Les commentaires cinema de Pointscommuns.com
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Les balles sifflent... par Arobas38 
Les balles sifflent... mais elles sifflent au loin... loin, loin, loin... Les oiseaux chantent mais ils chantent tout très tout près, tout près tout près... alors écoutons les chanter en espérant que les balles continueront à siffler loin loin loin et ne feront pas s'envoler les oiseaux.Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-06 03:44:13

Les balles sifflent... mais elles sifflent au loin... loin, loin, loin... Les oiseaux chantent mais ils chantent tout très tout près, tout près tout près... alors écoutons les chanter en espérant que les balles continueront à siffler loin loin loin et ne feront pas s'envoler les oiseaux.Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-06 03:44:13
La captive aux yeux clairs par Phylisse 
Si la vie avait été un long fleuve tranquille, c'est sûr, elle se serait laissée porter sur la rivière sans retour, bercée par la grande illusion que derrière l'écran les visiteurs du soir n'étaient pas ceux des jeux interdits. Elle était née un quatre juillet, et lorsque ses parents l'avaient prénommée Ninotchka, comment auraient-ils pu penser qu'elle n'aurait rien de l'ange bleu dont ils avaient tant rêvé. Elle en avait la couleur, par ses yeux, mais sa chevelure noire n'avait rien de celle d'un ange. Quand le beau Serge l'avait invitée un soir à pousser les portes du paradis, elle avait craint que cette chevauchée fantastique dont il l'entretenait quotidiennement la fasse chavirer vingt mille lieues sous les mers : elle ne supportait pas les profondeurs. Aussi avait-elle pris la poudre d'escampette et se souvenait-elle encore de ces mots qui longtemps l'avaient froissée : "De toute façon, les hommes préfèrent les blondes". Elle avait bien pensé changer de prénom, de couleur de cheveux, de décor... Sept ans de réflexion ne vinrent pas à bout de ses tourments. Elle voulait être tout à la fois la comtesse aux pieds nus, Blanche-Neige, la Reine Christine, la fille de d'Artagnan, Cléopâtre, le voleur de Bagdad, King-Kong, ou Betty Boop. Mais être elle-même, lorsque le labyrinthe des passions était si vaste, elle ne pouvait s'y soumettre. Lorsqu'elle déambulait sous les lumières de la ville à la rencontre du 3ème type, un seul désir l'animait : s'accrocher à la remorque afin de s'embarquer pour le voyage fantastique au pays de Willow ou des Visiteurs, et vivre libre à l'Est d'Eden. L'incessant désir de découvrir de nouvelles sensations la poussait encore et toujours, sa fureur de vivre était sans limite. *** Enfant, quand elle allait chez son grand-père, Ninotchka aimait retrouver ce héros malgré lui qu'il était devenu à ses yeux, et la guerre des mondes qui bataillait en elle ne savait s'apaiser qu'au rythme de ses récits : il était l'aigle des mers de l'Antartica, le fugitif de la guerre du feu, la chute de l'Empire romain à lui tout seul ! Elle se sentait alors devenir la confidente d'un des derniers aventuriers de l'arche perdue... Les coéquipiers de son grand-père l'ayant abandonné sur les quais lors d'un été meurtrier : 37,2 le matin, ils n'avaient pas supportés. Avec Ninochka, au moins avait-il une oreille attentive à ses rocambolesques histoires, et la leçon de piano qu'il lui offrait à travers la lettre à Elise l'envahissait comme une majestueuse aile du désir, jetant en elle l'espoir que sous les toits de Paris, le monde du silence existait et que les temps modernes s'étaient enfuis. Dans ces moments là elle n'était plus Ninotchka, mais la tendre Elisa. Et lorsque la mélodie prenait fin, laissant place à la grande bouffe du dimanche, Parrain et les cousins lui rappelaient le difficile sacrifice de sa présence. Ô combien elle aurait souhaité, dans ces instants de confrontation familiale, danser le dernier tango à Paris dans la baie des Anges ! Au bras du Prince de Hombourg, elle aurait fait les quatre cent coups de Paris à Citizen Kane, sous l'oeil hagard de son père, sa mère, ses frères et ses soeurs ! Ses rêveries s'évanouissaient avec l'après-midi... Ainsi s'achevait l'avventura dominicale à la maison du lac. *** Adolescente, la guerre des boutons était devenue une histoire sans fin, et son visage, qu'elle jugeait ingrat, ne faisait qu'accentuer ce quo vadis intérieur. La bataille du siècle qui mûrissait en elle la rendait impitoyable et ceux qui l'approchaient ne pouvaient que coiffer leur casque bleu face à cette Parisienne arrivée d'un train en gare de La Ciotat, qui choisissait sur la strada sa prochaine victime. Prisonnière du désert, elle attendait que la fête commence et le pigeon se transformait vite en ours lorsque cette Juliette des esprits libérait le fleuve de fantasmes qui bouillonnait dans son chaudron infernal. *** Aujourd'hui, son journal intime restait la grande évasion de ses longues journées passées à guetter le voleur de bicyclette, celui-là même qui la plongea dans la folie quelques années auparavant... Elle l'avait rencontré un jour de pluie alors qu'elle avait la mort aux trousses, poursuivie par un dictateur qui voulut jouer à la Belle et la Bête, profitant de ses folies de femmes où se mêlaient souvent ombres et brouillard. Mais la Belle et la Bête, non ! Ce jeu ne lui plaisait pas et Ninotchka décida de mettre un terme aux caprices