Les commentaires cinema de Pointscommuns.com
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Séraphine par -griotte- 
Jouée par Yolande Moreau, film de Martin Provost. C'est l'histoire d'une femme de ménage dans les années 1913, qui peint la nuit, avec des peintures/matieres, qu'elle confectionne elle-même. Wilhem Uhde (Ulrich Tukur), premier acheteur de Picasso et du Douanier Rousseau, là prend à son service, sans connaître ses talents de peintre. Un soir, il découvre chez une voisine, une de ses peintures et apprends que l'artiste est Séraphine. Profondément touché, séduit par ses oeuvres, il va tout faire pour favoriser son épanouissement artistique. Les rôles de Séraphine et de Mr Uhde, sont remarquablement bien joués. Surtout celui de Séraphine, qui semble être d'un autre monde, avec une autre sensibilité, accessible par si peu. A savoir : d'une histoire vraie. A ne pas manquer.Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-06 03:44:13

Jouée par Yolande Moreau, film de Martin Provost. C'est l'histoire d'une femme de ménage dans les années 1913, qui peint la nuit, avec des peintures/matieres, qu'elle confectionne elle-même. Wilhem Uhde (Ulrich Tukur), premier acheteur de Picasso et du Douanier Rousseau, là prend à son service, sans connaître ses talents de peintre. Un soir, il découvre chez une voisine, une de ses peintures et apprends que l'artiste est Séraphine. Profondément touché, séduit par ses oeuvres, il va tout faire pour favoriser son épanouissement artistique. Les rôles de Séraphine et de Mr Uhde, sont remarquablement bien joués. Surtout celui de Séraphine, qui semble être d'un autre monde, avec une autre sensibilité, accessible par si peu. A savoir : d'une histoire vraie. A ne pas manquer.Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-06 03:44:13
Mondialisation de la mafia. par Telemak 
Après avoir vu le film "Gomorra", à la veille de la tempête financière qui se trouve globalement et toujours essuyée par le dernier chainon, soit le travailleur/consommateur/contribuable), j'ai été bluffé de la manière habile dont le réalisateur présentait la "camorra" et sa cause. Dans chacune des scènes du film transparait, répliquée dans le système mafieux, les fondamentaux de l'économie de marché. En guest star, des passages de contrats dans le cadre de la libre-concurrence (le moins cher gagne) avec l'Etat comme avec les organisations privées, dans tous les domaines possibles. Cela concerne les secteurs les plus insignifiants comme la mode, qui dans le film, est montrée comme un secteur à trés haute valeur ajoutée. Ce secteur ouvre en outre des passerelles vers une légitimité tous azimuts via les médias, le spectacle et la politique-spectacle. Elle concerne aussi les domaines les plus sensibles, comme les ordures, qui sous leur aspect anodin entrainent des effets dévastateurs quand elles sont traitées sans aucun professionnalisme avec le seul souci de les faire disparaitre sans les retraiter pour encaisser le plus rapidement et le plus facilement possible de l'argent frais. Les concurrents honnêtes ne peuvent pas lutter, ne serait-ce qu'en matière de coût de revient, qu'ils ne parviennent pas à égaler en respectant les règles, ou parce qu'il se trouve qu'ils ont subi des pressions pour ne pas surenchérir aux offres du leader incontesté/able. Ainsi, des quantités énormes d'argent sont générées dans cette vitrine légale qu'est la loi du marché/and et tous, y compris l'Etat, se retrouvent liés de près ou de loin, à la mafia. Synonyme de l'entretien d'embauche, le rite de passage mafieux consiste à tirer à balles réelles sur des candidats au poste (stagiaires mineurs porteurs d'un gilet pare-balle les protégeant plus ou moins aléatoirement des balles). L'analogie n'est pas bien éloignée dans certains cas. Et avec cette loi de la jungle, sa cohorte d'employés maltraités, toutes ces petites briques embrigadées plus ou moins volontairement et qui ne peuvent plus sortir du système que par leur propre volonté ou celle de l'organisation, généralement les pieds devant. On appelle ça un licenciement sec en langage policé, une exécution chez "ceux qui en ont". On en voit certains qui osent changer de vie quitte à repartir de zéro et ailleurs, quittant l'exploitation du miroir aux alouettes pour celle qui ne promet rien : l'économie légale. Pendant ce temps, les petits lieutenants s'accumulent, entrainant dans leur chute tous ceux qui auront mordu à l'hameçon. On y vante un système de redistribution des gains pyramidal (la vente pyramidale, ça me rappelle quelque chose...) allant de pair avec la hiérarchisation des hommes, où ce sont ceux qui en font le moins qui gagnent le plus, s'asseyant uniquement sur leurs acquis. Ce sont les "survivants" du système qui progresse uniquement par la force vitale et morbide à la fois du stress insufflé à ses fourmis ouvrières. Ils enchainent les CDD, leur horizon se limitant à quelques semaines, voire quelques mois. Des vivants en sursis comme de plus en plus de nos concitoyens (interim en progression, CDD en explosion et CDI en stagnation). Cela va de pair avec la paupérisation généralisée du plus grand nombre écrasé à la base de la pyramide. C'est le prix à payer pour la déresponsabilisation de nombreux petits actes individuels qui constituent dans leur globalité une atteinte à la planète, à l'homme, à la nature. Ces macro-modèles peuvent être appelés religion, Etat, entreprise...). Le silence des anciens membres de la cause est acheté par une rente viagère, ridicule mais régulière, versée par des commissionnaires pressurés par la révolte ourdie dans les cages d'escaliers crasseuses des miséreux empilés et oubliés là. Dans la vraie vie, on appelle ça une "retraite". Tout comme dans l'édifiant (mais moins admirable) "Romanzo criminale", les initiatives privées, créant une concurrence sauvage à la recherche de l'argent facile, sont identifiées et éradiquées par le monopole en place. Même les tentatives de survivance des pauvres, du pays ou venus de l'étranger (Afrique, Chine, Russie, également marchés émergents des mafias), sont contrariées. La preuve que l'importation de la mafia ne prend pas dans le fief de Gomorra, les massacres suivis d'émeutes et de réponse militaire (temporaire) des pouvoirs publics survenus la semaine dernière dans ce même Gomorra : http://www.lefigaro.fr/international/2008/09/25/01003-20080925ARTFIG00021-l-armee-appelee-a-la-rescousse-contre-la-camorra-.php Ce miracle de la soif de survivre et de vivre mieux et plus cher, n'est possible que grâce à ce Dieu argent dont le doux bruit ouvre le film et revient trés régulièrement. Car à défaut d'avoir une odeur, l'argent produit un son, piécettes, mais surtout compteurs de billets. Il sera ensuite omniprésent avec les armes et la drogue, instruments de puissance et d'asservissement mais aussi (heureuse coïncidence) secteurs les plus juteux de l'économie moderne. Chaque fois qu'un personnage sort survivant d'une situation périlleuse, il déclame "Tout va bien...", jusqu'à la prochaine fois. "Jusqu'ici tout va bien" disait aussi Kassovitz dans "La haine". "Tout est sous contrôle" nous martèlent nos ministres face aux craintes face aux crises qui se succèdent. Cette vision de la corruption inéluctable de la société est aussi reprise dans le "Dark Knight" de cet été, signe que la tendance lourde des arts et spectacles trahit celle largement engagée de la société en ce XXIème siècle.Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-06 03:44:13

