Les commentaires cinema de Pointscommuns.com
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La grande évasion par EstherBlues 
L'évasion fiscale .... C'est le sujet récurrent : ce qui peut être toléré et jusqu'où on accepte la fuite des capitaux. Moralité : depuis la crise financière, effet d'annonce ou pas, visiblement, on cherche désormais à récupérer un max d'argent. TROP TARD! A mon avis, c'est trop tard. On va vite s'apercevoir que derrière les montages fiscaux, il n'y a plus rien de visible. Ben, pourquoi ????? Parce que comme d'habitude, les plus malins auront pris leurs dispositions, soit pour faire disparaître le pactole, soit pour négocier chèrement un retour en arrière (autrement dit, ils auront des moyens de tenir les différents Etats en respect !!!!!!!!) Hé, oui!..................... Et qui c'est qui paye derrière ???????????? les plus "C" ....................! C'est à dire? ............... Nous .................... Années érotiques ! Ils iront tous au paradis. Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-27 04:46:26

L'évasion fiscale .... C'est le sujet récurrent : ce qui peut être toléré et jusqu'où on accepte la fuite des capitaux. Moralité : depuis la crise financière, effet d'annonce ou pas, visiblement, on cherche désormais à récupérer un max d'argent. TROP TARD! A mon avis, c'est trop tard. On va vite s'apercevoir que derrière les montages fiscaux, il n'y a plus rien de visible. Ben, pourquoi ????? Parce que comme d'habitude, les plus malins auront pris leurs dispositions, soit pour faire disparaître le pactole, soit pour négocier chèrement un retour en arrière (autrement dit, ils auront des moyens de tenir les différents Etats en respect !!!!!!!!) Hé, oui!..................... Et qui c'est qui paye derrière ???????????? les plus "C" ....................! C'est à dire? ............... Nous .................... Années érotiques ! Ils iront tous au paradis. Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-27 04:46:26
Quatrain assassin par Profilperdu 
Coincé et raide comme un i Docte et pontifiant, mais haï Des rêveurs et des insoumis Que tu traites par le mépris De Noël tu n'as que les boules Pas les cadeaux, ni la tambouille Tu es sec comme un coup de trique Mais les gentils te font la nique Ô petit chef grotesque et fat Empli de ta piètre importance Tu brutalises et tu aboies Avec quel manque d'élégance ! Oublies- tu que tous ici- bas Nous finirons nus et égaux Et que chacun ne pèsera Que le poids de ses idéaux ? Ta défroque alors ne vaudra Pas plus cher que quelques lentilles Peut- être alors tu songeras A telle brune bien gentille Qu'autrefois tu brutalisas Pour quelques honneurs futiles Et ton dernier souffle sera Un faible regret inutile. Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-27 04:46:26

Coincé et raide comme un i Docte et pontifiant, mais haï Des rêveurs et des insoumis Que tu traites par le mépris De Noël tu n'as que les boules Pas les cadeaux, ni la tambouille Tu es sec comme un coup de trique Mais les gentils te font la nique Ô petit chef grotesque et fat Empli de ta piètre importance Tu brutalises et tu aboies Avec quel manque d'élégance ! Oublies- tu que tous ici- bas Nous finirons nus et égaux Et que chacun ne pèsera Que le poids de ses idéaux ? Ta défroque alors ne vaudra Pas plus cher que quelques lentilles Peut- être alors tu songeras A telle brune bien gentille Qu'autrefois tu brutalisas Pour quelques honneurs futiles Et ton dernier souffle sera Un faible regret inutile. Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-27 04:46:26
Pas une japonaiserie par Ayoros 
Vous aimez Miyazaki ? Ou, dans un registre assez différent, vous avez apprécié Ghost in the shell ? Vous arrivez encore à croire que des animes de qualité existent ? J’aimerais vous parler de Kenji Kamiyama, dont les réalisations passent à la télévision japonaise. Sa réalisation la plus récente, Seirei no moribito, est une série admirable qui connaîtra, on peut l’espérer, des suites. Cette série n’est pas licenciée en France, et peut donc être pour l’instant téléchargée gratuitement et en toute légalité, en version sous-titrée (fansub) ; sur morobito.fr. Seirei no moribito (Le gardien de l’esprit sacré) frappe avant tout par sa qualité pour un produit télévisuel. Un monde médiéval parallèle (très Japonais), et un fantastique assez sobre (Low Fantasy) et orienté vers le monde des esprits. Poétique, humain, politique, écologique, lent, sérieux, Seirei no moribito est décidément loin des « japonaiseries » qui pullulent un peu partout. Seirei no Moribito (gardien de l'esprit sacré) est le premier roman d'une saga de Nahoko Uehashi (qui est aussi à l’origine des dessins !) comprenant ensuite : Yami no Moribito (gardien des ténèbres), Yume no Moribito (gardien des rêves) et Kami no Moribito (gardien des dieux). Comme je le disais, des suites sont donc à espérer. Sinon Kenji Kamiyama a réalisé les Ghost in the shell SAC (Stand Alone Complex). Soit, pour l’essentiel 2 séries d’une vingtaine d’épisodes, et au final une grande œuvre cyberpunk de référence qui vient se mêler aux films de Mamoru Oshii et aux mangas de Masamune Shirow. Par contre ces séries sont licenciées, ne se trouvent pas partout, et les DVD sont assez chers. Enfin, Kenji Kamiyama, a travaillé sur Jin-Roh, La brigade des loups, qui en 1998 avait lui aussi été remarqué pour sa qualité et sa poésie. Allégorie autour d’un conte (le petit chaperon rouge), fiction politique très sombre et violente (régime policier contre terroristes), drame psychologique… Si vous ne l’avez pas vu, je vous le conseille à tous. Kenji Kamiyama mérite que l'on retienne son nom. (Ou qu'on l'ajoute à ses références sur ce site).Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-27 04:46:26

Vous aimez Miyazaki ? Ou, dans un registre assez différent, vous avez apprécié Ghost in the shell ? Vous arrivez encore à croire que des animes de qualité existent ? J’aimerais vous parler de Kenji Kamiyama, dont les réalisations passent à la télévision japonaise. Sa réalisation la plus récente, Seirei no moribito, est une série admirable qui connaîtra, on peut l’espérer, des suites. Cette série n’est pas licenciée en France, et peut donc être pour l’instant téléchargée gratuitement et en toute légalité, en version sous-titrée (fansub) ; sur morobito.fr. Seirei no moribito (Le gardien de l’esprit sacré) frappe avant tout par sa qualité pour un produit télévisuel. Un monde médiéval parallèle (très Japonais), et un fantastique assez sobre (Low Fantasy) et orienté vers le monde des esprits. Poétique, humain, politique, écologique, lent, sérieux, Seirei no moribito est décidément loin des « japonaiseries » qui pullulent un peu partout. Seirei no Moribito (gardien de l'esprit sacré) est le premier roman d'une saga de Nahoko Uehashi (qui est aussi à l’origine des dessins !) comprenant ensuite : Yami no Moribito (gardien des ténèbres), Yume no Moribito (gardien des rêves) et Kami no Moribito (gardien des dieux). Comme je le disais, des suites sont donc à espérer. Sinon Kenji Kamiyama a réalisé les Ghost in the shell SAC (Stand Alone Complex). Soit, pour l’essentiel 2 séries d’une vingtaine d’épisodes, et au final une grande œuvre cyberpunk de référence qui vient se mêler aux films de Mamoru Oshii et aux mangas de Masamune Shirow. Par contre ces séries sont licenciées, ne se trouvent pas partout, et les DVD sont assez chers. Enfin, Kenji Kamiyama, a travaillé sur Jin-Roh, La brigade des loups, qui en 1998 avait lui aussi été remarqué pour sa qualité et sa poésie. Allégorie autour d’un conte (le petit chaperon rouge), fiction politique très sombre et violente (régime policier contre terroristes), drame psychologique… Si vous ne l’avez pas vu, je vous le conseille à tous. Kenji Kamiyama mérite que l'on retienne son nom. (Ou qu'on l'ajoute à ses références sur ce site).Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-27 04:46:26