de son amant. Elle l'entraîna dans le jeu de la chèvre, leur divertissement favori... Mais il ne vit rien venir : elle lui cloua l'arbre aux sabots ! Bien évidemment il hurla tandis qu'elle s'enfuyait... Il la poursuivit des jours durant, elle était devenue son ennemi public numéro un. Cependant, Ninotchka possédait une telle fureur de vaincre, qu'elle finit par semer cet amant malheureux. Le hasard, dans sa course, la conduisit sur la piste des géants, en l'occurrence celle de son Prince de Hombourg, le Tarzan de la maladie d'amour après la guerre sur le grand chemin... Il avait suscité en elle l'Eveil dont elle ne soupçonnait pas même l'existence, l'âge d'or de tous les matins du monde. Il l'avait baptisée Hiroshima mon amour et la mélodie du bonheur qu'il lui chantait faisait exploser l'arme fatale qui les unissait, les entraînant dans un même élan de monte là-dessus : les enfants du paradis étaient en route pour le voyage fantastique... Cependant, ce monde parfait dans lequel elle papillonnait, tour à tour discrète, effrontée ou petite voleuse, toujours sous l'oeil vigilant de son Prince, devait s'achever sous les parapluies de Cherbourg : son popeye avait été enlevé par les sept mercenaires pour une poignée de dollars, et depuis, elle était une autre femme, pesant sans cesse l'insoutenable légèreté de l'être. Toutes ses recherches pour le retrouver étaient restées vaines et le silence des agneaux régnait sur le champ de ses pensées... C'est ainsi qu'elle était arrivée dans cette chambre avec vue, envahie d'une grosse fatigue, éreintée par toutes ces années de lutte. Ses beignets de tomates vertes terminés, elle visionnait les séquences de sa vie. Son écran géant, c'était le coin de ciel bleu à travers les carreaux, et lorsque sur l'horizon se dessinaient les vestiges du jour, elle était la captive aux yeux clairs à l'aube d'un autre monde, à bout de souffle... Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-06 03:44:13

Si la vie avait été un long fleuve tranquille, c'est sûr, elle se serait laissée porter sur la rivière sans retour, bercée par la grande illusion que derrière l'écran les visiteurs du soir n'étaient pas ceux des jeux interdits. Elle était née un quatre juillet, et lorsque ses parents l'avaient prénommée Ninotchka, comment auraient-ils pu penser qu'elle n'aurait rien de l'ange bleu dont ils avaient tant rêvé. Elle en avait la couleur, par ses yeux, mais sa chevelure noire n'avait rien de celle d'un ange. Quand le beau Serge l'avait invitée un soir à pousser les portes du paradis, elle avait craint que cette chevauchée fantastique dont il l'entretenait quotidiennement la fasse chavirer vingt mille lieues sous les mers : elle ne supportait pas les profondeurs. Aussi avait-elle pris la poudre d'escampette et se souvenait-elle encore de ces mots qui longtemps l'avaient froissée : "De toute façon, les hommes préfèrent les blondes". Elle avait bien pensé changer de prénom, de couleur de cheveux, de décor... Sept ans de réflexion ne vinrent pas à bout de ses tourments. Elle voulait être tout à la fois la comtesse aux pieds nus, Blanche-Neige, la Reine Christine, la fille de d'Artagnan, Cléopâtre, le voleur de Bagdad, King-Kong, ou Betty Boop. Mais être elle-même, lorsque le labyrinthe des passions était si vaste, elle ne pouvait s'y soumettre. Lorsqu'elle déambulait sous les lumières de la ville à la rencontre du 3ème type, un seul désir l'animait : s'accrocher à la remorque afin de s'embarquer pour le voyage fantastique au pays de Willow ou des Visiteurs, et vivre libre à l'Est d'Eden. L'incessant désir de découvrir de nouvelles sensations la poussait encore et toujours, sa fureur de vivre était sans limite. *** Enfant, quand elle allait chez son grand-père, Ninotchka aimait retrouver ce héros malgré lui qu'il était devenu à ses yeux, et la guerre des mondes qui bataillait en elle ne savait s'apaiser qu'au rythme de ses récits : il était l'aigle des mers de l'Antartica, le fugitif de la guerre du feu, la chute de l'Empire romain à lui tout seul ! Elle se sentait alors devenir la confidente d'un des derniers aventuriers de l'arche perdue... Les coéquipiers de son grand-père l'ayant abandonné sur les quais lors d'un été meurtrier : 37,2 le matin, ils n'avaient pas supportés. Avec Ninochka, au moins avait-il une oreille attentive à ses rocambolesques histoires, et la leçon de piano qu'il lui offrait à travers la lettre à Elise l'envahissait comme une majestueuse aile du désir, jetant en elle l'espoir que sous les toits de Paris, le monde du silence existait et que les temps modernes s'étaient enfuis. Dans ces moments là elle n'était plus Ninotchka, mais la tendre Elisa. Et lorsque la mélodie prenait fin, laissant place à la grande bouffe du dimanche, Parrain et les cousins lui rappelaient le difficile sacrifice de sa présence. Ô combien elle aurait souhaité, dans ces instants de confrontation familiale, danser le dernier tango à Paris dans la baie des Anges ! Au bras du Prince de Hombourg, elle aurait fait les quatre cent coups de Paris à Citizen Kane, sous l'oeil hagard de son père, sa mère, ses frères et ses soeurs ! Ses rêveries s'évanouissaient avec l'après-midi... Ainsi s'achevait l'avventura dominicale à la maison du lac. *** Adolescente, la guerre des boutons était devenue une histoire sans fin, et son