sommets enneigés, les prés de troupeaux de vaches, les haies de peupliers... Ils ont mis tout ça, ce matin, sous mes yeux. Ils ont posé des troisièmes âges qui parlent trop fort en mangeant des madeleines, une petite fille éclatant de rire, le bruit électronique d'une console de jeu, un ado qui chante avec les écouteurs, un portable sur vibreur, un fauteuil qui couine... Ils ont mis tout ça, ce matin, dans mes oreilles. Mais ils ne savaient pas que je ne voyais rien, rien de la vie qui tourne autour de moi, la mienne centrée en un point... Ce que je tiens caché lorsque je déambule dans le hall de la gare, perdue, coeur serré, Ce que je tiens poinçonné là à l'intérieur, ces wagons de souvenirs que j'entends déjà s'ébranler au loin dans le brouillard, Ce train lancé à vive allure dans le tremblement de mon corps et que je tente en vain d'arrêter, mais qui s'est mis en marche au moment même où j'entendais "Attention au départ, éloignez vous du quai..." Ils ont mis sur la vitre, une main collée à la mienne.... Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-20 03:45:46

le reste de la semaine pour défaire les noeuds ! par Hypergreen Affectez un tag à cette news
J'aimais tant Coluche...que dès la sortie en salle, il a fallu que je pousse la porte du Pathé du coin. Demaison est absolument époustoufflant. le geste, la voix, le look, les bourrelets. rien ne manque ... même si la doublure ne pourra, par construction, jamais égaler l'original. pour le reste, bcp, bcp, bcp d'ennui ressort de cette mise en scène pataude, à la chronologie tristement linéaire ornée de pseudo révélations (Coluche avait une vie dissolue ! il fumait des joints, sniffait de la coke et sa loge était très "fréquentée" ; Coluche a été victime d'intimidations et de menaces de mort; ect.). le propos général : Coluche a pris la grosse tête et n'a pas su arrêter à temps sa grosse loufoquerie, pourrait être vrai ou faux. on s'en fiche car ce n'est pas ce qu'il faut retenir de ce personnage totalement hors norme qui a, bien entendu, sa part d'ombre. un film vain. qui gache une matière vivante et un jeu d'acteur qui mériteraient meilleur traitement.Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-20 03:45:46

silence, on souffle. par Coquelin Affectez un tag à cette news
Enfin un film d'ami, un de ces films qui vous parle à oreille, qui vous rend précieux ses silences et vous donne autant à entendre qu'à voir. Je crois même que le sentiment que j'ai éprouvé était singulier au point de me donner l'impression de voir en détournant les yeux et d'entendre en fixant jusqu'à la fin, une séquence immobile alors que les personnages ont quitté le champ du visible mais pas celui de ma conscience. Ce film-là rend patient, de cette patience qui vous vient de je ne sais où, une patience qui vous honore puisqu'elle ne s'appuie sur rien de moral mais vous donne de l'hypersensibilité au présent. Hep! Encore une petit chose, pas de musique jouée rien que du souffle, des sons feutrés, des aspirations, des soupirs mineurs et des gammes de bruits humains. La mélodie est palpitante. Au plaisir. Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-20 03:45:46