Outreau, acte deux par LangdonParisis 
Jean-Luc Bubert était prof de chimie au collège César-Savart de Saint-Michel (Aisne). Fils d'enseignant, mariée à une prof du même collège, il avait un fils de huit ans. Jean-Luc faisait partie de ces enseignants qui prennent le temps de parler à leur élèves. Peut-être trop ? Le mercredi 19 septembre, Jean-Luc est resté après un cours, pour parler avec un de ses élèves de 5ème, âgé de 15 ans, qui était arrivé en retard, en plein cours. L'adolescent a ensuite expliqué avoir reçu "un coup de poing pour avoir refusé de remettre son carnet de correspondance". Le coup de poing lui a cassé une dent, dit-il. Un certificat médical est même produit par le médecin de l'élève. Les tracasseries ont alors commencé pour l'enseignant. Pendant deux jours. Ses collègues ont reçu la consigne de ne pas parler à la presse. Mais l'ado, lui, parle devant les caméras. Le deuxième jour, le prof se rend à 9H30 à la gendarmerie qui l'a convoqué. Il est mis en garde à vue. Et sort dix heures plus tard. Lors de la garde à vue, trois anciens élèves de l'enseignant sont là, convoqués pour être entendus : deux d'entre eux ont évoqué « des gestes familiers, c'est tout ». Mais le père du troisième affirme que son fils a «lui aussi subi des violences ». Et dans la nuit de jeudi à vendredi, le prof met fin à ses jours. L'enquête avait pourtant déjà bien avancé. Interrogé par les enquêteurs, l'enseignant avait nié catégoriquement les faits. Selon lui, il n'y pas eu coup de poing mais un "simple doigt posé sur la joue" pour que l'ado le regarde dans les yeux. Une confrontation avec la "victime présumée" avait été organisée. L'ado ne portait aucune trace au visage, pas même une contusion. Le père du prof a décidé de poursuivre cette enquête, en prenant un avocat. Le 29 septembre une contre-epxertise médicale sur la dent est demandée. Le 3 octobre, l'avocat révèle qu'une collégienne accuse de mensonge l'adolescent, sur un blog. Un mois après, l'adolescent vient de reconnaitre qu'il n'y n'a jamais reçu de coup de poing. Les traces de sang dans sa bouche provenaient d'une dent cariée et déjà cassée. Le certificat médical du médecin de l'élève était bidon. Le père de l'enseignant ne veut pas que l'élève soit le lampiste de cette affaire. Pour lui, il y a des adultes qui ont aussi des responsabilités à assumer « dans cette machination ». Me Francis Lec, l'avocat du père et de la sœur du professeur, a réclamé à nouveau l'ouverture d'une information judiciaire. Avec un leitmotiv : « il faut que le dossier soit confié à un juge d'instruction et que les investigations soient menées de manière indépendante ». « Nous savons que le mercredi soir, alors qu'il a été accusé mais pas encore placé en garde à vue, il est allé jouer aux échecs jusqu'à une heure du matin. Il y avait une certaine sérénité. C'est bien la garde à vue qui l'a éprouvé » a déclaré l'avocat. L'honneur d'un enseignant vaut-il si peu ? (informations tirées des quotidiens La Voix du Nord, le Courrier Picard et L'Aisne Nouvelle) http://www.aisnenouvelle.fr/index.php/cms/13/article/187492/Les_mots_bouleversants__du_pere_de_Jean_Luc_Bubert http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2008/09/21/article_consternation-et-incomprehension-dominen.shtml http://www.courrier-picard.fr/courrier/Actualites/Info-regionale/Suicide-d-un-professeur-l-e Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-27 04:46:26

Jean-Luc Bubert était prof de chimie au collège César-Savart de Saint-Michel (Aisne). Fils d'enseignant, mariée à une prof du même collège, il avait un fils de huit ans. Jean-Luc faisait partie de ces enseignants qui prennent le temps de parler à leur élèves. Peut-être trop ? Le mercredi 19 septembre, Jean-Luc est resté après un cours, pour parler avec un de ses élèves de 5ème, âgé de 15 ans, qui était arrivé en retard, en plein cours. L'adolescent a ensuite expliqué avoir reçu "un coup de poing pour avoir refusé de remettre son carnet de correspondance". Le coup de poing lui a cassé une dent, dit-il. Un certificat médical est même produit par le médecin de l'élève. Les tracasseries ont alors commencé pour l'enseignant. Pendant deux jours. Ses collègues ont reçu la consigne de ne pas parler à la presse. Mais l'ado, lui, parle devant les caméras. Le deuxième jour, le prof se rend à 9H30 à la gendarmerie qui l'a convoqué. Il est mis en garde à vue. Et sort dix heures plus tard. Lors de la garde à vue, trois anciens élèves de l'enseignant sont là, convoqués pour être entendus : deux d'entre eux ont évoqué « des gestes familiers, c'est tout ». Mais le père du troisième affirme que son fils a «lui aussi subi des violences ». Et dans la nuit de jeudi à vendredi, le prof met fin à ses jours. L'enquête avait pourtant déjà bien avancé. Interrogé par les enquêteurs, l'enseignant avait nié catégoriquement les faits. Selon lui, il n'y pas eu coup de poing mais un "simple doigt posé sur la joue" pour que l'ado le regarde dans les yeux. Une confrontation avec la "victime présumée" avait été organisée. L'ado ne portait aucune trace au visage, pas même une contusion. Le père du prof a décidé de poursuivre cette enquête, en prenant un avocat. Le 29 septembre une contre-epxertise médicale sur la dent est demandée. Le 3 octobre, l'avocat révèle qu'une collégienne accuse de mensonge l'adolescent, sur un blog. Un mois après, l'adolescent vient de reconnaitre qu'il n'y n'a jamais reçu de coup de poing. Les traces de sang dans sa bouche provenaient d'une dent cariée et déjà cassée. Le certificat médical du médecin de l'élève était bidon. Le père de l'enseignant ne veut pas que l'élève soit le lampiste de cette affaire. Pour lui, il y a des adultes qui ont aussi des responsabilités à assumer « dans cette machination ». Me Francis Lec, l'avocat du père et de la sœur du professeur, a réclamé à nouveau l'ouverture d'une information judiciaire. Avec un leitmotiv : « il faut que le dossier soit confié à un juge d'instruction et que les investigations soient menées de manière indépendante ». « Nous savons que le mercredi soir, alors qu'il a été accusé mais pas encore placé en garde à vue, il est allé jouer aux échecs jusqu'à une heure du matin. Il y avait une certaine sérénité. C'est bien la garde à vue qui l'a éprouvé » a déclaré l'avocat. L'honneur d'un enseignant vaut-il si peu ? (informations tirées des quotidiens La Voix du Nord, le Courrier Picard et L'Aisne Nouvelle) http://www.aisnenouvelle.fr/index.php/cms/13/article/187492/Les_mots_bouleversants__du_pere_de_Jean_Luc_Bubert http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2008/09/21/article_consternation-et-incomprehension-dominen.shtml http://www.courrier-picard.fr/courrier/Actualites/Info-regionale/Suicide-d-un-professeur-l-e Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-27 04:46:26
Le sabre et la craie par Ayoros 