visage, qu'elle jugeait ingrat, ne faisait qu'accentuer ce quo vadis intérieur. La bataille du siècle qui mûrissait en elle la rendait impitoyable et ceux qui l'approchaient ne pouvaient que coiffer leur casque bleu face à cette Parisienne arrivée d'un train en gare de La Ciotat, qui choisissait sur la strada sa prochaine victime. Prisonnière du désert, elle attendait que la fête commence et le pigeon se transformait vite en ours lorsque cette Juliette des esprits libérait le fleuve de fantasmes qui bouillonnait dans son chaudron infernal. *** Aujourd'hui, son journal intime restait la grande évasion de ses longues journées passées à guetter le voleur de bicyclette, celui-là même qui la plongea dans la folie quelques années auparavant... Elle l'avait rencontré un jour de pluie alors qu'elle avait la mort aux trousses, poursuivie par un dictateur qui voulut jouer à la Belle et la Bête, profitant de ses folies de femmes où se mêlaient souvent ombres et brouillard. Mais la Belle et la Bête, non ! Ce jeu ne lui plaisait pas et Ninotchka décida de mettre un terme aux caprices de son amant. Elle l'entraîna dans le jeu de la chèvre, leur divertissement favori... Mais il ne vit rien venir : elle lui cloua l'arbre aux sabots ! Bien évidemment il hurla tandis qu'elle s'enfuyait... Il la poursuivit des jours durant, elle était devenue son ennemi public numéro un. Cependant, Ninotchka possédait une telle fureur de vaincre, qu'elle finit par semer cet amant malheureux. Le hasard, dans sa course, la conduisit sur la piste des géants, en l'occurrence celle de son Prince de Hombourg, le Tarzan de la maladie d'amour après la guerre sur le grand chemin... Il avait suscité en elle l'Eveil dont elle ne soupçonnait pas même l'existence, l'âge d'or de tous les matins du monde. Il l'avait baptisée Hiroshima mon amour et la mélodie du bonheur qu'il lui chantait faisait exploser l'arme fatale qui les unissait, les entraînant dans un même élan de monte là-dessus : les enfants du paradis étaient en route pour le voyage fantastique... Cependant, ce monde parfait dans lequel elle papillonnait, tour à tour discrète, effrontée ou petite voleuse, toujours sous l'oeil vigilant de son Prince, devait s'achever sous les parapluies de Cherbourg : son popeye avait été enlevé par les sept mercenaires pour une poignée de dollars, et depuis, elle était une autre femme, pesant sans cesse l'insoutenable légèreté de l'être. Toutes ses recherches pour le retrouver étaient restées vaines et le silence des agneaux régnait sur le champ de ses pensées... C'est ainsi qu'elle était arrivée dans cette chambre avec vue, envahie d'une grosse fatigue, éreintée par toutes ces années de lutte. Ses beignets de tomates vertes terminés, elle visionnait les séquences de sa vie. Son écran géant, c'était le coin de ciel bleu à travers les carreaux, et lorsque sur l'horizon se dessinaient les vestiges du jour, elle était la captive aux yeux clairs à l'aube d'un autre monde, à bout de souffle... Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-06 03:44:13
Ceci n'aurait (presque) rien à faire sur pcc par Morganedt 
Pourquoi il n'aurait rien à faire ici ? Atteinte aux bonnes moeurs, point du tout ! Un petit texte bien sympathique avec une femme fort charmante trouvé dans une revue de jurisprudence très serieuse (sisi) sur la jouissance "paisible" du logement. Le premier considerant n'est pas interressant, le reste si, comme les reactions qu'il va susciter en bas de page ! TRIBUNAL D'INSTANCE DE SAINT-ÉTIENNE 28 NOVEMBRE 2000 Attendu que la loi du 6 juillet 1989, dans son article 7 b, oblige le locataire à «user paisiblement des locaux loués suivant la destination qui leur a été donnée par le contrat de location» ; Qu'au surplus, le contrat de bail signé par les parties le 29 mars 1993 prévoit expressément que le locataire devra «jouir des locaux en bon père de famille» ; Attendu qu'il résulte des attestations produites que Mlle B. fait monter chez elle des dizaines d'hommes par jour ; Qu'elle pousse des hurlements de jouissance accompagnés de mots obscènes à toute heure du jour et de la nuit ; Que les voisins sont réveillés par ses manifestations de plaisir en pleine nuit ; Que son voisin du dessus est obligé de marteler le sol à coups de poing pour calmer ses ardeurs ; Que, toujours en pleine nuit, des hommes s'excitent sur leur klaxon et sa porte d'entrée pour l'appeler ; Que certains se trompent de porte et sonnent aux portes d'à côté ; Que Mlle B. se promène sur son balcon en string pour racoler maris, femmes, enfants avec explication de ce qu'elle veut faire ; Qu'elle a crevé les quatre pneus de la voiture d'un attestant sous prétexte que celui-ci avait refusé ses avances ; Qu'il lui est arrivé d'enfermer un homme sur son balcon , lequel a été obligé d'escalader le balcon du voisin pour sortir ; Qu'elle jette ses préservatifs usagés par la fenêtre ; Qu'elle traite ses voisines de «vieilles putes» ; Que, le 19 juillet 2000, deux hommes se sont battus dans la rue devant chez elle alors que, du haut de son balcon , s'adressant à l'un d'eux, elle disait «Vas-y, mon chéri, tue-le» ; Que, selon un attestant, Mlle B. «s'est fait une spécialité dans l'explosion sonore lors de ses quotidiens et nombreux ébats amoureux» ; Attendu qu'il résulte de ce qui précède que la jouissance de Mlle B. est une