Après avoir vu le film "Gomorra", à la veille de la tempête financière qui se trouve globalement et toujours essuyée par le dernier chainon, soit le travailleur/consommateur/contribuable), j'ai été bluffé de la manière habile dont le réalisateur présentait la "camorra" et sa cause. Dans chacune des scènes du film transparait, répliquée dans le système mafieux, les fondamentaux de l'économie de marché. En guest star, des passages de contrats dans le cadre de la libre-concurrence (le moins cher gagne) avec l'Etat comme avec les organisations privées, dans tous les domaines possibles. Cela concerne les secteurs les plus insignifiants comme la mode, qui dans le film, est montrée comme un secteur à trés haute valeur ajoutée. Ce secteur ouvre en outre des passerelles vers une légitimité tous azimuts via les médias, le spectacle et la politique-spectacle. Elle concerne aussi les domaines les plus sensibles, comme les ordures, qui sous leur aspect anodin entrainent des effets dévastateurs quand elles sont traitées sans aucun professionnalisme avec le seul souci de les faire disparaitre sans les retraiter pour encaisser le plus rapidement et le plus facilement possible de l'argent frais. Les concurrents honnêtes ne peuvent pas lutter, ne serait-ce qu'en matière de coût de revient, qu'ils ne parviennent pas à égaler en respectant les règles, ou parce qu'il se trouve qu'ils ont subi des pressions pour ne pas surenchérir aux offres du leader incontesté/able. Ainsi, des quantités énormes d'argent sont générées dans cette vitrine légale qu'est la loi du marché/and et tous, y compris l'Etat, se retrouvent liés de près ou de loin, à la mafia. Synonyme de l'entretien d'embauche, le rite de passage mafieux consiste à tirer à balles réelles sur des candidats au poste (stagiaires mineurs porteurs d'un gilet pare-balle les protégeant plus ou moins aléatoirement des balles). L'analogie n'est pas bien éloignée dans certains cas. Et avec cette loi de la jungle, sa cohorte d'employés maltraités, toutes ces petites briques embrigadées plus ou moins volontairement et qui ne peuvent plus sortir du système que par leur propre volonté ou celle de l'organisation, généralement les pieds devant. On appelle ça un licenciement sec en langage policé, une exécution chez "ceux qui en ont". On en voit certains qui osent changer de vie quitte à repartir de zéro et ailleurs, quittant l'exploitation du miroir aux alouettes pour celle qui ne promet rien : l'économie légale. Pendant ce temps, les petits lieutenants s'accumulent, entrainant dans leur chute tous ceux qui auront mordu à l'hameçon. On y vante un système de redistribution des gains pyramidal (la vente pyramidale, ça me rappelle quelque chose...) allant de pair avec la hiérarchisation des hommes, où ce sont ceux qui en font le moins qui gagnent le plus, s'asseyant uniquement sur leurs acquis. Ce sont les "survivants" du système qui progresse uniquement par la force vitale et morbide à la fois du stress insufflé à ses fourmis ouvrières. Ils enchainent les CDD, leur horizon se limitant à quelques semaines, voire quelques mois. Des vivants en sursis comme de plus en plus de nos concitoyens (interim en progression, CDD en explosion et CDI en stagnation). Cela va de pair avec la paupérisation généralisée du plus grand nombre écrasé à la base de la pyramide. C'est le prix à payer pour la déresponsabilisation de nombreux petits actes individuels qui constituent dans leur globalité une atteinte à la planète, à l'homme, à la nature. Ces macro-modèles peuvent être appelés religion, Etat, entreprise...). Le silence des anciens membres de la cause est acheté par une rente viagère, ridicule mais régulière, versée par des commissionnaires pressurés par la révolte ourdie dans les cages d'escaliers crasseuses des miséreux empilés et oubliés là. Dans la vraie vie, on appelle ça une "retraite". Tout comme dans l'édifiant (mais moins admirable) "Romanzo criminale", les initiatives privées, créant une concurrence sauvage à la recherche de l'argent facile, sont identifiées et éradiquées par le monopole en place. Même les tentatives de survivance des pauvres, du pays ou venus de l'étranger (Afrique, Chine, Russie, également marchés émergents des mafias), sont contrariées. La preuve que l'importation de la mafia ne prend pas dans le fief de Gomorra, les massacres suivis d'émeutes et de réponse militaire (temporaire) des pouvoirs publics survenus la semaine dernière dans ce même Gomorra : http://www.lefigaro.fr/international/2008/09/25/01003-20080925ARTFIG00021-l-armee-appelee-a-la-rescousse-contre-la-camorra-.php Ce miracle de la soif de survivre et de vivre mieux et plus cher, n'est possible que grâce à ce Dieu argent dont le doux bruit ouvre le film et revient trés régulièrement. Car à défaut d'avoir une odeur, l'argent produit un son, piécettes, mais surtout compteurs de billets. Il sera ensuite omniprésent avec les armes et la drogue, instruments de puissance et d'asservissement mais aussi (heureuse coïncidence) secteurs les plus juteux de l'économie moderne. Chaque fois qu'un personnage sort survivant d'une situation périlleuse, il déclame "Tout va bien...", jusqu'à la prochaine fois. "Jusqu'ici tout va bien" disait aussi Kassovitz dans "La haine". "Tout est sous contrôle" nous martèlent nos ministres face aux craintes face aux crises qui se succèdent. Cette vision de la corruption inéluctable de la société est aussi reprise dans le "Dark Knight" de cet été, signe que la tendance lourde des arts et spectacles trahit celle largement engagée de la société en ce XXIème siècle.Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-06 03:44:13
Vertigo par Batavio 
Un titre qui évoque le vertige. Vertigo, en résumé, et en pitch (ahhh wall street je t'aime !), ce pourrait être l'histoire d'un homme qui cherche l'amour à travers la création, la réincarnation aidée, d'une femme en une autre. Ce ne serait, somme toute, qu'une histoire d'amour du chignon, pour midinettes-coiffeuses. Vertigo, c'est le vertige d'un homme dans un chignon. Une histoire de tromperie aussi. De double, voir de triple tromperie. Que personne ne s'y perde ! Mais, "body double" du disciple hitchcockien De Palma, est là pour dissiper le doute. La tromperie de l'homme qui recrée l'image de la femme idéalisée à travers le corps d'une autre est double. Oui, le corps est donc double. Nous faisons l'amour à quatre parfois. merdum ! As-tu pensé à fermer les volets en partant mon amour ? Bref... Si Vertigo est le roman cinématographique d'un vertige. Il est aussi une sorte de thèse qui positionne l'homme comme bourreau (celui qui façonne une femme en une autre qui fut objet de son désir absolu) et comme victime (oui, toutes des salopes !). Seul, sans doute, de ce film qui pourrait être maintenant tenu comme aussi désuet que le reste de la production du sieur Alfred, reste (j'ai un doute sur la placement de la virgule mais bon, avançons) cet incontrôlable plan sur un chignon en tourbillon. Sans doute, faut-il revoir ce film, juste pour ça, pour se sentir à nouveau capté, capturé, par l'image de ces cheveux, qui, sortant du bain, ou de la coiffeuse, si ce n'est de dessous le sèche-cheveux, sont immuablement aptes à créer et recréer notre désir, idem et intact, adolescent et pervers, comme lors de nos premières épreuves de branlettes solitaires. Vertigo est vertigineux. Il me questionne sans cesse sur la compréhension que les femmes peuvent avoir (ou non) de se projeter et à se projeter dans la réincarnation de nos fantasmes et images de femmes rêvées, idéales ou honnies. Poil aux... Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-06 03:44:13