Zhang Yimou, réalisateur chinois, est surtout connu pour ses films de « sabre » : Hero, Le secret des poignards volants et La forteresse interdite. Il a réalisé d’autres films de styles assez différents, et j’aimerais ici vous faire partager mon coup de cœur pour deux d’entre eux. C’est de manière quasi consécutive qu’il réalise en 1999 deux films sur le thème de l’école et de son importance dans les campagnes chinoises : -Not One Less (Pas un de moins) -The Road Home Pas un de moins Une jeune élève doit prendre en charge une classe de plus petits pendant l’absence du professeur. Celui-ci lui promet une prime si elle se débrouille pour qu’aucun enfant ne manque l’école. En effet, de plus en plus d’enfants ont tendance à quitter l’école pour aller travailler afin de rapporter de l’argent chez eux… Note : Uniquement des acteurs amateurs trouvés sur place. The road home (Titre non traduit en Français : Le chemin vers la maison) Un vieux professeur meurt à la campagne. Son fils revient de la ville pour organiser les funérailles avec sa mère. Celle-ci tiens à ce que son mari, qui est mort loin du village, soit porté à bras d’hommes tout le long du chemin, comme le veut une vieille tradition. Le film nous replonge dans le passé de ce village, de l’histoire ce couple, et de ce chemin qui doit ramener le professeur au village. Note : Le noir et blanc pour le présent, les couleurs pour le passé. C’est la vision du personnage principal, interprété (en couleur) par Zhang Ziyi, la jeune fille de Tigres et Dragons. Ici à l'instar de ses films de sabre, Zhang Yimou nous propose des histoires en forme de contes, presque des fables morales, simples et profondément humaines. Certains sont parvenus à y déceler une pseudo propagande Chinoise. Je pense que l’on peut être difficilement plus dans l’erreur. Bien au contraire, ces films possèdent chacun une critique assez lisible de la politique du régime en place. L’enjeu central reste bien l’accès à l’éducation pour les pauvres et les isolés. Enjeu que les plus pointus des prospectivistes ne perdent pas de vue, et que le dernier festival de Cannes n’a pas renié avec sa palme d’or (Sean Penn étant il est vrai, assez militant sur ce sujet). Mais c’est aussi un regard tendre sur les paysans Chinois, cette population immense et ancestrale qui vit avec un retard important sur le reste du monde. Ces films possèdent une forme de naïveté assumée qui pourra en énerver quelques uns. Les autres apprécieront, en toute simplicité. Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-27 04:46:26

Zhang Yimou, réalisateur chinois, est surtout connu pour ses films de « sabre » : Hero, Le secret des poignards volants et La forteresse interdite. Il a réalisé d’autres films de styles assez différents, et j’aimerais ici vous faire partager mon coup de cœur pour deux d’entre eux. C’est de manière quasi consécutive qu’il réalise en 1999 deux films sur le thème de l’école et de son importance dans les campagnes chinoises : -Not One Less (Pas un de moins) -The Road Home Pas un de moins Une jeune élève doit prendre en charge une classe de plus petits pendant l’absence du professeur. Celui-ci lui promet une prime si elle se débrouille pour qu’aucun enfant ne manque l’école. En effet, de plus en plus d’enfants ont tendance à quitter l’école pour aller travailler afin de rapporter de l’argent chez eux… Note : Uniquement des acteurs amateurs trouvés sur place. The road home (Titre non traduit en Français : Le chemin vers la maison) Un vieux professeur meurt à la campagne. Son fils revient de la ville pour organiser les funérailles avec sa mère. Celle-ci tiens à ce que son mari, qui est mort loin du village, soit porté à bras d’hommes tout le long du chemin, comme le veut une vieille tradition. Le film nous replonge dans le passé de ce village, de l’histoire ce couple, et de ce chemin qui doit ramener le professeur au village. Note : Le noir et blanc pour le présent, les couleurs pour le passé. C’est la vision du personnage principal, interprété (en couleur) par Zhang Ziyi, la jeune fille de Tigres et Dragons. Ici à l'instar de ses films de sabre, Zhang Yimou nous propose des histoires en forme de contes, presque des fables morales, simples et profondément humaines. Certains sont parvenus à y déceler une pseudo propagande Chinoise. Je pense que l’on peut être difficilement plus dans l’erreur. Bien au contraire, ces films possèdent chacun une critique assez lisible de la politique du régime en place. L’enjeu central reste bien l’accès à l’éducation pour les pauvres et les isolés. Enjeu que les plus pointus des prospectivistes ne perdent pas de vue, et que le dernier festival de Cannes n’a pas renié avec sa palme d’or (Sean Penn étant il est vrai, assez militant sur ce sujet). Mais c’est aussi un regard tendre sur les paysans Chinois, cette population immense et ancestrale qui vit avec un retard important sur le reste du monde. Ces films possèdent une forme de naïveté assumée qui pourra en énerver quelques uns. Les autres apprécieront, en toute simplicité. Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-27 04:46:26
Déroutant ou envoutant? par Fly_the_sky 
Je suis allé voir ce film il y a quelques jours, malgré les quelques 'mauvaises critiques', disons qu'avec une amie on a suivi notre intuition... La photo du film est très belle, les émotions et les sentiments des personnages sont exprimés a merveille, à travers ce noir et blanc, ou encore via les mises au point (artistiques) de l'objectif. Laura Smet est somptueuse, Louis Garrel incarne parfaitement l'amoureux transi spontané et pommé, les seconds rôles ne sont pas en reste... Malgré tout ça, à la fin de la séance, l'ambiance dans la salle mêlait ricanements et larmes 'séchées'...Il était évident que ce film n'avait laissé personne indifférent, dans le bon sens, ou moins bon du terme. Il est vrai que le film surprend par sa forme: il y a un brusque changement de style à un moment donné, une intrusion dans le surnaturel un peu grossier, qui d'un coup décale le récit, un peu comme si le réalisateur tentait volontairement de nous en sortir... Des scènes sans véritable raccord aussi, comme surgis d'un rêve, sublimation de sentiments refoulés...(Un style qui nous rappelle aussi celui des vieux films de Resnais...) Une manière peut être a lui, de nous forcer a prendre du recul sur celui ci, pour nous rappeler que le véritable discours est ailleurs ? Ainsi, si l'on se contente du 1er degré du scénario, l'on comprend bien qu'il s'agit d'un personnage torturé par son ancien Amour, ce qui l'empêche d'embrasser comme il se doit sa nouvelle vie, a savoir un Amour bourgeois et convenu, mariage et enfant a la clé. Son ancien amour le hante, la culpabilité aussi. Mais n'y aurait il pas un 2e discours, plus discret que celui ci, qui justifierait la forme, parfois surprenante du récit? Ainsi... -D'ou viennent ses hallucinations? S'agit il encore vraiment d'hallucinations? Quelle est la part de culpabilité dans son acte final? -Quel est le véritable Amour? L'Amour passionnel, dévorant, ou celui plus rassurant? Et n'y aurait t-il pas aussi quelquechose de rassurant dans l'Amour passionnel? -Le véritable Amour est il fait pour être éternel, ou simplement remplir nos rôles limités à notre société fondé sur le ppe de la famille? -Quel sens donner à l'Amour, quand au final, il dévore et tue? Et puis, au final, Le véritable Amour est il vraiment l'une ou l'Autre de ces possibilités? Pire, le véritable Amour existe-t-il !!!???? Tant de questions que ce film a selon moi soulevé, et pour être franc, j'aimerais avoir aussi l'avis de ceux qui , comme moi, sont allés le voir ! Qu'est ce que ce film vous a inspiré comme sentiment? Avez vous trouvé les dialogues sans intérêt, comme selon certains, ou au contraire, avez vous trouvé qu'ils laissaient la place au questionnement? L'intrusion du surnaturel avait elle selon vous un sens, ou bien au contraire, gâché le phénomène d'identification aux personnages? Tant de questions..N'hésitez donc pas à en rajouter, ou a y répondre !!!!!Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-27 04:46:26