jouissance bruyante, gênante et préjudiciable aux autres occupants de l'immeuble ; Que Mlle B. ne satisfait donc pas à son obligation de jouissance paisible des lieux loués, et ce malgré la sommation de jouir des locaux en bon père de famille que lui a délivrée Me Berger le 17 janvier 2000 ; Que compte tenu de la gravité des débordements de cette locataire il y a lieu de prononcer la résiliation du bail liant les parties, et d'ordonner l'expulsion de Mlle B.; Attendu qu'il convient de fixer l'indemnité d'occupation au montant du loyer et des charges qui aurait été payé par la partie défenderesse si le bail n'avait pas été résilié ; Attendu qu'il est équitable d'accorder à la S.A. Cité Nouvelle la somme de 2.000 F au titre des frais non compris dans les dépens qu'elle a dû exposer pour faire valoir ses droits ; Et attendu qu'il convient, compte tenu de la gravité et des manquements reprochés à Mlle B., de prononcer l'exécution provisoire de ce jugement ; Par ces motifs : Le Tribunal, Prononce la résiliation du bail liant les parties. Ordonne l'expulsion de la locataire et celle de tous occupants de son chef, avec au besoin l'assistance de la force publique. Condamne Mlle B. à payer à la S.A. Cité Nouvelle une indemnité mensuelle d'occupation égale au montant du loyer et des charges jusqu'à son départ effectif des lieux. Ordonne l'exécution provisoire des dispositions ci-dessus. Condamne Mlle B. à payer à la S.A. Cité Nouvelle, la somme de deux mille francs (2.000 F) au titre de l'article 700 du nouveau Code de procédure civile. Rejette le surplus de la demande. Condamne Mlle B. aux entiers dépens de l'instance, qui comprendront le coût de la sommation de se conformer délivrée par Me Berger le 17 janvier 2000. Ainsi jugé et prononcé les jour mois et an que dessus. Me Chevalier, av. Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-06 03:44:13

Pourquoi il n'aurait rien à faire ici ? Atteinte aux bonnes moeurs, point du tout ! Un petit texte bien sympathique avec une femme fort charmante trouvé dans une revue de jurisprudence très serieuse (sisi) sur la jouissance "paisible" du logement. Le premier considerant n'est pas interressant, le reste si, comme les reactions qu'il va susciter en bas de page ! TRIBUNAL D'INSTANCE DE SAINT-ÉTIENNE 28 NOVEMBRE 2000 Attendu que la loi du 6 juillet 1989, dans son article 7 b, oblige le locataire à «user paisiblement des locaux loués suivant la destination qui leur a été donnée par le contrat de location» ; Qu'au surplus, le contrat de bail signé par les parties le 29 mars 1993 prévoit expressément que le locataire devra «jouir des locaux en bon père de famille» ; Attendu qu'il résulte des attestations produites que Mlle B. fait monter chez elle des dizaines d'hommes par jour ; Qu'elle pousse des hurlements de jouissance accompagnés de mots obscènes à toute heure du jour et de la nuit ; Que les voisins sont réveillés par ses manifestations de plaisir en pleine nuit ; Que son voisin du dessus est obligé de marteler le sol à coups de poing pour calmer ses ardeurs ; Que, toujours en pleine nuit, des hommes s'excitent sur leur klaxon et sa porte d'entrée pour l'appeler ; Que certains se trompent de porte et sonnent aux portes d'à côté ; Que Mlle B. se promène sur son balcon en string pour racoler maris, femmes, enfants avec explication de ce qu'elle veut faire ; Qu'elle a crevé les quatre pneus de la voiture d'un attestant sous prétexte que celui-ci avait refusé ses avances ; Qu'il lui est arrivé d'enfermer un homme sur son balcon , lequel a été obligé d'escalader le balcon du voisin pour sortir ; Qu'elle jette ses préservatifs usagés par la fenêtre ; Qu'elle traite ses voisines de «vieilles putes» ; Que, le 19 juillet 2000, deux hommes se sont battus dans la rue devant chez elle alors que, du haut de son balcon , s'adressant à l'un d'eux, elle disait «Vas-y, mon chéri, tue-le» ; Que, selon un attestant, Mlle B. «s'est fait une spécialité dans l'explosion sonore lors de ses quotidiens et nombreux ébats amoureux» ; Attendu qu'il résulte de ce qui précède que la jouissance de Mlle B. est une jouissance bruyante, gênante et préjudiciable aux autres occupants de l'immeuble ; Que Mlle B. ne satisfait donc pas à son obligation de jouissance paisible des lieux loués, et ce malgré la sommation de jouir des locaux en bon père de famille que lui a délivrée Me Berger le 17 janvier 2000 ; Que compte tenu de la gravité des débordements de cette locataire il y a lieu de prononcer la résiliation du bail liant les parties, et d'ordonner l'expulsion de Mlle B.; Attendu qu'il convient de fixer l'indemnité d'occupation au montant du loyer et des charges qui aurait été payé par la partie défenderesse si le bail n'avait pas été résilié ; Attendu qu'il est équitable d'accorder à la S.A. Cité Nouvelle la somme de 2.000 F au titre des frais non compris dans les dépens qu'elle a dû exposer pour faire valoir ses droits ; Et attendu qu'il convient, compte tenu de la gravité et des manquements reprochés à Mlle B., de prononcer l'exécution provisoire de ce jugement ; Par ces motifs : Le Tribunal, Prononce la résiliation du bail liant les parties. Ordonne l'expulsion de la locataire et celle de tous occupants de son chef, avec au besoin l'assistance de la force publique. Condamne Mlle B. à payer à la S.A. Cité Nouvelle une indemnité mensuelle d'occupation égale au montant du loyer et des charges jusqu'à son départ effectif des lieux. Ordonne l'exécution provisoire des dispositions ci-dessus. Condamne Mlle B. à payer à la S.A. Cité Nouvelle, la somme de deux mille francs (2.000 F) au titre de l'article 700 du nouveau Code de procédure civile. Rejette le surplus de la demande. Condamne Mlle B. aux entiers dépens de l'instance, qui comprendront le coût de la sommation de se conformer délivrée par Me Berger le 17 janvier 2000. Ainsi jugé et prononcé les jour mois et an que dessus. Me Chevalier, av. Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-06 03:44:13