Un titre qui évoque le vertige. Vertigo, en résumé, et en pitch (ahhh wall street je t'aime !), ce pourrait être l'histoire d'un homme qui cherche l'amour à travers la création, la réincarnation aidée, d'une femme en une autre. Ce ne serait, somme toute, qu'une histoire d'amour du chignon, pour midinettes-coiffeuses. Vertigo, c'est le vertige d'un homme dans un chignon. Une histoire de tromperie aussi. De double, voir de triple tromperie. Que personne ne s'y perde ! Mais, "body double" du disciple hitchcockien De Palma, est là pour dissiper le doute. La tromperie de l'homme qui recrée l'image de la femme idéalisée à travers le corps d'une autre est double. Oui, le corps est donc double. Nous faisons l'amour à quatre parfois. merdum ! As-tu pensé à fermer les volets en partant mon amour ? Bref... Si Vertigo est le roman cinématographique d'un vertige. Il est aussi une sorte de thèse qui positionne l'homme comme bourreau (celui qui façonne une femme en une autre qui fut objet de son désir absolu) et comme victime (oui, toutes des salopes !). Seul, sans doute, de ce film qui pourrait être maintenant tenu comme aussi désuet que le reste de la production du sieur Alfred, reste (j'ai un doute sur la placement de la virgule mais bon, avançons) cet incontrôlable plan sur un chignon en tourbillon. Sans doute, faut-il revoir ce film, juste pour ça, pour se sentir à nouveau capté, capturé, par l'image de ces cheveux, qui, sortant du bain, ou de la coiffeuse, si ce n'est de dessous le sèche-cheveux, sont immuablement aptes à créer et recréer notre désir, idem et intact, adolescent et pervers, comme lors de nos premières épreuves de branlettes solitaires. Vertigo est vertigineux. Il me questionne sans cesse sur la compréhension que les femmes peuvent avoir (ou non) de se projeter et à se projeter dans la réincarnation de nos fantasmes et images de femmes rêvées, idéales ou honnies. Poil aux... Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-06 03:44:13
Lost in translation par Dehors 
J’étais seule , un jour alors que je sortais aller boire un verre invite par un ami x j’ai rencontre y , puis j’ai ramené y a la maison, je suis tombe amoureuse de y , j’ais vecu pendant un an avec y, une grande passion, pour oublier, oublier que j’étais seulle, et puis au bout d’un an j’ai dit a y de s’en aller, il ne voulais pas s’en aller, alors j’ai dit que s’il ne partirais pas je le tuerais, je l’ai menace de mort et il est parti. Puis je suis partie a mon tour, c’est alors que j’ai rencontrée z, j’ai vécue une grande passion avec z, on s’est aimée, il m’appelait ‘mia calorino’ et je l’appelais ‘mia carolino’ , un jour j’étais avec z et a a téléphone alors j’ai dit a z de partir, z est partie, je ne l’ai revu qu’une fois pour lui dire au revoir, il s’était remit a boire. J’étais à nouveau seule. Puis je suis partie et j’ai retrouve a nouveau y et j’ai vécu le reste de ma passion avec lui, jusqu'à, jusqu'à ce que cette passion vienne aux éclats éclater et mourir comme cela, il est parti chez sa sœur un jour et j’ai demande a b de lui téléphoner pour lui dire que je ne voulais plus le revoir. Je ne l’ai plus revu ça a été fatal du jour au lendemain. Puis je suis à nouveau seule maintenant, je fréquente b, j’ai couche avec x, mais c’est toi que j’aime. Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-06 03:44:13

J’étais seule , un jour alors que je sortais aller boire un verre invite par un ami x j’ai rencontre y , puis j’ai ramené y a la maison, je suis tombe amoureuse de y , j’ais vecu pendant un an avec y, une grande passion, pour oublier, oublier que j’étais seulle, et puis au bout d’un an j’ai dit a y de s’en aller, il ne voulais pas s’en aller, alors j’ai dit que s’il ne partirais pas je le tuerais, je l’ai menace de mort et il est parti. Puis je suis partie a mon tour, c’est alors que j’ai rencontrée z, j’ai vécue une grande passion avec z, on s’est aimée, il m’appelait ‘mia calorino’ et je l’appelais ‘mia carolino’ , un jour j’étais avec z et a a téléphone alors j’ai dit a z de partir, z est partie, je ne l’ai revu qu’une fois pour lui dire au revoir, il s’était remit a boire. J’étais à nouveau seule. Puis je suis partie et j’ai retrouve a nouveau y et j’ai vécu le reste de ma passion avec lui, jusqu'à, jusqu'à ce que cette passion vienne aux éclats éclater et mourir comme cela, il est parti chez sa sœur un jour et j’ai demande a b de lui téléphoner pour lui dire que je ne voulais plus le revoir. Je ne l’ai plus revu ça a été fatal du jour au lendemain. Puis je suis à nouveau seule maintenant, je fréquente b, j’ai couche avec x, mais c’est toi que j’aime. Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-06 03:44:13
Préparatifs par Yok yok 
Il est l’heure. Il est prêt. Il est froid. Ce soir encore il va frapper. Ce soir encore, des gens mourront. Assis devant sa glace, la tête baissée, il se concentre. Il écoute son cœur et ses battements lancinants. Toc Toc Boum, Toc Toc boum, Toc Toc boum. Le moteur est bien huilé, pas de hoquet, pas de sursaut, un véritable métronome, froid et parfait. Il est l’heure. Il fait froid. Il est méthodique et déterminé, chaque geste est calculé, chaque étape anticipée. Aucune erreur ne lui est permise et toute imperfection lui sera fatale. Il enfile d’abord collants moulants, pantalon et chaussures ; pose ensuite le pistolet sur l’avant-bras et les munitions à la ceinture ; recouvre enfin tout ce barda d’une ample chemise blanche. La veste, le chapeau et les gants attendront. Il faut d’abord se rendre méconnaissable, ne permettre à personne de faire le lien entre ça et un être humain. Sur l’étal des perruques il choisit la brune. Exubérante et crépue, elle cachera à merveille ses cheveux poivre et sel. Dernière touche de l’esthète, il se blanchit le teint, se rougit les lèvres en vermillon. Il se veut l’image de la mort et il pleure. Une fleur à la boutonnière, il se lève, met le gant droit, puis le gauche. Ce soir, il les a choisis blancs, purs et immaculés comme ses futures petites victimes. Il a froid. Les images, les odeurs et les clameurs arrivent du dehors. Ce soir encore, il frappera. Ce soir encore aux premières de la nuit on célèbrera sous le chapiteau, l’arrivée du clown triste. Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-06 03:44:13