Je suis allé voir ce film il y a quelques jours, malgré les quelques 'mauvaises critiques', disons qu'avec une amie on a suivi notre intuition... La photo du film est très belle, les émotions et les sentiments des personnages sont exprimés a merveille, à travers ce noir et blanc, ou encore via les mises au point (artistiques) de l'objectif. Laura Smet est somptueuse, Louis Garrel incarne parfaitement l'amoureux transi spontané et pommé, les seconds rôles ne sont pas en reste... Malgré tout ça, à la fin de la séance, l'ambiance dans la salle mêlait ricanements et larmes 'séchées'...Il était évident que ce film n'avait laissé personne indifférent, dans le bon sens, ou moins bon du terme. Il est vrai que le film surprend par sa forme: il y a un brusque changement de style à un moment donné, une intrusion dans le surnaturel un peu grossier, qui d'un coup décale le récit, un peu comme si le réalisateur tentait volontairement de nous en sortir... Des scènes sans véritable raccord aussi, comme surgis d'un rêve, sublimation de sentiments refoulés...(Un style qui nous rappelle aussi celui des vieux films de Resnais...) Une manière peut être a lui, de nous forcer a prendre du recul sur celui ci, pour nous rappeler que le véritable discours est ailleurs ? Ainsi, si l'on se contente du 1er degré du scénario, l'on comprend bien qu'il s'agit d'un personnage torturé par son ancien Amour, ce qui l'empêche d'embrasser comme il se doit sa nouvelle vie, a savoir un Amour bourgeois et convenu, mariage et enfant a la clé. Son ancien amour le hante, la culpabilité aussi. Mais n'y aurait il pas un 2e discours, plus discret que celui ci, qui justifierait la forme, parfois surprenante du récit? Ainsi... -D'ou viennent ses hallucinations? S'agit il encore vraiment d'hallucinations? Quelle est la part de culpabilité dans son acte final? -Quel est le véritable Amour? L'Amour passionnel, dévorant, ou celui plus rassurant? Et n'y aurait t-il pas aussi quelquechose de rassurant dans l'Amour passionnel? -Le véritable Amour est il fait pour être éternel, ou simplement remplir nos rôles limités à notre société fondé sur le ppe de la famille? -Quel sens donner à l'Amour, quand au final, il dévore et tue? Et puis, au final, Le véritable Amour est il vraiment l'une ou l'Autre de ces possibilités? Pire, le véritable Amour existe-t-il !!!???? Tant de questions que ce film a selon moi soulevé, et pour être franc, j'aimerais avoir aussi l'avis de ceux qui , comme moi, sont allés le voir ! Qu'est ce que ce film vous a inspiré comme sentiment? Avez vous trouvé les dialogues sans intérêt, comme selon certains, ou au contraire, avez vous trouvé qu'ils laissaient la place au questionnement? L'intrusion du surnaturel avait elle selon vous un sens, ou bien au contraire, gâché le phénomène d'identification aux personnages? Tant de questions..N'hésitez donc pas à en rajouter, ou a y répondre !!!!!Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-27 04:46:26
Un apprentissage par Lucilius 
L’amour est un apprentissage. Mais il n’est pas un livre pour l’apprendre. Il nous faut avoir beaucoup donné pour savoir recevoir. Celui qui reçoit sans avoir jamais donné, est comme frappé de cécité. Ignorant de ces choses qu’on lui donne, il ne peut les voir. Lorsqu’à son tour il donnera, surtout si son amour est vain, alors seulement comprendra-t-il tout ce qu’il a reçu. L’ignorance de ces règles élémentaires m’a joué bien des tours… Petit, je passais une grande partie de mes vacances chez deux tantes de ma mère. Celles-ci, vieille filles, avait formé un foyer de circonstance. Regroupées dans leur duo de solitude, elles aimaient la vie, et ma jeunesse leur en apportait un grand vent. Elles me faisaient penser aux « vieilles dames aux chapeaux verts », version non bigotes. Elles m’accueillaient comme toutes les grandes mères du monde accueillent leurs petits enfants. Avec amour. Et aussi avec moult recettes sucrées, qui me faisaient saliver, tout juste au pied de leur escalier. Je recevais leurs petits soins, comme de la gentillesse, que mon esprit de gamin jugeait parfois déplacés. Vu mon « grand âge » d’alors, il me semblait qu’il n’était pas besoin de me gaver comme une oie, ni de me dorloter comme un nouveau né, ou pire comme une fille. Je partageais cependant avec bonheur, beaucoup de leurs moments simples, leurs promenades, leurs parties de cartes, leurs thés citron comme leurs blagues élimées. Plus tard, pendants mes études supérieures, l’une d’elle tomba gravement malade. Dans l’égoïsme d’une adolescence attardée, mon nez ne s’est levé que trop tard des livres. Le temps de réfléchir au pourquoi de mon absence auprès d’une de mes grands-mères de cœur, la sœur, sans sa moitié de vie, aussitôt la rejoignit dans la tombe. L’une comme l’autre n’auront pas eu mon soutien dans leurs derniers instants. J’ai compris trop tard tout ce qu’elles m’avaient donné, et combien je comptais pour elles. Je ne leur aurais jamais dit avec mon cœur d’adulte, l’amour que je leur garde à jamais. Cette dure leçon m’a bien sûr ouvert les yeux sur ces choses. Il est fou celui qui repousse à demain l’expression de son amour. Chaque minute peux lui en retirer à jamais la possibilité. J’applique à la lettre ce principe pour mon père comme pour ma mère. Je suis serein, car si l’un de nous venait à disparaitre, le départ se ferait avec l’assurance de l’amour partagé. Je pensais bien avoir appris cette leçon. Mais un récent évènement me prouva le contraire. Lors de mes courses à pieds, plusieurs de mes parcours passent par une ferme du voisinage. Combien de fois ais-je croisé ce vieil homme, prenant le soleil dans sa chaise roulante, près d’une tonnelle de la ferme ? A partir de quand et pourquoi avons-nous échangés nos bonjours, toujours plus chaleureux. Combien d’encouragements ai-je eu de sa part, lors de mes passages. Et combien de fois me suis-je promis de revenir, pour partager une heure avec cet inconnu sous sa tonnelle ? Lui dire, avec une bouteille de notre vin, un carré de fromage, que nous sommes ensemble sous le même soleil. Depuis 2 mois, le soleil baigne toujours la terrasse de la ferme, mais je ne voie plus mon compagnon sur sa chaise. Hier, d’une courbe inclinée, ce même soleil rasait la montagne. Il parvenait de travers avec ses habitudes d’automne. Il saisissait et figeait les arbres avec toutes leurs couleurs, les transformant en lumineuses guirlandes. Où qu’il soit, le vieil homme, comme le père de mon père, et tous les autres avant lui, depuis toujours, les ont admirés.Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-27 04:46:26