le rapport qui transforme l'hôpital en entreprise. par Figolu71 
Ces derniers mois, les rapports proposant de transformer le système de soins et de "moderniser le système public hospitalier" pleuvent. Après le Rapport Larcher, celui de Valencien. S'agit-il d'améliorer le système de soin ou de le faire évoluer vers une logique entrepreneuriale, conduite par la quête de rentabilité ? Le rapport Valencien (prof d'urologie à Paris) est assez clair sur les ambitions de ces réformes. On y parle de "nouvelle culture managériale à impulser dans les hoîtaux", ce qui couvre les décisions de fermer des centres hospitaliers pour ne laisser que les grands "complexes", qu'on appelle parfois "entreprises". Le recrutement des présidents des directoires va "s'ouvrir à des personnes d'horizons divers" (comprenez : non plus à des médecins, mais des consultants et chefs d'entreprises). Afin de faire des économies, on fermera des services, on "diminue la durée moyenne de séjour" pour assurer une bonne rotation des clients. Exaltant, le rapport Valencien ! On comprend bien quelles sont les priorité mises en avant lorsqu'on lit ceci : "la sous-productivité globale du service public hospitalier" est liée "à la prise en charge de toute la misère de France". C'est cette phrase, chargée de mépris pour les patients, qui exprime bien le peu d'importance qui est faite désormais aux missions de service public, qui consistent à s'occuper des gens, quelles que soient leur condition sociale et leurs pathologies. * * * * * * * Les 18 et 24 octobre, les collectifs de défense des hôpitaux de proximité prévoient des journées d'action nationale. D'ici, organisations syndicales et usagers auront intérêt à défendre, au niveau de leurs communes, un système de santé solidaire et efficace.Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-06 03:44:13

Ces derniers mois, les rapports proposant de transformer le système de soins et de "moderniser le système public hospitalier" pleuvent. Après le Rapport Larcher, celui de Valencien. S'agit-il d'améliorer le système de soin ou de le faire évoluer vers une logique entrepreneuriale, conduite par la quête de rentabilité ? Le rapport Valencien (prof d'urologie à Paris) est assez clair sur les ambitions de ces réformes. On y parle de "nouvelle culture managériale à impulser dans les hoîtaux", ce qui couvre les décisions de fermer des centres hospitaliers pour ne laisser que les grands "complexes", qu'on appelle parfois "entreprises". Le recrutement des présidents des directoires va "s'ouvrir à des personnes d'horizons divers" (comprenez : non plus à des médecins, mais des consultants et chefs d'entreprises). Afin de faire des économies, on fermera des services, on "diminue la durée moyenne de séjour" pour assurer une bonne rotation des clients. Exaltant, le rapport Valencien ! On comprend bien quelles sont les priorité mises en avant lorsqu'on lit ceci : "la sous-productivité globale du service public hospitalier" est liée "à la prise en charge de toute la misère de France". C'est cette phrase, chargée de mépris pour les patients, qui exprime bien le peu d'importance qui est faite désormais aux missions de service public, qui consistent à s'occuper des gens, quelles que soient leur condition sociale et leurs pathologies. * * * * * * * Les 18 et 24 octobre, les collectifs de défense des hôpitaux de proximité prévoient des journées d'action nationale. D'ici, organisations syndicales et usagers auront intérêt à défendre, au niveau de leurs communes, un système de santé solidaire et efficace.Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-06 03:44:13
J’l’ai péchô ! par Jehhess 
............ Ben voilà, ça y est ! ... Fallait bien que ça finisse par m’arriver à moi aussi, ... Faut dire que c’était gagné d’avance : Evidemment, à force de persister à se promener encore en tenue légère presqu’estivale, au prétexte que le soleil est encore là, ça a fait son petit effet. Et je me retrouve la larme à l’œil, le cerveau au ralenti, l’esprit ailleurs… Moi qui, sans faire souvent de vrais repas, grignote tout le temps, je me retrouve sans appétit aucun, en ce moment juste un peu d’eau fraiche suffit à me faire vivre. Les jambes flageolantes et légèrement enfiévrée, j’ai plus goût à grand-chose d’autre que je trouve sans intérêt. Je me pelotonne, enrubanne, tapis dans mon coin, reste sans voix. Je ne me reconnais plus trop bien, avec ces joues roses et ce regard ailleurs. Anéantie, terrassée, prise au dépourvu, je ne m’y attendais pas déjà ! C’est déclaré depuis ce matin, fort et bien vrai, bien présent : c’est le premier de la saison. : Le bon gros gros rhume qui vous cueille Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-06 03:44:13