Il est l’heure. Il est prêt. Il est froid. Ce soir encore il va frapper. Ce soir encore, des gens mourront. Assis devant sa glace, la tête baissée, il se concentre. Il écoute son cœur et ses battements lancinants. Toc Toc Boum, Toc Toc boum, Toc Toc boum. Le moteur est bien huilé, pas de hoquet, pas de sursaut, un véritable métronome, froid et parfait. Il est l’heure. Il fait froid. Il est méthodique et déterminé, chaque geste est calculé, chaque étape anticipée. Aucune erreur ne lui est permise et toute imperfection lui sera fatale. Il enfile d’abord collants moulants, pantalon et chaussures ; pose ensuite le pistolet sur l’avant-bras et les munitions à la ceinture ; recouvre enfin tout ce barda d’une ample chemise blanche. La veste, le chapeau et les gants attendront. Il faut d’abord se rendre méconnaissable, ne permettre à personne de faire le lien entre ça et un être humain. Sur l’étal des perruques il choisit la brune. Exubérante et crépue, elle cachera à merveille ses cheveux poivre et sel. Dernière touche de l’esthète, il se blanchit le teint, se rougit les lèvres en vermillon. Il se veut l’image de la mort et il pleure. Une fleur à la boutonnière, il se lève, met le gant droit, puis le gauche. Ce soir, il les a choisis blancs, purs et immaculés comme ses futures petites victimes. Il a froid. Les images, les odeurs et les clameurs arrivent du dehors. Ce soir encore, il frappera. Ce soir encore aux premières de la nuit on célèbrera sous le chapiteau, l’arrivée du clown triste. Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-06 03:44:13
Dès POTRON-MINET par POLA-X 
8h00. Alors que certains dont j'ai les noms sont encore bien loin du bureau où ils s'assiéront dans 1h minimum avec une première tasse de café à la main pour compulser mollement leurs mails en attendant que leurs contacts MSN se connectent, une héroïque et sympathique professeur, bravant la pleine nuit et la température extérieure de 5°C , pénètre dans l'arène d'un lycée professionnel en travaux peuplé d'étranges autochtones pas du tout catholiques mais très musulmans pour la plupart, qui hurlent et s'agitent en tous sens... enfin non, ils ne s'agitent guère : à cette heure-ci, on est tous plutôt zombi, faut reconnaître. 8h05. 10 élèves sur 12 de la Terminale CAP Peinture rentrent en cours, il fait 13°C dans la salle parce que c'est pas encore la date pour mettre en route le chauffage. Les perceuses et autres instruments de torture auditive se mettent en marche juste à côté. Un incident éclate, bien prévisible : Mamadou : Vazy bouge connard, c'est ma place là mon frère ! Ahmed : Mainon mainon, chuis là depuis le début, dégage ouaich ! La Prof Héroîque : Euh...Ahmed et Mamadou ! Vous vous battrez à la récré à 10h pour régler ça, ok ? Mamadou : Mais... madame, on va pas se battre pour ça franchement, c'est abusé là ! La prof héroïque et stoïque : Ah, oui, tiens, c'est vrai. Bon ben mamadou tu te mets là et Ahmed tu restes où tu es, alors. Je fais l'appel, ouvrez vos cahiers.... Un autre apprenant intervient, Cosmi : Cosmi : Madame, jvous dis franchement, j'ai pas mon cahier. La prof héroique : Oui, je m'en doutais un peu, t'en a déjà eu deux que tu as perdu, mais c'est bientôt Noël, je désespère pas qu'un troisième miracle arrive. Bon, les autres ouvrez vos cahiers, on continue la leçon sur ♥Les contrats de travail ♥. Cosmi, tu as au moins les documents de la dernière fois ? La fiche de cours ? Non ? Ta petite sœur te l'a volée pour griffonner dessus ?? oui, hum, et les martiens ensuite sont venus l'enlever pour l'amener chez eux jouer au flipper, c'est ça je parie ? Non ? Je t'en ai déjà donné deux, de fiche, aujourd'hui tant pis, t'en auras pas d'autre, tu écris sur une feuille et quand les martiens ramèneront ta sœur tu essaieras de récupérer ta fiche. ....Allez, on avance ! S'ensuivent 16 mns non stop de cours, grand bonheur, la prof héroïque et sympathique est une déesse de l'enseignement, c'est sûr. Les instruments de torture auditive dans le bâtiment en construction adjacent obligent à hausser le ton en permanence mais ne couvrent pas, hélas, les bavardages d'Augusto et Janamaranathapuram* (ça va au fond ? Je parle pas trop fort ? je vous dérange pas trop ?). 8h26 : nouvelle interruption du programme : Youssef : Madame, jpeux aller aux toilettes ? LPH (= La prof Héroïque, si vous suivez): Non. Donc le contrat d'intérim écrivez sur la ligne ici de votre fiche je montre au rétroprojecteur bla bla bla.... Youssef : Madame, s'il vous plaaaiiiiiiiiiiiiiiiiiit ! LPH : Tu veux sortir parce que ton portable vibre, donc non. Youssef (yeux larmoyants implorants trop mignon) : Mais non j'vous jure warla, surl'coran ! LPH (attendrie et vaguement culpabilisée d'empêcher un enfant innocent d'accomplir un besoin bien naturel) : Bon, d'accord, mais dépêche toi. Youssef (regard victorieux et yeux sadiquement moqueurs à la porte, brandissant son doudou (NDT : son portable)) : J'reviens ! 8h36 : http://www.rap2k.com/clip-3204-emeritus-scarface.html à fond les ballons. Provenance : deuxième rang à droite. Fautif : Mamadou. Plus précisément : son portable. LPH : MAMADOU ETEINS CE PORTABLE TOUT DE SUITE ! Mamadou tripote son doudou (NDT : son portable). LPH : Mamadou, tu vas vivre tout de suite un grand moment d'apprentissage. Figure toi que les portables modernes ont une touche VIBREUR ! Voire ETEINDRE ! Et, INCROYABLE ! Il suffit D'UN SEUL DE TES DOIGTS AU CHOIX pour que ça marche ! Gloussements de poules et cris divers, « ouah l'tarté » en boucle, marmonnements inaudibles de Mamadou, reprise de cours. 8h48 : toc toc LPH : Entrez ? Jean-Bernard : ... (il tend un confetti) LPH : Jean-Bernard, bonjour. Tu as 48 mns de retard, ça sonne dans 7, donc tu repars et tu reviens à l'heure la semaine prochaine, merci. JB : Méjéunmo. Célmétro. LPH : Je me fiche que tu aies un mot ou pas, surtout quand il y a écrit « réveil » comme excuse du retard. Allez, tu sors, au revoir. LPH : Bien, la semaine prochaine on fait des exercices sur tout ça, mais avant que ça sonne tout le monde ferme son cahier, et je vous interroge un à un pour voir si vous avez retenu les 3 contrats de travail qu'on a travaillé et leurs différences ! Alors euh...Ahmed, le CDI, dis nous ce que ça signifie et les différences avec un CDD....? (Merveilleuse et presque parfaite réponse de Ahmed. Quelle bonne professeur je suis.) Sauf la fin : Ahmed : «......mais vous savez madame, franchement c'est pas pour vous faire de la peine, mais en stage j'ai vu les autres dans la boite ils étaient plein à taffer au noir, ça sert à rien de signer un contrat là, tu gagnes moins, c'est naze ». LPH n'a que le temps d'ouvrir et de refermer la bouche : ça sonne. La grande envolée qui éclaire les consciences attendra la semaine prochaine. Ou la suivante. * je l'appelle Jana en vrai, là c'est juste pour être précise, car j'aime la rigueur et la discipline. Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-06 03:44:13