L’amour est un apprentissage. Mais il n’est pas un livre pour l’apprendre. Il nous faut avoir beaucoup donné pour savoir recevoir. Celui qui reçoit sans avoir jamais donné, est comme frappé de cécité. Ignorant de ces choses qu’on lui donne, il ne peut les voir. Lorsqu’à son tour il donnera, surtout si son amour est vain, alors seulement comprendra-t-il tout ce qu’il a reçu. L’ignorance de ces règles élémentaires m’a joué bien des tours… Petit, je passais une grande partie de mes vacances chez deux tantes de ma mère. Celles-ci, vieille filles, avait formé un foyer de circonstance. Regroupées dans leur duo de solitude, elles aimaient la vie, et ma jeunesse leur en apportait un grand vent. Elles me faisaient penser aux « vieilles dames aux chapeaux verts », version non bigotes. Elles m’accueillaient comme toutes les grandes mères du monde accueillent leurs petits enfants. Avec amour. Et aussi avec moult recettes sucrées, qui me faisaient saliver, tout juste au pied de leur escalier. Je recevais leurs petits soins, comme de la gentillesse, que mon esprit de gamin jugeait parfois déplacés. Vu mon « grand âge » d’alors, il me semblait qu’il n’était pas besoin de me gaver comme une oie, ni de me dorloter comme un nouveau né, ou pire comme une fille. Je partageais cependant avec bonheur, beaucoup de leurs moments simples, leurs promenades, leurs parties de cartes, leurs thés citron comme leurs blagues élimées. Plus tard, pendants mes études supérieures, l’une d’elle tomba gravement malade. Dans l’égoïsme d’une adolescence attardée, mon nez ne s’est levé que trop tard des livres. Le temps de réfléchir au pourquoi de mon absence auprès d’une de mes grands-mères de cœur, la sœur, sans sa moitié de vie, aussitôt la rejoignit dans la tombe. L’une comme l’autre n’auront pas eu mon soutien dans leurs derniers instants. J’ai compris trop tard tout ce qu’elles m’avaient donné, et combien je comptais pour elles. Je ne leur aurais jamais dit avec mon cœur d’adulte, l’amour que je leur garde à jamais. Cette dure leçon m’a bien sûr ouvert les yeux sur ces choses. Il est fou celui qui repousse à demain l’expression de son amour. Chaque minute peux lui en retirer à jamais la possibilité. J’applique à la lettre ce principe pour mon père comme pour ma mère. Je suis serein, car si l’un de nous venait à disparaitre, le départ se ferait avec l’assurance de l’amour partagé. Je pensais bien avoir appris cette leçon. Mais un récent évènement me prouva le contraire. Lors de mes courses à pieds, plusieurs de mes parcours passent par une ferme du voisinage. Combien de fois ais-je croisé ce vieil homme, prenant le soleil dans sa chaise roulante, près d’une tonnelle de la ferme ? A partir de quand et pourquoi avons-nous échangés nos bonjours, toujours plus chaleureux. Combien d’encouragements ai-je eu de sa part, lors de mes passages. Et combien de fois me suis-je promis de revenir, pour partager une heure avec cet inconnu sous sa tonnelle ? Lui dire, avec une bouteille de notre vin, un carré de fromage, que nous sommes ensemble sous le même soleil. Depuis 2 mois, le soleil baigne toujours la terrasse de la ferme, mais je ne voie plus mon compagnon sur sa chaise. Hier, d’une courbe inclinée, ce même soleil rasait la montagne. Il parvenait de travers avec ses habitudes d’automne. Il saisissait et figeait les arbres avec toutes leurs couleurs, les transformant en lumineuses guirlandes. Où qu’il soit, le vieil homme, comme le père de mon père, et tous les autres avant lui, depuis toujours, les ont admirés.Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-27 04:46:26
Séraphine par Voil78 
Histoire En 1912, le collectionneur allemand Wilhelm Uhde, premier acheteur de Picasso et découvreur du douanier Rousseau, loue un appartement à Senlis pour écrire et se reposer de sa vie parisienne. Il prend à son service une femme de ménage, Séraphine, 48 ans. Quelque temps plus tard, il remarque chez des notables locaux une petite toile peinte sur bois. Sa stupéfaction est grande d'apprendre que l'auteur n'est autre que Séraphine. S'instaure alors une relation improbable entre le marchand d'art visionnaire et l'humble femme de ménage dont tout le monde se moque. L'actrice et l'acteur Elle joue avec justesse et force. Elle incarne vraiment son personnage .Elle m'a touché dans ce rôle. Son visage, ses rondeurs lui apportent de la douceur et de l’enfance. Le film est plein de poésie de finesse avec quelques touches de sublimes d’images. L'acteur allemand aussi joue son rôle avec un réalisme surprenant. Allez voir le film Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-27 04:46:26

Histoire En 1912, le collectionneur allemand Wilhelm Uhde, premier acheteur de Picasso et découvreur du douanier Rousseau, loue un appartement à Senlis pour écrire et se reposer de sa vie parisienne. Il prend à son service une femme de ménage, Séraphine, 48 ans. Quelque temps plus tard, il remarque chez des notables locaux une petite toile peinte sur bois. Sa stupéfaction est grande d'apprendre que l'auteur n'est autre que Séraphine. S'instaure alors une relation improbable entre le marchand d'art visionnaire et l'humble femme de ménage dont tout le monde se moque. L'actrice et l'acteur Elle joue avec justesse et force. Elle incarne vraiment son personnage .Elle m'a touché dans ce rôle. Son visage, ses rondeurs lui apportent de la douceur et de l’enfance. Le film est plein de poésie de finesse avec quelques touches de sublimes d’images. L'acteur allemand aussi joue son rôle avec un réalisme surprenant. Allez voir le film Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-27 04:46:26
homme libre par Joart 
Sépulture Stèle où s écrit le testament des hommes Mausolée où repose tant de ses enfants Sépulcre où s’érige le fils élu, aphone Tant de noms bafoués, par l’esprit décadent A l'heure purifiée d’un bûcher funeste, je m’aliène ,je m’insurge en mon ciel, en ce bleu qui encombre et déteste ces venins d’hommes machiavels La lune se souille à leur idéaux cadavériques, sur ce fumier blanc reste les indigents Aux Purifications des dogmes cyniques, mais on vous crache, vos stériles sacrements Dans les hurlements stridents des pensées , je vois mon essence , déjà soumise Aux supplications écorchées des damnés se dévoilent les loups qui se déguisent Sans doute mon âme se fait au noir Absent, je suis condamné au chien errant, cherchant dans l’oubli nul maître à croire J’erre prisonnier aux chimères du néant je reste dans les Démocraties utopiques , en ses jardins aux coquelicots fragiles Hélas convoités par des hommes lubriques, mais l’éphémère lui, sensible, tisse son fil Il fusionne aux pieds des vertes tiges, pour respirer cette liberté , aux mères pubis En ce rouge à l’ardeur fragile ,vertige à l’origine d’un monde sainte matrice jo Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-27 04:46:26

Sépulture Stèle où s écrit le testament des hommes Mausolée où repose tant de ses enfants Sépulcre où s’érige le fils élu, aphone Tant de noms bafoués, par l’esprit décadent A l'heure purifiée d’un bûcher funeste, je m’aliène ,je m’insurge en mon ciel, en ce bleu qui encombre et déteste ces venins d’hommes machiavels La lune se souille à leur idéaux cadavériques, sur ce fumier blanc reste les indigents Aux Purifications des dogmes cyniques, mais on vous crache, vos stériles sacrements Dans les hurlements stridents des pensées , je vois mon essence , déjà soumise Aux supplications écorchées des damnés se dévoilent les loups qui se déguisent Sans doute mon âme se fait au noir Absent, je suis condamné au chien errant, cherchant dans l’oubli nul maître à croire J’erre prisonnier aux chimères du néant je reste dans les Démocraties utopiques , en ses jardins aux coquelicots fragiles Hélas convoités par des hommes lubriques, mais l’éphémère lui, sensible, tisse son fil Il fusionne aux pieds des vertes tiges, pour respirer cette liberté , aux mères pubis En ce rouge à l’ardeur fragile ,vertige à l’origine d’un monde sainte matrice jo Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-27 04:46:26
Des lumières si profondes si aspirantes jusqu’au centre de chacune par Chatnoirchatblanc 