............ Ben voilà, ça y est ! ... Fallait bien que ça finisse par m’arriver à moi aussi, ... Faut dire que c’était gagné d’avance : Evidemment, à force de persister à se promener encore en tenue légère presqu’estivale, au prétexte que le soleil est encore là, ça a fait son petit effet. Et je me retrouve la larme à l’œil, le cerveau au ralenti, l’esprit ailleurs… Moi qui, sans faire souvent de vrais repas, grignote tout le temps, je me retrouve sans appétit aucun, en ce moment juste un peu d’eau fraiche suffit à me faire vivre. Les jambes flageolantes et légèrement enfiévrée, j’ai plus goût à grand-chose d’autre que je trouve sans intérêt. Je me pelotonne, enrubanne, tapis dans mon coin, reste sans voix. Je ne me reconnais plus trop bien, avec ces joues roses et ce regard ailleurs. Anéantie, terrassée, prise au dépourvu, je ne m’y attendais pas déjà ! C’est déclaré depuis ce matin, fort et bien vrai, bien présent : c’est le premier de la saison. : Le bon gros gros rhume qui vous cueille Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-06 03:44:13
La prose du transsibérien et de la petite crevette de France par Crevette_bleue 
*En ce temps-là, j'étais en mon adolescence J'avais à peine seize ans et je ne me souvenais déjà plus de mon enfance J'étais à 16.000 lieues du lieu de ma naissance* (1) (...) Je suis parti aussi, attiré par l'exotisme d'une terre immense, de ses forets et de ses plaines. Pas à 16 ans comme Blaise Cendrars, un peu plus tard... Parce que je voudrais continuer à m'ouvrir au monde, rencontrer de nouveaux visages, voir ce qui se passe à l'autre bout de la Terre... Mais finalement, le bout du Monde je ne m'y suis arreté qu'à mi parcours, avant de rebrousser chemin. Pour en garder un peu pour une prochaine fois, un prochain reve... Ainsi à mi-chemin du bout du monde, avant de m'en retourner dans ce spectacle roulant, de lumieres et de couleurs, je me suis arreté au lac Baikal. Visiter la "perle de la Sibérie", lieu sacré du chamanisme bouriate, c'est aller à la découverte d'un superlatif sans fond (2): une beauté désertique et paisible. Là bas on y trouve un paysage et des parfums de montagne: bouleaux, melezes, edelweiss, ours et... phoques (sic). Forêts et prairies alternent à perte de vue et de-ci de-là on peut apercevoir un chapelet de maisons en bois, trait d'union entre la nature et la civilisation et donc quelques humains volontairement égarés dans cette nature encore sauvage... Car plus encore que ces paysages grandioses, c'est la gentillesse des gens, leur accueil et les moments passés avec eux (trop courts) qui ont fait de ce voyage une belle expérience. Puis le rouli du train a remplacé celui du bateau, le rythme cadencé des wagons celui du ronronnement du moteur... Cinq milles kilometres en train d'Irkoutsk à Moscou. L'air du lac et des montagnes s'est confiné dans un compartiment partagé avec deux autres voyageurs. L'espace de trois jours et demi, le temps est rythmé par l'heure du thé, la contemplation, la lecture et surtout les arrets en gare... Véritable redescente sur terre du voyageur vers la "civilisation". Les quais fourmillent ainsi de marchands ambulants qui proposent des produits en tout genre: fruits, légumes, plats cuisinés, boissons, journaux... Puis le train repart et le paysage défile à plus ou moins vive alure derriere des fenetres poussiéreuses. Cela laissent cependant découvrir la lisiere des forets qui bordent la voie, des plaines et des cours d'eau, des isbas aux toits aigus et leur jardins potagers et parfois des promeneur ou travailleurs rentrant chez eux le long des rails. Enfin l'arrivée à Moscou le soir à l'heure de pointe, est un tourbillon de couleurs, de bruits et d'effluves citadines, parfois triste retour à la réalité, mais les images et les recontres de ces quinze derniers jours entrediendront mes reves des quimze prochains mois... Pour accompagner le texte: Dans les Steppes de l'Asie centrale - Borodine http://www.deezer.com/track/316126 __________________________________ (1) http://fr.wikisource.org/wiki/La_Prose_du_transsib%C3%A9rien_et_de_la_petite_Jehanne_de_France (2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Lac_Ba%C3%AFkal Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-06 03:44:13

*En ce temps-là, j'étais en mon adolescence J'avais à peine seize ans et je ne me souvenais déjà plus de mon enfance J'étais à 16.000 lieues du lieu de ma naissance* (1) (...) Je suis parti aussi, attiré par l'exotisme d'une terre immense, de ses forets et de ses plaines. Pas à 16 ans comme Blaise Cendrars, un peu plus tard... Parce que je voudrais continuer à m'ouvrir au monde, rencontrer de nouveaux visages, voir ce qui se passe à l'autre bout de la Terre... Mais finalement, le bout du Monde je ne m'y suis arreté qu'à mi parcours, avant de rebrousser chemin. Pour en garder un peu pour une prochaine fois, un prochain reve... Ainsi à mi-chemin du bout du monde, avant de m'en retourner dans ce spectacle roulant, de lumieres et de couleurs, je me suis arreté au lac Baikal. Visiter la "perle de la Sibérie", lieu sacré du chamanisme bouriate, c'est aller à la découverte d'un superlatif sans fond (2): une beauté désertique et paisible. Là bas on y trouve un paysage et des parfums de montagne: bouleaux, melezes, edelweiss, ours et... phoques (sic). Forêts et prairies alternent à perte de vue et de-ci de-là on peut apercevoir un chapelet de maisons en bois, trait d'union entre la nature et la civilisation et donc quelques humains volontairement égarés dans cette nature encore sauvage... Car plus encore que ces paysages grandioses, c'est la gentillesse des gens, leur accueil et les moments passés avec eux (trop courts) qui ont fait de ce voyage une belle expérience. Puis le rouli du train a remplacé celui du bateau, le rythme cadencé des wagons celui du ronronnement du moteur... Cinq milles kilometres en train d'Irkoutsk à Moscou. L'air du lac et des montagnes s'est confiné dans un compartiment partagé avec deux autres voyageurs. L'espace de trois jours et demi, le temps est rythmé par l'heure du thé, la contemplation, la lecture et surtout les arrets en gare... Véritable redescente sur terre du voyageur vers la "civilisation". Les quais fourmillent ainsi de marchands ambulants qui proposent des produits en tout genre: fruits, légumes, plats cuisinés, boissons, journaux... Puis le train repart et le paysage défile à plus ou moins vive alure derriere des fenetres poussiéreuses. Cela laissent cependant découvrir la lisiere des forets qui bordent la voie, des plaines et des cours d'eau, des isbas aux toits aigus et leur jardins potagers et parfois des promeneur ou travailleurs rentrant chez eux le long des rails. Enfin l'arrivée à Moscou le soir à l'heure de pointe, est un tourbillon de couleurs, de bruits et d'effluves citadines, parfois triste retour à la réalité, mais les images et les recontres de ces quinze derniers jours entrediendront mes reves des quimze prochains mois... Pour accompagner le texte: Dans les Steppes de l'Asie centrale - Borodine http://www.deezer.com/track/316126 __________________________________ (1) http://fr.wikisource.org/wiki/La_Prose_du_transsib%C3%A9rien_et_de_la_petite_Jehanne_de_France (2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Lac_Ba%C3%AFkal Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-06 03:44:13
Dracula, mon amour... par JANUS72 
Le "Dracula" de F.F. Coppola passait ce soir sur TCM et je l'ai revu avec un grand plaisir, pour la beauté des images, les trouvailles visuelles qui ne font pas appel aux effets spéciaux mais plus une science de la caméra, du mouvement, du rythme et de la mise ne scène. Servi par de magnifiques Acteurs, Gary Oldman en tête de liste, bestial et pourtant romanesque à souhait, l’envoûtante Winona Ryder belle à croquer, Tom Waits déjanté, Anthony Hopkins persuasif et expéditif, ce film, tout comme "L’Homme sans Age", traite de l’immortalité, d'Amour… Eternel ? du Plaisir, puissant et charnel, animal et intemporel. Une superbe Voyage, aux confins des mondes, de la vie, de l’amour et de la mort… Diabolique leçon de cinéma ! Que du plaisir ! http://www.deezer.com/track/8144 Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-06 03:44:13

Le "Dracula" de F.F. Coppola passait ce soir sur TCM et je l'ai revu avec un grand plaisir, pour la beauté des images, les trouvailles visuelles qui ne font pas appel aux effets spéciaux mais plus une science de la caméra, du mouvement, du rythme et de la mise ne scène. Servi par de magnifiques Acteurs, Gary Oldman en tête de liste, bestial et pourtant romanesque à souhait, l’envoûtante Winona Ryder belle à croquer, Tom Waits déjanté, Anthony Hopkins persuasif et expéditif, ce film, tout comme "L’Homme sans Age", traite de l’immortalité, d'Amour… Eternel ? du Plaisir, puissant et charnel, animal et intemporel. Une superbe Voyage, aux confins des mondes, de la vie, de l’amour et de la mort… Diabolique leçon de cinéma ! Que du plaisir ! http://www.deezer.com/track/8144 Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-06 03:44:13
Après une journée de vent par Joart 
Après une journée de vent Après une journée de vent, les images défilent brutales L’étoile se couche dernier testament comme un chant pur, terminal Tout était calme, barbelés de l’ignominie, les wagons dans un dernier soupir Pour les anges éclaboussés à la barbarie, reste le bas-relief où l’innocence expire Les loups aux entrailles malveillantes, aux crémations d’une odeur ineffaçable S’abreuvent de chairs humaines, pour une folie à l’aveuglement coupable Prisonniers d’une journée, brume grise, les hommes défilent dans le couloir L’étoile cousue se brûle promise, comme un oriflamme dans le noir Tout était froid, les chambres asphyxient, les familles dans une dernière prière Tondues et déportées…la cruauté se suffit dans ce bas relief à l’idéal sanguinaire Seul dans une journée d’internement, je dévisage dans la lucarne abyssale , une haine aux sangs du recommencement, dévorer un monde aux fragiles pétales Nos colombes aux rayures bleutées chantent des incantations aux cent pardons Elles nous éclairent à la lueur d’un ciel étoilé pour notre mémoire vide à l’abandon jo Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-06 03:44:13