8h00. Alors que certains dont j'ai les noms sont encore bien loin du bureau où ils s'assiéront dans 1h minimum avec une première tasse de café à la main pour compulser mollement leurs mails en attendant que leurs contacts MSN se connectent, une héroïque et sympathique professeur, bravant la pleine nuit et la température extérieure de 5°C , pénètre dans l'arène d'un lycée professionnel en travaux peuplé d'étranges autochtones pas du tout catholiques mais très musulmans pour la plupart, qui hurlent et s'agitent en tous sens... enfin non, ils ne s'agitent guère : à cette heure-ci, on est tous plutôt zombi, faut reconnaître. 8h05. 10 élèves sur 12 de la Terminale CAP Peinture rentrent en cours, il fait 13°C dans la salle parce que c'est pas encore la date pour mettre en route le chauffage. Les perceuses et autres instruments de torture auditive se mettent en marche juste à côté. Un incident éclate, bien prévisible : Mamadou : Vazy bouge connard, c'est ma place là mon frère ! Ahmed : Mainon mainon, chuis là depuis le début, dégage ouaich ! La Prof Héroîque : Euh...Ahmed et Mamadou ! Vous vous battrez à la récré à 10h pour régler ça, ok ? Mamadou : Mais... madame, on va pas se battre pour ça franchement, c'est abusé là ! La prof héroïque et stoïque : Ah, oui, tiens, c'est vrai. Bon ben mamadou tu te mets là et Ahmed tu restes où tu es, alors. Je fais l'appel, ouvrez vos cahiers.... Un autre apprenant intervient, Cosmi : Cosmi : Madame, jvous dis franchement, j'ai pas mon cahier. La prof héroique : Oui, je m'en doutais un peu, t'en a déjà eu deux que tu as perdu, mais c'est bientôt Noël, je désespère pas qu'un troisième miracle arrive. Bon, les autres ouvrez vos cahiers, on continue la leçon sur ♥Les contrats de travail ♥. Cosmi, tu as au moins les documents de la dernière fois ? La fiche de cours ? Non ? Ta petite sœur te l'a volée pour griffonner dessus ?? oui, hum, et les martiens ensuite sont venus l'enlever pour l'amener chez eux jouer au flipper, c'est ça je parie ? Non ? Je t'en ai déjà donné deux, de fiche, aujourd'hui tant pis, t'en auras pas d'autre, tu écris sur une feuille et quand les martiens ramèneront ta sœur tu essaieras de récupérer ta fiche. ....Allez, on avance ! S'ensuivent 16 mns non stop de cours, grand bonheur, la prof héroïque et sympathique est une déesse de l'enseignement, c'est sûr. Les instruments de torture auditive dans le bâtiment en construction adjacent obligent à hausser le ton en permanence mais ne couvrent pas, hélas, les bavardages d'Augusto et Janamaranathapuram* (ça va au fond ? Je parle pas trop fort ? je vous dérange pas trop ?). 8h26 : nouvelle interruption du programme : Youssef : Madame, jpeux aller aux toilettes ? LPH (= La prof Héroïque, si vous suivez): Non. Donc le contrat d'intérim écrivez sur la ligne ici de votre fiche je montre au rétroprojecteur bla bla bla.... Youssef : Madame, s'il vous plaaaiiiiiiiiiiiiiiiiiit ! LPH : Tu veux sortir parce que ton portable vibre, donc non. Youssef (yeux larmoyants implorants trop mignon) : Mais non j'vous jure warla, surl'coran ! LPH (attendrie et vaguement culpabilisée d'empêcher un enfant innocent d'accomplir un besoin bien naturel) : Bon, d'accord, mais dépêche toi. Youssef (regard victorieux et yeux sadiquement moqueurs à la porte, brandissant son doudou (NDT : son portable)) : J'reviens ! 8h36 : http://www.rap2k.com/clip-3204-emeritus-scarface.html à fond les ballons. Provenance : deuxième rang à droite. Fautif : Mamadou. Plus précisément : son portable. LPH : MAMADOU ETEINS CE PORTABLE TOUT DE SUITE ! Mamadou tripote son doudou (NDT : son portable). LPH : Mamadou, tu vas vivre tout de suite un grand moment d'apprentissage. Figure toi que les portables modernes ont une touche VIBREUR ! Voire ETEINDRE ! Et, INCROYABLE ! Il suffit D'UN SEUL DE TES DOIGTS AU CHOIX pour que ça marche ! Gloussements de poules et cris divers, « ouah l'tarté » en boucle, marmonnements inaudibles de Mamadou, reprise de cours. 8h48 : toc toc LPH : Entrez ? Jean-Bernard : ... (il tend un confetti) LPH : Jean-Bernard, bonjour. Tu as 48 mns de retard, ça sonne dans 7, donc tu repars et tu reviens à l'heure la semaine prochaine, merci. JB : Méjéunmo. Célmétro. LPH : Je me fiche que tu aies un mot ou pas, surtout quand il y a écrit « réveil » comme excuse du retard. Allez, tu sors, au revoir. LPH : Bien, la semaine prochaine on fait des exercices sur tout ça, mais avant que ça sonne tout le monde ferme son cahier, et je vous interroge un à un pour voir si vous avez retenu les 3 contrats de travail qu'on a travaillé et leurs différences ! Alors euh...Ahmed, le CDI, dis nous ce que ça signifie et les différences avec un CDD....? (Merveilleuse et presque parfaite réponse de Ahmed. Quelle bonne professeur je suis.) Sauf la fin : Ahmed : «......mais vous savez madame, franchement c'est pas pour vous faire de la peine, mais en stage j'ai vu les autres dans la boite ils étaient plein à taffer au noir, ça sert à rien de signer un contrat là, tu gagnes moins, c'est naze ». LPH n'a que le temps d'ouvrir et de refermer la bouche : ça sonne. La grande envolée qui éclaire les consciences attendra la semaine prochaine. Ou la suivante. * je l'appelle Jana en vrai, là c'est juste pour être précise, car j'aime la rigueur et la discipline. Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-06 03:44:13
une arnaque vitale par Lucilius 
J’ai rencontré la Vie. Elle m’a demandée ce que je voulais. Je lui ai dit que je souhaitais une seule chose, vivre un jour de + chaque jour. La Vie m’a dit d’accord. J’ai rencontré la Mort. Je lui ai demandé ce qu’elle voulait. Elle m’a dit qu’elle voulait une seule chose, me prendre un jour de vie chaque jour. J’ai dit d’accord à la Mort L’un dans l’autre, je me demande encore si je ne me serais pas laissé un peu abuser… J’ai donc cherché un peu plus loin pour trouver des réponses à cette énigme. J’ai rencontré l’Amour. Je ne lui ai rien dit du tout. L’ai juste regardé dans les yeux. Juste humé son parfum, me suis juste laissé transporté, flottant dans un autre espace merveilleux. Puis j’ai rouvert les yeux, et je me demanderais toujours « était-ce là songe ou réalité » ? J’ai rencontré le Temps. Il avait la forme d’un miroir qui me jura constance et fidélité. Alors pourquoi donc son reflet change-il jour après jour ? Il le fait imperceptiblement pour mieux m’endormir, mais il le fait le bougre. En champion de « un deux trois soleil » je le piègerais bien un jour… J’ai rencontré l’Argent. Il m’a promis tous les bonheurs du monde si je le gardais bien avec lui. Je l’ai fait un peu comme tout le monde, mais mes joies quotidiennes ne lui doivent rien. J’ai rencontré le Beau. Il s’est présenté en des lieux et des moments très différents. Parfois un objet, parfois un geste, des fois même juste un regard. Immuable ou fugitif. Mais le Beau n’est le même pour personne, et seul son partage procure le bonheur. J’ai rencontré le Bien. Il s’est présenté comme la valeur magique qui devrait tout régenter pour répandre le bonheur dans les cœurs du monde entier. J’ai fini par voir poindre l’obligation moraliste et me suis enfui à toute jambe. J’ai rencontré le ciel. J’étais couché à la belle étoile en colonie de vacances. Il était là et là et là, partout autour de nous. Chacun le voyait et il nous pénétrait de ses ombres comme de ses lumières. Il était si proche et si loin à la fois. Mais en tendant