Juan Ibanez était grand, fringant garçon au regard doux. Passait parfois dans ce regard comme une mollesse dont on ne savait si elle tenait d'une langueur naturelle ou relevait d'un renoncement couvé comme un oeuf à éclore... Quand? Sur les bancs de l'école de commerce nous nous sommes rencontrés, puis séparés comme je me découvrais un goût pour le droit, je tirais sur la filière juridique, tandis qu'il s'orientait vers le maniement des chiffres. Quittant Bilbao, je retournais en France, terre maternelle. Comment imaginer alors qu'on se retrouverait vingt cinq ans plus tard dans de telles circonstances ? Quand il entra dans le bureau directorial, je me levai pour lui tendre la main, il m'attira contre lui et n'acheva l'accolade qu'après m'avoir serrée fort dans ses bras. Il me fut difficile de poursuivre sur la ligne impersonnelle, laquelle m'avait semblé s'imposer pour cet entretien, négligeant volontairement la corde sensible, l'émotion me surprit comme au détour d'un bois. Il était 18h, je lui proposai alors de poursuivre l'entretien ailleurs, et je décidai de l'entraîner vers l'un des seuls bars à tapas acceptable de la capitale. Il m'aida à enfiler mon manteau tandis que je l'invitai à quitter la pièce et m'attendre dans le hall d'accueil. Je passai la tête dans le bureau de mon jeune assistant, lui demandant d'annuler tous les rendez-vous suivants et il pouvait commencer à envoyer les mails aux candidats non retenus. Oui, même ceux que l'on n'a pas rencontrés. Il évita mon regard et je sentis qu'il réprimait difficilement sa déconvenue. Il devrait bien s'habituer aux décisions qui m'incombaient et puis comment lui expliquer qu'une accolade avait suffit à choisir le comptable de notre nouvelle usine de Bilbao? Faire fi de tous ces dossiers empilés sur son bureau, mûrement élaborés par lui-même en vue de cette sélection, c'était comme balayer d'un revers de main tout son travail de la semaine. Je savais lui infliger ainsi une épreuve de plus. Mais si la direction de Rio de Janeiro m'avait confié ce fils de famille, étalon brésilien, c'est qu'elle comptait sur moi pour le débourrer sans ménagement. Sans plus attendre je le saluai d'un bonsoir courtois puis allai retrouver Juan. ^^^^^^^^^^^^^^^^ Nous traversions enfin le centre de Santander en direction de mon hôtel. J'avais atterri plus de trois heures en arrière. Le taxi avait longé la périphérie de Bilbao sans dépasser le 30 au compteur. Nous étions arrivés au niveau du poids lourd fumant, renversé sur la chaussée, les pompiers finissaient d'éteindre l'incendie. Malgré les fenêtres fermées, nous pouvions sentir une odeur âcre et acide de corne brûlée. Sur le bas-côté des dizaines de cages fracassées, semblaient des traversins perforés, sur l'asphalte bouillonnait une mousse blanche épaisse de plumes et de neige carbonique mêlées. Une partie de la volaille s'était échappée, les unes paniquées et suicidaires se laissaient éventrer sous les roues des véhicules de la voie inverse, provocant à chaque choc un souffle de plumes, immédiatement absorbé par le trafic. Les autres plus inspirées s'étaient massées sur le terre-plein qui séparait les deux voies, formant une nuée surréaliste, une ligne blanche crêtée de rouge enclavée entre les deux rails de sécurité. Nous avancions doucement, tentant de sortir de ce nuage floconneux sans encombre. Les essuies-glace repoussaient en rythme cette neige de plumes virevoltante, quand je vis un vieil homme comme isolé en plein milieu de la chaussée, le visage raviné et noir de suie, hirsute, il serrait dans ses bras une poule, comme un échoué se serait désespérément agrippé à du bois flotté. Mon chauffeur fit une embardée et l'évita de justesse, rugissant une insulte que je ne compris pas, probablement du basque. Je lui répondis qu'il devait s'agir du conducteur du camion renversé et qu'il devait être terriblement choqué. "Ce n'est pas une raison pour risquer la peau des autres, me répondit-il, un peu plus et on allait dans le décor à cause de cet olibrius." J'avais cru déceler dans le regard du vieil homme, la vision fugitive du renoncement, comme une marée montante. Un mois en arrière, j'étais arrivée sans prévenir à Bilbao. Juan fut surpris de me voir, mais comme à l'accoutumée nous fîmes une sacrée descente dans les bars à tapas les plus branchés après un repas copieusement arrosé. À la fin de notre virée, quand il me raccompagna à mon hôtel vers quatre heures, je lâchai : Juan, depuis quand me prends-tu pour une conne? Avec tout ce que tu sais encore encaisser au comptoir, je ne crois pas un mot de ton opération à coeur ouvert, tu me caches les comptes de l'usine depuis trois mois. Viens me chercher à huit heures demain." Dans son regard je vis passer la vague molle, la lumière semblait être tirée par son centre vers l'intérieur et il m'opposa un mutisme aussi dense qu'un océan. Le lendemain, face aux documents qui l'accablaient, il ne put faire autrement qu'avouer l'évidence des détournements de fonds. Il envoyait l'usine dans le mur, il le savait pertinemment, il avait laissé éclore le renoncement. ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ La maison bourgeoise de Dolorès se trouvait un peu à l'écart de la ville. Les alentours de Santander me faisaient penser à la Bretagne de mon enfance, même végétation épanouie, mêmes vaches dans les prés, même air doux et humide, même ciels tapissés de cumulonimbus, éclaircis de trouées lumineuses, comme si un garde- chasse veillait à entretenir sa forêt de nuages au cordeau. À Paris, il faisait déjà froid et un ciel blanc-gris insipide avait pris ses quartiers d'hiver. Il fallait s'y faire. Je n'aurais jamais pensé que Dolorès fut si belle. Je m'étais imaginée une femme sèche et décrépie à entendre s'en plaindre continuellement Juan. Il jurait qu'un jour ou l'autre, il allait la quitter. Elle le quitta. Ni pour un autre homme, ni parce qu'il la trompait. Juste pour changer de vie, redorer un blason personnel en intégrant une institution vouée au développement de mouvements artistiques. Elle s'était donnée à corps perdu dans cette nouvelle activité au grand dam de ses enfants devenus adultes, auxquels elle avait consacré une part de sa vie, renonçant à une carrière professionnelle contre l'avis de son mari. Pour Juan la dépendance financière de sa femme était comme un poids qui lui portait sur le moral, difficile de supporter, non son inactivité, car elle n'était oisive, mais son absence de statut social qui la dépréciait à ses yeux. Quand ils s'étaient rencontrés, il n'avait pas terminé ses études d'expertise comptable, elle travaillait et entretenait de fait le ménage. Il n'avait jamais compris pourquoi elle avait tout lâché. Le savait-elle elle-même? Dolorès m'accueillit chaleureusement, versa un thé vert fumant dans ma tasse, puis commença à me raconter ce qu'il s'était passé. Juan s'était trouvé une nouvelle jeunesse à cinquante deux ans, l'opportunité du poste que je lui avais offert lui avait donné des ailes. De plus comme leur rupture s'était plutôt bien organisée selon elle, il s'était lancé dans l'enseignement, histoire de partager son savoir de comptable senior et ainsi dépoussiéra son environnement. ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ - Tu ne peux pas comprendre. Évidemment, toi tu es une femme qui ne vit que pour ta carrière. Tu n'as pas eu à supporter la vie de famille, les soucis, les gênes de fin de mois. Sais-tu seulement pourquoi ma femme m'a quitté? Pour toucher le pactole toute seule. Après avoir vécu toute sa vie à mes crochets, elle a préféré me remercier quand elle a hérité de la fortune de son père. J'ai trimé toute ma vie pour elle et nos enfants et quand elle aurait pu enfin apporter son écot, il n'en a pas été question : On divorce et hop, à moi la belle vie! Même à ses propres enfants elle ne veut rien céder. Toute sa fortune reviendra à une fondation pour l'art à sa mort. Alors c'est vrai que j'ai eu besoin de me reconstruire un autre univers, on aurait été dégoûté à moins, tu ne crois pas? - Et elle, quand l'as-tu rencontrée? - La première fois que j'ai croisé Conception, elle était en première année de droit. Quelque part, elle me faisait penser à toi quand nous étions jeunes : déterminée, travailleuse mais toujours prête à rigoler. Tu sais, quand tu as quitté Bilbao, j'ai ressenti un grand vide. Jamais je n'aurais osé t'en parler. Nous étions de simples camarades de classe et je te devinais bien plus ambitieuse que moi. Je savais déjà confusément quelle devrait être ma destinée, médiocre sur toute la ligne! ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ - Juan, je ne rendrai jamais cet argent, je ne vendrai pas cet appartement. Tu me l'as donné. Conception avait dit cela sur un ton extrêmement serein, certaine de son bon droit. Juan la regardait. Il caressait machinalement le corps de la jeune fille sous le drap, sa peau lui était d'une douceur infinie. Chaque fois qu'il avait joui dans son corps, il avait remercié le ciel de lui avoir envoyé cet ange. Il n'arriverait pas à lui en vouloir. Elle était nue dans les draps et son sein gauche tentait de se découvrir à chacune des ses respirations, comme un diable dans sa boîte au ressort trop usé. ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ Juan serra les mains du jeune couple qui venait d'acheter l'appartement familial. Il devait encore passer à la banque pour réaliser son porte-feuille d'actions. Une fois les dernières transactions effectuées, il ne lui resterait plus un kopek en poche. Il serait inutile de passer à l'agence pour l'emploi et il aurait ainsi le temps d'aller rendre à l'usine sa berline de fonction. Il s'était fait remettre une carte de transport par les services sociaux de la mairie. Ainsi, il pourrait passer le reste de la journée dans l'autobus à regarder le paysage se dérouler tranquillement entre Bilbao et Santander, le regard dans le vide. ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ - Quand j'ai ramené le bus au dépôt, je n'avais pas vu qu'il restait quelqu'un dans le véhicule. Ce n'est qu'en passant dans le couloir pour ramasser les journaux et autres cochonneries que laissent les voyageurs que j'ai vu quelqu'un allongé sur la banquette du fond. Le chauffeur touchait sa casquette à chaque instant du bout des doigts, comme s'il s'inquiétait de savoir si elle resterait fixée sur sa tête ou si elle déciderait de son propre chef de s'envoler sur la tête d'un autre. L'inspecteur de police s'agaçait de ce tic. - Ne soyez pas si nerveux, Monsieur, vous n'y êtes pour rien. - C'est la première fois de ma vie que je découvre un mort dans mon bus, ça fait un choc. ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ Le lendemain de mon arrivée à Santander, je me suis réveillée tôt. Quand je suis allée prendre ma douche, j'ai trouvé une plume blanche des poules de la veille dans mes cheveux. Comment avait-elle pu venir se poser sur ma tête ? Je l'ai extraite de la mèche, non moins blanche dans laquelle elle s'était emberlificotée. Je suis allée au bout de la presqu'île en empruntant le Camino Peatonal. J'ai regardé la mer qui jouait à peindre des âmes sur les vagues, tirant toujours la lumière en son centre. Ses cendres se sont envolées comme une aile. Puis je suis allée voir l'exposition consacrée à Hiroshi Sugimoto au Museo Guguenheim à Bilbao. ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ "Seascapes" de Hiroshi Sugimoto : http://labruyantissime.blogspot.com/2008/09/loeil-dhiroshi-sugimoto.html http://www.sugimotohiroshi.com/seascape.html Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-27 04:46:26

Juan Ibanez était grand, fringant garçon au regard doux. Passait parfois dans ce regard comme une mollesse dont on ne savait si elle tenait d'une langueur naturelle ou relevait d'un renoncement couvé comme un oeuf à éclore... Quand? Sur les bancs de l'école de commerce nous nous sommes rencontrés, puis séparés comme je me découvrais un goût pour le droit, je tirais sur la filière juridique, tandis qu'il s'orientait vers le maniement des chiffres. Quittant Bilbao, je retournais en France, terre maternelle. Comment imaginer alors qu'on se retrouverait vingt cinq ans plus tard dans de telles circonstances ? Quand il entra dans le bureau directorial, je me levai pour lui tendre la main, il m'attira contre lui et n'acheva l'accolade qu'après m'avoir serrée fort dans ses bras. Il me fut difficile de poursuivre sur la ligne impersonnelle, laquelle m'avait semblé s'imposer pour cet entretien, négligeant volontairement la corde sensible, l'émotion me surprit comme au détour d'un bois. Il était 18h, je lui proposai alors de poursuivre l'entretien ailleurs, et je décidai de l'entraîner vers l'un des seuls bars à tapas acceptable de la capitale. Il m'aida à enfiler mon manteau tandis que je l'invitai à quitter la pièce et m'attendre dans le hall d'accueil. Je passai la tête dans le bureau de mon jeune assistant, lui demandant d'annuler tous les rendez-vous suivants et il pouvait commencer à envoyer les mails aux candidats non retenus. Oui, même ceux que l'on n'a pas rencontrés. Il évita mon regard et je sentis qu'il réprimait difficilement sa déconvenue. Il devrait bien s'habituer aux décisions qui m'incombaient et puis comment lui expliquer qu'une accolade avait suffit à choisir le comptable de notre nouvelle usine de Bilbao? Faire fi de tous ces dossiers empilés sur son bureau, mûrement élaborés par lui-même en vue de cette sélection, c'était comme balayer d'un revers de main tout son travail de la semaine. Je savais lui infliger ainsi une épreuve de plus. Mais si la direction de Rio de Janeiro m'avait confié ce fils de famille, étalon brésilien, c'est qu'elle comptait sur moi pour le débourrer sans ménagement. Sans plus attendre je le saluai d'un bonsoir courtois puis allai retrouver Juan. ^^^^^^^^^^^^^^^^ Nous traversions enfin le centre de Santander en direction de mon hôtel. J'avais atterri plus de trois heures en arrière. Le taxi avait longé la périphérie de Bilbao sans dépasser le 30 au compteur. Nous étions arrivés au niveau du poids lourd fumant, renversé sur la chaussée, les pompiers finissaient d'éteindre l'incendie. Malgré les fenêtres fermées, nous pouvions sentir une odeur âcre et acide de corne brûlée. Sur le bas-côté des dizaines de cages fracassées, semblaient des traversins perforés, sur l'asphalte bouillonnait une mousse blanche épaisse de plumes et de neige carbonique mêlées. Une partie de la volaille s'était échappée, les unes paniquées et suicidaires se laissaient éventrer sous les roues des véhicules de la voie inverse, provocant à chaque choc un souffle de plumes, immédiatement absorbé par le trafic. Les autres plus inspirées s'étaient massées sur le terre-plein qui séparait les deux voies, formant une nuée surréaliste, une ligne blanche crêtée de rouge enclavée entre les deux rails de sécurité. Nous avancions doucement, tentant de sortir de ce nuage floconneux sans encombre. Les essuies-glace repoussaient en rythme cette neige de plumes virevoltante, quand je vis un vieil homme comme isolé en plein milieu de la chaussée, le visage raviné et noir de suie, hirsute, il serrait dans ses bras une poule, comme un échoué se serait désespérément agrippé à du bois flotté. Mon chauffeur fit une embardée et l'évita de justesse, rugissant une insulte que je ne compris pas, probablement du basque. Je lui répondis qu'il devait s'agir du conducteur du camion renversé et qu'il devait être terriblement choqué. "Ce n'est pas une raison pour risquer la peau des autres, me répondit-il, un peu plus et on allait dans le décor à cause de cet olibrius." J'avais cru déceler dans le regard du vieil homme, la vision fugitive du renoncement, comme une marée montante. Un mois en arrière, j'étais arrivée sans prévenir à Bilbao. Juan fut surpris de me voir, mais comme à l'accoutumée nous fîmes une sacrée descente dans les bars à tapas les plus branchés après un repas copieusement arrosé. À la fin de notre virée, quand il me raccompagna à mon hôtel vers quatre heures, je lâchai : Juan, depuis quand me prends-tu pour une conne? Avec tout ce que tu sais encore encaisser au comptoir, je ne crois pas un mot de ton opération à coeur ouvert, tu me caches les comptes de l'usine depuis trois mois. Viens me chercher à huit heures demain." Dans son regard je vis passer la vague molle, la lumière semblait être tirée par son centre vers l'intérieur et il m'opposa un mutisme aussi dense qu'un océan. Le lendemain, face aux documents qui l'accablaient, il ne put faire autrement qu'avouer l'évidence des détournements de fonds. Il envoyait l'usine dans le mur, il le savait pertinemment, il avait laissé éclore le renoncement. ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ La maison bourgeoise de Dolorès se trouvait un peu à l'écart de la ville. Les alentours de Santander me faisaient penser à la Bretagne de mon enfance, même végétation épanouie, mêmes vaches dans les prés, même air doux et humide, même ciels tapissés de cumulonimbus, éclaircis de trouées lumineuses, comme si un garde- chasse veillait à entretenir sa forêt de nuages au cordeau. À Paris, il faisait déjà froid et un ciel blanc-gris insipide avait pris ses quartiers d'hiver. Il fallait s'y faire. Je n'aurais jamais pensé que Dolorès fut si belle. Je m'étais imaginée une femme sèche et décrépie à entendre s'en plaindre continuellement Juan. Il jurait qu'un jour ou l'autre, il allait la quitter. Elle le quitta. Ni pour un autre homme, ni parce qu'il la trompait. Juste pour changer de vie, redorer un blason personnel en intégrant une institution vouée au développement de mouvements artistiques. Elle s'était donnée à corps perdu dans cette nouvelle activité au grand dam de ses enfants devenus adultes, auxquels elle avait consacré une part de sa vie, renonçant à une carrière professionnelle contre l'avis de son mari. Pour Juan la dépendance financière de sa femme était comme un poids qui lui portait sur le moral, difficile de supporter, non son inactivité, car elle n'était oisive, mais son absence de statut social qui la dépréciait à ses yeux. Quand ils s'étaient rencontrés, il n'avait pas terminé ses études d'expertise comptable, elle travaillait et entretenait de fait le ménage. Il n'avait jamais compris pourquoi elle avait tout lâché. Le savait-elle elle-même? Dolorès m'accueillit chaleureusement, versa un thé vert fumant dans ma tasse, puis commença à me raconter ce qu'il s'était passé. Juan s'était trouvé une nouvelle jeunesse à cinquante deux ans, l'opportunité du poste que je lui avais offert lui avait donné des ailes. De plus comme leur rupture s'était plutôt bien organisée selon elle, il s'était lancé dans l'enseignement, histoire de partager son savoir de comptable senior et ainsi dépoussiéra son environnement. ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ - Tu ne peux pas comprendre. Évidemment, toi tu es une femme qui ne vit que pour ta carrière. Tu n'as pas eu à supporter la vie de famille, les soucis, les gênes de fin de mois. Sais-tu seulement pourquoi ma femme m'a quitté? Pour toucher le pactole toute seule. Après avoir vécu toute sa vie à mes crochets, elle a préféré me remercier quand elle a hérité de la fortune de son père. J'ai trimé toute ma vie pour elle et nos enfants et quand elle aurait pu enfin apporter son écot, il n'en a pas été question : On divorce et hop, à moi la belle vie! Même à ses propres enfants elle ne veut rien céder. Toute sa fortune reviendra à une fondation pour l'art à sa mort. Alors c'est vrai que j'ai eu besoin de me reconstruire un autre univers, on aurait été dégoûté à moins, tu ne crois pas? - Et elle, quand l'as-tu rencontrée? - La première fois que j'ai croisé Conception, elle était en première année de droit. Quelque part, elle me faisait penser à toi quand nous étions jeunes : déterminée, travailleuse mais toujours prête à rigoler. Tu sais, quand tu as quitté Bilbao, j'ai ressenti un grand vide. Jamais je n'aurais osé t'en parler. Nous étions de simples camarades de classe et je te devinais bien plus ambitieuse que moi. Je savais déjà confusément quelle devrait être ma destinée, médiocre sur toute la ligne! ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ - Juan, je ne rendrai jamais cet argent, je ne vendrai pas cet appartement. Tu me l'as donné. Conception avait dit cela sur un ton extrêmement serein, certaine de son bon droit. Juan la regardait. Il caressait machinalement le corps de la jeune fille sous le drap, sa peau lui était d'une douceur infinie. Chaque fois qu'il avait joui dans son corps, il avait remercié le ciel de lui avoir envoyé cet ange. Il n'arriverait pas à lui en vouloir. Elle était nue dans les draps et son sein gauche tentait de se découvrir à chacune des ses respirations, comme un diable dans sa boîte au ressort trop usé. ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ Juan serra les mains du jeune couple qui venait d'acheter l'appartement familial. Il devait encore passer à la banque pour réaliser son porte-feuille d'actions. Une fois les dernières transactions effectuées, il ne lui resterait plus un kopek en poche. Il serait inutile de passer à l'agence pour l'emploi et il aurait ainsi le temps d'aller rendre à l'usine sa berline de fonction. Il s'était fait remettre une carte de transport par les services sociaux de la mairie. Ainsi, il pourrait passer le reste de la journée dans l'autobus à regarder le paysage se dérouler tranquillement entre Bilbao et Santander, le regard dans le vide. ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ - Quand j'ai ramené le bus au dépôt, je n'avais pas vu qu'il restait quelqu'un dans le véhicule. Ce n'est qu'en passant dans le couloir pour ramasser les journaux et autres cochonneries que laissent les voyageurs que j'ai vu quelqu'un allongé sur la banquette du fond. Le chauffeur touchait sa casquette à chaque instant du bout des doigts, comme s'il s'inquiétait de savoir si elle resterait fixée sur sa tête ou si elle déciderait de son propre chef de s'envoler sur la tête d'un autre. L'inspecteur de police s'agaçait de ce tic. - Ne soyez pas si nerveux, Monsieur, vous n'y êtes pour rien. - C'est la première fois de ma vie que je découvre un mort dans mon bus, ça fait un choc. ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ Le lendemain de mon arrivée à Santander, je me suis réveillée tôt. Quand je suis allée prendre ma douche, j'ai trouvé une plume blanche des poules de la veille dans mes cheveux. Comment avait-elle pu venir se poser sur ma tête ? Je l'ai extraite de la mèche, non moins blanche dans laquelle elle s'était emberlificotée. Je suis allée au bout de la presqu'île en empruntant le Camino Peatonal. J'ai regardé la mer qui jouait à peindre des âmes sur les vagues, tirant toujours la lumière en son centre. Ses cendres se sont envolées comme une aile. Puis je suis allée voir l'exposition consacrée à Hiroshi Sugimoto au Museo Guguenheim à Bilbao. ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ "Seascapes" de Hiroshi Sugimoto : http://labruyantissime.blogspot.com/2008/09/loeil-dhiroshi-sugimoto.html http://www.sugimotohiroshi.com/seascape.html Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-27 04:46:26