Après une journée de vent Après une journée de vent, les images défilent brutales L’étoile se couche dernier testament comme un chant pur, terminal Tout était calme, barbelés de l’ignominie, les wagons dans un dernier soupir Pour les anges éclaboussés à la barbarie, reste le bas-relief où l’innocence expire Les loups aux entrailles malveillantes, aux crémations d’une odeur ineffaçable S’abreuvent de chairs humaines, pour une folie à l’aveuglement coupable Prisonniers d’une journée, brume grise, les hommes défilent dans le couloir L’étoile cousue se brûle promise, comme un oriflamme dans le noir Tout était froid, les chambres asphyxient, les familles dans une dernière prière Tondues et déportées…la cruauté se suffit dans ce bas relief à l’idéal sanguinaire Seul dans une journée d’internement, je dévisage dans la lucarne abyssale , une haine aux sangs du recommencement, dévorer un monde aux fragiles pétales Nos colombes aux rayures bleutées chantent des incantations aux cent pardons Elles nous éclairent à la lueur d’un ciel étoilé pour notre mémoire vide à l’abandon jo Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-06 03:44:13
dernier souffle par Joart 
Dernier souffle C’est curieux ma carcasse se traîne, triste effort au soleil d’un vieux chêne presque mort Matins sans lendemains ,racines rompues, je suis là prostré dans les creux des feuillus Ce soir la solitude des passereaux m’indiffère, le pinson dans ma vie, un jour s’en ira dans l’hiver au bras d’une hirondelle ….joli charme Mon baiser le bénira dans le reflet d’une larme Ici, je me tapis dans les frondaisons trépassées L’automne m’entraîne dans son recueil délavé , les faîtes vacillent comme des feuillet éperdus Dans la transparence, la mésange bleue a disparu Je suis là, fragile dans ma toilette rousse, qui se gave de glands, de noisettes ,tout en douce Il me reste le Vent éphémère ,d’un ciel parfumé Senteur de la bruyère, où respirent les elfes enjoués Je vois les Araignées ,passagères de mon destin , qui viennent capter la rosée de mes matins Ma vie c‘est suspendu dans cette nouvelle errance, au fil visible de mes pénibles souffrances Je creuse mon sépulcre, moi le vieillard… Dans l’écorce de cette arbre ,plus de hasard, mon corps vermoulu, vous lègue son nom Alors je me rappelle les couleurs des papillons Mais déjà le polypore ,morsure qui me tue Oui toi le messager d’une triste fin attendu J’expire dans la chênaie de mon dernier été, calmes nuits imagées, de souvenirs boisés ici enfin, je me décompose , ici dans la bruine, je pourri ici dans l’aurore, je me transpose ici enfin je te nourri De mes graines portées par le geai, de mes litières digérées par les feux follets… J’abreuve dans le matin, une flore embellie les bras en croix, dernier crucifix. jo Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-06 03:44:13

Dernier souffle C’est curieux ma carcasse se traîne, triste effort au soleil d’un vieux chêne presque mort Matins sans lendemains ,racines rompues, je suis là prostré dans les creux des feuillus Ce soir la solitude des passereaux m’indiffère, le pinson dans ma vie, un jour s’en ira dans l’hiver au bras d’une hirondelle ….joli charme Mon baiser le bénira dans le reflet d’une larme Ici, je me tapis dans les frondaisons trépassées L’automne m’entraîne dans son recueil délavé , les faîtes vacillent comme des feuillet éperdus Dans la transparence, la mésange bleue a disparu Je suis là, fragile dans ma toilette rousse, qui se gave de glands, de noisettes ,tout en douce Il me reste le Vent éphémère ,d’un ciel parfumé Senteur de la bruyère, où respirent les elfes enjoués Je vois les Araignées ,passagères de mon destin , qui viennent capter la rosée de mes matins Ma vie c‘est suspendu dans cette nouvelle errance, au fil visible de mes pénibles souffrances Je creuse mon sépulcre, moi le vieillard… Dans l’écorce de cette arbre ,plus de hasard, mon corps vermoulu, vous lègue son nom Alors je me rappelle les couleurs des papillons Mais déjà le polypore ,morsure qui me tue Oui toi le messager d’une triste fin attendu J’expire dans la chênaie de mon dernier été, calmes nuits imagées, de souvenirs boisés ici enfin, je me décompose , ici dans la bruine, je pourri ici dans l’aurore, je me transpose ici enfin je te nourri De mes graines portées par le geai, de mes litières digérées par les feux follets… J’abreuve dans le matin, une flore embellie les bras en croix, dernier crucifix. jo Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-06 03:44:13
quelle cuisson, votre steppe ? par Selsio 
- et la taïga ? - la taïga je sais pas... Mais la toundra attendra - et pas de couvertures ? - Quoi des couvertures ? Mais il est con ! - bé quoi ? tu me dis : « la toundra attends draps » Alors je te demande si elle veut pas aussi des couvertures ! C’est logique ! - Mais où t’as vu que la toundra dormait dans un lit ? (Il se fout de moi ou quoi ?) - Mais j’en sais rien moi, où elle dort la toundra, pis d’ailleurs m’en fous, j’ai rencard avec la taïga et on doit aller chez Conforama pour changer notre literie... Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-06 03:44:13

- et la taïga ? - la taïga je sais pas... Mais la toundra attendra - et pas de couvertures ? - Quoi des couvertures ? Mais il est con ! - bé quoi ? tu me dis : « la toundra attends draps » Alors je te demande si elle veut pas aussi des couvertures ! C’est logique ! - Mais où t’as vu que la toundra dormait dans un lit ? (Il se fout de moi ou quoi ?) - Mais j’en sais rien moi, où elle dort la toundra, pis d’ailleurs m’en fous, j’ai rencard avec la taïga et on doit aller chez Conforama pour changer notre literie... Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-06 03:44:13