la main, je ne saisissais que le vide. Le ciel lui ne demandait rien, certain de finir par m’avoir un jour. J’ai rencontré la Mer, ce Ciel à porté de la main. Ma joie fut grande de combler mon manque de ciel en plongeant mes bras dans la Mer. Ce bleu que je pouvais enfin toucher. Mais de là à le saisir, ce fut une autre affaire. Une fois la Mer prise, son bleu fuyait au rose de mes mains, et en un clin d’œil, la Mer coulait entre mes doigts. J’ai rencontré la Neige. Elle était si belle et pourtant dépourvue de toute couleur que j’avais fini par associer à la magie du Ciel comme de la Mer. Aussi je pus la saisir à loisir sans aucune difficulté. Mais alors que je croyais l’affaire gagnée, la neige avait disparue, ne laissant que quelques traces humides par là où elle s’était enfuie. J’ai rencontré le Sang, le mien. Je fus surpris de sa couleur rouge si loin des couleurs du Ciel et de la Mer et si rare aussi dans la nature. Etait-ce un mauvais signe ? Voilà donc enfin la couleur de la Vie. Mais de toutes ces rencontres, de ces incompréhensions de tout ce qui nous entoure, j’ai finalement compris que seule la première rencontre comptait vraiment, et qu’il ne fallait surtout pas chercher plus loin. Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-06 03:44:13

J’ai rencontré la Vie. Elle m’a demandée ce que je voulais. Je lui ai dit que je souhaitais une seule chose, vivre un jour de + chaque jour. La Vie m’a dit d’accord. J’ai rencontré la Mort. Je lui ai demandé ce qu’elle voulait. Elle m’a dit qu’elle voulait une seule chose, me prendre un jour de vie chaque jour. J’ai dit d’accord à la Mort L’un dans l’autre, je me demande encore si je ne me serais pas laissé un peu abuser… J’ai donc cherché un peu plus loin pour trouver des réponses à cette énigme. J’ai rencontré l’Amour. Je ne lui ai rien dit du tout. L’ai juste regardé dans les yeux. Juste humé son parfum, me suis juste laissé transporté, flottant dans un autre espace merveilleux. Puis j’ai rouvert les yeux, et je me demanderais toujours « était-ce là songe ou réalité » ? J’ai rencontré le Temps. Il avait la forme d’un miroir qui me jura constance et fidélité. Alors pourquoi donc son reflet change-il jour après jour ? Il le fait imperceptiblement pour mieux m’endormir, mais il le fait le bougre. En champion de « un deux trois soleil » je le piègerais bien un jour… J’ai rencontré l’Argent. Il m’a promis tous les bonheurs du monde si je le gardais bien avec lui. Je l’ai fait un peu comme tout le monde, mais mes joies quotidiennes ne lui doivent rien. J’ai rencontré le Beau. Il s’est présenté en des lieux et des moments très différents. Parfois un objet, parfois un geste, des fois même juste un regard. Immuable ou fugitif. Mais le Beau n’est le même pour personne, et seul son partage procure le bonheur. J’ai rencontré le Bien. Il s’est présenté comme la valeur magique qui devrait tout régenter pour répandre le bonheur dans les cœurs du monde entier. J’ai fini par voir poindre l’obligation moraliste et me suis enfui à toute jambe. J’ai rencontré le ciel. J’étais couché à la belle étoile en colonie de vacances. Il était là et là et là, partout autour de nous. Chacun le voyait et il nous pénétrait de ses ombres comme de ses lumières. Il était si proche et si loin à la fois. Mais en tendant la main, je ne saisissais que le vide. Le ciel lui ne demandait rien, certain de finir par m’avoir un jour. J’ai rencontré la Mer, ce Ciel à porté de la main. Ma joie fut grande de combler mon manque de ciel en plongeant mes bras dans la Mer. Ce bleu que je pouvais enfin toucher. Mais de là à le saisir, ce fut une autre affaire. Une fois la Mer prise, son bleu fuyait au rose de mes mains, et en un clin d’œil, la Mer coulait entre mes doigts. J’ai rencontré la Neige. Elle était si belle et pourtant dépourvue de toute couleur que j’avais fini par associer à la magie du Ciel comme de la Mer. Aussi je pus la saisir à loisir sans aucune difficulté. Mais alors que je croyais l’affaire gagnée, la neige avait disparue, ne laissant que quelques traces humides par là où elle s’était enfuie. J’ai rencontré le Sang, le mien. Je fus surpris de sa couleur rouge si loin des couleurs du Ciel et de la Mer et si rare aussi dans la nature. Etait-ce un mauvais signe ? Voilà donc enfin la couleur de la Vie. Mais de toutes ces rencontres, de ces incompréhensions de tout ce qui nous entoure, j’ai finalement compris que seule la première rencontre comptait vraiment, et qu’il ne fallait surtout pas chercher plus loin. Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-06 03:44:13
la boîte grise par Street 
Le cerveau livre peu à peu ses mystères par l'utilisation des nouvelles techniques d'imagerie cérébrale comme l'imagerie par résonance magnétique (IRM). Catherine Vidal, neurobiologiste, directrice de recherche à l'Institut Pasteur met à mal les idées reçues ou théories construites auparavant : - la soit disant supériorité des femmes en terme de langage et des hommes en terme de repérage dans l'espace : cette théorie datant d'une quarantaine d'années dite "théorie des deux cerveaux" est dépassée dans la mesure où "l'imagerie cérébrale montre que les deux hémisphères sont en communication permanente et qu'une fonction comme le langage recrute une dizaine d'aires cérébrales dans les deux hémisphères, indépendamment du sexe". D'une façon générale, on observe plus de différence (variabilité) dans la forme et le fonctionnement du cerveau entre les individus d'un même sexe qu'entre les sexes. - l'agressivité qui serait liée, chez les hommes, à la présence d'une hormone mâle, la testostérone : Si c'est le cas chez les rats et souris, en particulier lors de la période de reproduction, l'humain échappe à ce déterminisme et le moment des rencontres ainsi que le choix du partenaire n'ont plus rien à voir avec les hormones ou l'agressivité. "Au cours de l'évolution, l'Homo sapiens a été doté d'un cerveau unique en son genre avec un cortex cérébral qui a dû se plisser en circonvolutions pour arriver à tenir dans la boîte crânienne. Si on déplisse virtuellement ce cortex, on obtient une surface de 2 m2 sur 3 mm d'épaisseur ! C'est dix fois plus que chez le singe. Et notre cortex est beaucoup moins réceptif à l'action des hormones. Voilà pourquoi l'humain est capable de court-circuiter les programmes biologiques associés à l'action des hormones. Sur le plan comportemental, tout ce qui relève de l'humain se fait d'abord sur des constructions mentales." A notre naissance, seulement 10 % des connexions entre les neurones sont présentes. Les 90 % restants vont se construire progressivement au gré des influences de la famille, de l'éducation, de la culture, de la société, construction de nouvelles connexions neuronales en fonction de nos expériences de vie. Au vu de ces observations, les termes "vrai homme" et "vraie femme", qui personnellement me crispent un peu chaque fois que je les lis ça et là, ne seraient ils donc que des constructions mentales complètement subjectives liées à notre mythologie personnelle, conséquence donc du développement de notre cortex ? d'après un article du Monde "Nous avons tous des cerveaux différents" du 21/11/07 Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-06 03:44:13

Le cerveau livre peu à peu ses mystères par l'utilisation des nouvelles techniques d'imagerie cérébrale comme l'imagerie par résonance magnétique (IRM). Catherine Vidal, neurobiologiste, directrice de recherche à l'Institut Pasteur met à mal les idées reçues ou théories construites auparavant : - la soit disant supériorité des femmes en terme de langage et des hommes en terme de repérage dans l'espace : cette théorie datant d'une quarantaine d'années dite "théorie des deux cerveaux" est dépassée dans la mesure où "l'imagerie cérébrale montre que les deux hémisphères sont en communication permanente et qu'une fonction comme le langage recrute une dizaine d'aires cérébrales dans les deux hémisphères, indépendamment du sexe". D'une façon générale, on observe plus de différence (variabilité) dans la forme et le fonctionnement du cerveau entre les individus d'un même sexe qu'entre les sexes. - l'agressivité qui serait liée, chez les hommes, à la présence d'une hormone mâle, la testostérone : Si c'est le cas chez les rats et souris, en particulier lors de la période de reproduction, l'humain échappe à ce déterminisme et le moment des rencontres ainsi que le choix du partenaire n'ont plus rien à voir avec les hormones ou l'agressivité. "Au cours de l'évolution, l'Homo sapiens a été doté d'un cerveau unique en son genre avec un cortex cérébral qui a dû se plisser en circonvolutions pour arriver à tenir dans la boîte crânienne. Si on déplisse virtuellement ce cortex, on obtient une surface de 2 m2 sur 3 mm d'épaisseur ! C'est dix fois plus que chez le singe. Et notre cortex est beaucoup moins réceptif à l'action des hormones. Voilà pourquoi l'humain est capable de court-circuiter les programmes biologiques associés à l'action des hormones. Sur le plan comportemental, tout ce qui relève de l'humain se fait d'abord sur des constructions mentales." A notre naissance, seulement 10 % des connexions entre les neurones sont présentes. Les 90 % restants vont se construire progressivement au gré des influences de la famille, de l'éducation, de la culture, de la société, construction de nouvelles connexions neuronales en fonction de nos expériences de vie. Au vu de ces observations, les termes "vrai homme" et "vraie femme", qui personnellement me crispent un peu chaque fois que je les lis ça et là, ne seraient ils donc que des constructions mentales complètement subjectives liées à notre mythologie personnelle, conséquence donc du développement de notre cortex ? d'après un article du Monde "Nous avons tous des cerveaux différents" du 21/11/07 Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-06 03:44:13
L'histoire du vilain petit canard, revue et corrigée par Lucilius 
L’avez-vous vu dit la fermière ? Oh mais quelle bizarre allure ! Ce doit être sa coiffure Vocifère une vraie belle-mère. Regardez là donc marcher ! Elle en a de drôles de pieds ! Pas d’ici cette étrangère Soupçonnent tous bas les crémières. Sans les avoir remarquées, D’un petit pas mesuré, Dans la Mer, hors de l’arène, Adieux ma jolie Sirène. Dédié à une amie légèrement handicapée, ainsi qu'à toutes celles qui se sentent revivre dans l'eau.Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-06 03:44:13

L’avez-vous vu dit la fermière ? Oh mais quelle bizarre allure ! Ce doit être sa coiffure Vocifère une vraie belle-mère. Regardez là donc marcher ! Elle en a de drôles de pieds ! Pas d’ici cette étrangère Soupçonnent tous bas les crémières. Sans les avoir remarquées, D’un petit pas mesuré, Dans la Mer, hors de l’arène, Adieux ma jolie Sirène. Dédié à une amie légèrement handicapée, ainsi qu'à toutes celles qui se sentent revivre dans l'eau.Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-06 03:44:13
Le silence ou la musique des sentiments... par Serenity 
Bonjour pcc, Il est étonnant de constater comme un silence peut rapidement devenir pesant dans le cadre de relations sociales... on voudrait pouvoir parler, trancher ces silences qui nous dérangent voire tout simplement les fuir. Phénomène de rejet devant l'inhabitude, il nous faut toujours plus d'activités, de bruits, de fureur pour nous sentir pleinement vivants. Paradoxe ! Pourtant, quelle douceur de n’avoir rien à dire, de se taire et de laisser deux silences se rencontrer, s'écouter. Qui sait ce qui pourra en sortir ? Un ange passera peut-être pour les rapprocher. Pourtant le silence mal utilisé à des fins pernicieuses est ambigu, il questionne les relations interpersonnelles et met les interlocuteurs qui y sont confrontés en positions de défense. Dans nos vies il est un outil de manipulation non négligeable. Dans les relations de subordination il permet à un employeur de garder l'initiative de la parole et place l'employé en position de sujétion. Dans le jeu amoureux, au début d'une relation, les femmes par nature si bavardes (oups !) se taisent et laissent à l'homme la parole. Etrange, non stratégie amoureuse, ainsi le "mâle" déroule sans s'en apercevoir le moins du monde ce qu'il est : indications de goûts, sa sensibilité, les grandes tendances générales et particulières de sa personnalité. Quant à elle, elle garde son mystère... un coup d'avance toujours pour mener le jeu ! C'est de bonne guerre mesdames ! Peut-être se laissera-t-elle charmer ou pas ? En tout cas, elle développera sa stratégie en fine tacticienne selon le "dit" de son interlocuteur et les silences qu'elle contrôlera pour percer plus avant les défenses de ce dernier. Pourquoi toujours chercher à interpréter les non-dits l'important est de savourer l'instant ? L'homme est le plus souvent dans la communication "directe", verbale, parler lui permet sans doute de contrôler son émotion, alors que la femme analyse tout ce qui n'est pas verbal. Incompréhension initiale ? Peut-être ! En fait, elles nous font parler aussi pour pouvoir apprécier le reste en étant tranquille. Quant on pense que 80 % de la communication est non verbale... qui est le plus à même de discerner l'autre ? Voilà une raison essentielle pour laquelle ont juge les femmes plus subtiles, elles savent se servir de leurs sens mieux que les hommes (en règle générale bien entendu). En fait, je crois que l'inclination d'une femme se lit dans sa propension à faire silence. Soyez-y attentifs messieurs ! Elles recherchent souvent la compréhension à demi mot, l'attirance dans les non-dits, les regards, les frôlements. Elles sont très souvent bien plus subtiles que nous, les plus redoutables : celles qui peuvent charmer sans mot ! On pourrait aussi parler d'un autre silence. Celui si particulier de la jalousie que l'on ressent comme un pincement au coeur, qui imperceptiblement nous parle et nous intime l'ordre de ne plus avancer, de freiner tout élan. Le silence du secret est l'un des silences les plus douloureux, il est muet parce qu'il ment par omission, il exclut... Je crois qu'il faut faire silence pour oublier, comprendre, pour faire sens, se poser, se reposer, se perdre dans les méandres de sa mémoire, se heurter à soi-même, se cogner aux parois de son âme, se retrouver. Silence... discours entre soi et soi ! Tout s'apaise, chaque instant devient page blanche, un état hors de l'instant, sans contour défini il est en nous et tout autour de nous, il nous enveloppe et nous contient. L'état silencieux permet d'entendre (et non seulement d'écouter), de se taire. Nous qui sommes sans cesse confrontés à un jeu de parade auquel notre moi égocentrique se livre pour se protéger du regard de l'Autre (ce que nous nions aveuglément). Petit à petit, la lumière pénètre au plus profond de soi, le silence est une lente et apaisante progression en soi qui irradie les êtres, il donne à l'esprit et au corps une nourriture spirituelle, une plénitude intérieure que nos vies chaotiques lui volent. Le silence a-t-il un sens ? Revêt-il des explications au-delà de sa propre vacuité supposée ? Je crois que bien souvent il exprime ce que les mots ne peuvent exprimer. Le sens du silence devrait être enseignée dès l'enfance à l'école. Pourquoi pas des classes d'éveil au silence. Faire comprendre dès le plus jeune âge que ne pas parler ce n'est pas ne rien dire, mais c'est le dire autrement ! Il peut être émotif : peur, respecteux : c'est le cas de ce que l'on nomme "la minute de silence" lorsque l'on veut rendre hommage. En fin de compte, le silence ne serait-il pas tout simplement le langage des sentiments (quels qu'ils soient) lorsque ceux-ci ne peuvent s'exprimer par la parole ? Nous faisons de nos silences, ce que nous sommes. Les plus beaux silences sont ceux qui ne sont pas « prémédités », ceux qui laissent passer les nuages dans la tête... Quelques citations : "Ce qu'il importe d'apprendre est d'une autre manière que par des mots !" - Hymne du Jeudi Saint. "Tout homme est religieux, dans la mesure où il est capable d'attention et de silence." - Jean Guitton. "On étouffe les clameurs, mais comment se venger du silence ?" - Alfred de Vigny. Serenity. Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-06 03:44:13

Bonjour pcc, Il est étonnant de constater comme un silence peut rapidement devenir pesant dans le cadre de relations sociales... on voudrait pouvoir parler, trancher ces silences qui nous dérangent voire tout simplement les fuir. Phénomène de rejet devant l'inhabitude, il nous faut toujours plus d'activités, de bruits, de fureur pour nous sentir pleinement vivants. Paradoxe ! Pourtant, quelle douceur de n’avoir rien à dire, de se taire et de laisser deux silences se rencontrer, s'écouter. Qui sait ce qui pourra en sortir ? Un ange passera peut-être pour les rapprocher. Pourtant le silence mal utilisé à des fins pernicieuses est ambigu, il questionne les relations interpersonnelles et met les interlocuteurs qui y sont confrontés en positions de défense. Dans nos vies il est un outil de manipulation non négligeable. Dans les relations de subordination il permet à un employeur de garder l'initiative de la parole et place l'employé en position de sujétion. Dans le jeu amoureux, au début d'une relation, les femmes par nature si bavardes (oups !) se taisent et laissent à l'homme la parole. Etrange, non stratégie amoureuse, ainsi le "mâle" déroule sans s'en apercevoir le moins du monde ce qu'il est : indications de goûts, sa sensibilité, les grandes tendances générales et particulières de sa personnalité. Quant à elle, elle garde son mystère... un coup d'avance toujours pour mener le jeu ! C'est de bonne guerre mesdames ! Peut-être se laissera-t-elle charmer ou pas ? En tout cas, elle développera sa stratégie en fine tacticienne selon le "dit" de son interlocuteur et les silences qu'elle contrôlera pour percer plus avant les défenses de ce dernier. Pourquoi toujours chercher à interpréter les non-dits l'important est de savourer l'instant ? L'homme est le plus souvent dans la communication "directe", verbale, parler lui permet sans doute de contrôler son émotion, alors que la femme analyse tout ce qui n'est pas verbal. Incompréhension initiale ? Peut-être ! En fait, elles nous font parler aussi pour pouvoir apprécier le reste en étant tranquille. Quant on pense que 80 % de la communication est non verbale... qui est le plus à même de discerner l'autre ? Voilà une raison essentielle pour laquelle ont juge les femmes plus subtiles, elles savent se servir de leurs sens mieux que les hommes (en règle générale bien entendu). En fait, je crois que l'inclination d'une femme se lit dans sa propension à faire silence. Soyez-y attentifs messieurs ! Elles recherchent souvent la compréhension à demi mot, l'attirance dans les non-dits, les regards, les frôlements. Elles sont très souvent bien plus subtiles que nous, les plus redoutables : celles qui peuvent charmer sans mot ! On pourrait aussi parler d'un autre silence. Celui si particulier de la jalousie que l'on ressent comme un pincement au coeur, qui imperceptiblement nous parle et nous intime l'ordre de ne plus avancer, de freiner tout élan. Le silence du secret est l'un des silences les plus douloureux, il est muet parce qu'il ment par omission, il exclut... Je crois qu'il faut faire silence pour oublier, comprendre, pour faire sens, se poser, se reposer, se perdre dans les méandres de sa mémoire, se heurter à soi-même, se cogner aux parois de son âme, se retrouver. Silence... discours entre soi et soi ! Tout s'apaise, chaque instant devient page blanche, un état hors de l'instant, sans contour défini il est en nous et tout autour de nous, il nous enveloppe et nous contient. L'état silencieux permet d'entendre (et non seulement d'écouter), de se taire. Nous qui sommes sans cesse confrontés à un jeu de parade auquel notre moi égocentrique se livre pour se protéger du regard de l'Autre (ce que nous nions aveuglément). Petit à petit, la lumière pénètre au plus profond de soi, le silence est une lente et apaisante progression en soi qui irradie les êtres, il donne à l'esprit et au corps une nourriture spirituelle, une plénitude intérieure que nos vies chaotiques lui volent. Le silence a-t-il un sens ? Revêt-il des explications au-delà de sa propre vacuité supposée ? Je crois que bien souvent il exprime ce que les mots ne peuvent exprimer. Le sens du silence devrait être enseignée dès l'enfance à l'école. Pourquoi pas des classes d'éveil au silence. Faire comprendre dès le plus jeune âge que ne pas parler ce n'est pas ne rien dire, mais c'est le dire autrement ! Il peut être émotif : peur, respecteux : c'est le cas de ce que l'on nomme "la minute de silence" lorsque l'on veut rendre hommage. En fin de compte, le silence ne serait-il pas tout simplement le langage des sentiments (quels qu'ils soient) lorsque ceux-ci ne peuvent s'exprimer par la parole ? Nous faisons de nos silences, ce que nous sommes. Les plus beaux silences sont ceux qui ne sont pas « prémédités », ceux qui laissent passer les nuages dans la tête... Quelques citations : "Ce qu'il importe d'apprendre est d'une autre manière que par des mots !" - Hymne du Jeudi Saint. "Tout homme est religieux, dans la mesure où il est capable d'attention et de silence." - Jean Guitton. "On étouffe les clameurs, mais comment se venger du silence ?" - Alfred de Vigny. Serenity. Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-06 03:44:13




