Les commentaires cinema de Pointscommuns.com
888 news. Page : - 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 +
l'anticrise par Hypergreen 
Pas un chef d'oeuvre mais un film assez jubilatoire et piquant. le thème, variations sur l'amour et le couple, a été abordé mille fois mais ici le ton est enjoué, libre, sans emphase. une comédie, quoi ! les personnages semblent des archétypes (le peintre catalan, la wasp engoncée, la post-adolescente, l'hystérique...) mais savent nous prendre à contrepieds pour nous emmener dans une histoire qui ébranlera leurs certitudes...et les notres. il en tient sans doute bcp à la plastique assez exceptionnelle des protagonistes : Rebecca, Peneloppe et même Javier B. (dont la sensualité virile a anéanti toutes mes voisines de salle) mais, pour ce qui me concerne, surtout Scarlet, Scarlet, SCARLET !!. Procédé un peu "facile"? sans doute... mais petit bijou glamour quand même ! enfin, un truc que j'ai adoré : un film dans un anglais super accessible (voix off d'une diction remarquable, acteurs espagnols ou new yorkais toujours plus faciles à suivrent qu'un cowboy texan ou un mineur gallois, ...). bref , on comprends tout et on se sent drolement fort en sortant !Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-27 04:46:26

Pas un chef d'oeuvre mais un film assez jubilatoire et piquant. le thème, variations sur l'amour et le couple, a été abordé mille fois mais ici le ton est enjoué, libre, sans emphase. une comédie, quoi ! les personnages semblent des archétypes (le peintre catalan, la wasp engoncée, la post-adolescente, l'hystérique...) mais savent nous prendre à contrepieds pour nous emmener dans une histoire qui ébranlera leurs certitudes...et les notres. il en tient sans doute bcp à la plastique assez exceptionnelle des protagonistes : Rebecca, Peneloppe et même Javier B. (dont la sensualité virile a anéanti toutes mes voisines de salle) mais, pour ce qui me concerne, surtout Scarlet, Scarlet, SCARLET !!. Procédé un peu "facile"? sans doute... mais petit bijou glamour quand même ! enfin, un truc que j'ai adoré : un film dans un anglais super accessible (voix off d'une diction remarquable, acteurs espagnols ou new yorkais toujours plus faciles à suivrent qu'un cowboy texan ou un mineur gallois, ...). bref , on comprends tout et on se sent drolement fort en sortant !Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-27 04:46:26
Chaud chaud devant ! GICLEZ ! ! ! par JANUS72 
C'est la mode des Bio... alors biographie de "l'Ennemi Public n° 1", mais c’est tout à fait ça, en démarrant avec les saloperies de guerre d’Algérie jusqu'au Séjour en Amérique, voilà ce que vous trouverez dans ce premier volet de "Mesrine: l'instinct de mort", film du français J-F Richet, et je spécifie Français car on y retrouve tous les ingrédients des superproductions étasuniennes et on en reste un peu sur le cul, comme avec le "Ne le Dis à Personne" de G. Canet. Avec comme recette de base, beaucoup de rythme et encore du rythme, des tensions constantes, quelques belles scènes qui prennent vraiment aux tripes, pas mal d’hémoglobine… et aussi degros moyens, en ayant toujours en tête de faire précis, de coller le plus possible aux réalités de l’époque. V.Cassel est superbe et toujours "plausible", C. de France, G. Lellouche et Gégé Depardieu aux p’tits oignons, bref j’ai bien aimé oui, et j’irai voir la seconde partie avec plaisir, mais sachez tout de même que ce film est par moment très chaud, sacrement violent, alors âmes sensibles… Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-27 04:46:26

C'est la mode des Bio... alors biographie de "l'Ennemi Public n° 1", mais c’est tout à fait ça, en démarrant avec les saloperies de guerre d’Algérie jusqu'au Séjour en Amérique, voilà ce que vous trouverez dans ce premier volet de "Mesrine: l'instinct de mort", film du français J-F Richet, et je spécifie Français car on y retrouve tous les ingrédients des superproductions étasuniennes et on en reste un peu sur le cul, comme avec le "Ne le Dis à Personne" de G. Canet. Avec comme recette de base, beaucoup de rythme et encore du rythme, des tensions constantes, quelques belles scènes qui prennent vraiment aux tripes, pas mal d’hémoglobine… et aussi degros moyens, en ayant toujours en tête de faire précis, de coller le plus possible aux réalités de l’époque. V.Cassel est superbe et toujours "plausible", C. de France, G. Lellouche et Gégé Depardieu aux p’tits oignons, bref j’ai bien aimé oui, et j’irai voir la seconde partie avec plaisir, mais sachez tout de même que ce film est par moment très chaud, sacrement violent, alors âmes sensibles… Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-27 04:46:26
riche, beau ou brillant? par Monicatop 
MONICATOP Sujet d'improvisation de cet après-midi: beauté, intelligence ou richesse? Quel est le don le plus précieux ? Les réponses les plus originales: Réponse 1 (un mec) Aucun. Isolées ces qualités sont plus dangereuses qu'autre chose. La beauté a besoin d'être protégé ou d'être allié à l'intelligence. La beauté non protégé a besoin d'esprit critique. Sans esprit critique la beauté sera abusée. L'intelligence seule ne sert à rien. Elle tournera en rond et mènera à la folie. Dans un système totalitaire, l'intelligence conduira en prison. Elle a besoin de grain à moudre et de liberté. La richesse seule conduit à la débauche et à l'ennui. La richesse a besoin de sagesse, de philosophie. Il faut un éuilibre entre ses dons. L'excès par rapport aux deux autres peut être catastrophique. Réponse 2 (un autre mec). Ça dépend du sexe: pour les hommes l'argent, pour les femmes la beauté... car l'argent des hommes leur apportent des femmes belles et la beauté des femmes des homme riches... quant à l'intelligence elle est utile à ce qui n'ont pas les qualités de leur sexe pour essayer de les compenser... mais c'est pas facile! Les impros des filles étaient à mon goût moins bonnes... désolé les filles! Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-27 04:46:26

MONICATOP Sujet d'improvisation de cet après-midi: beauté, intelligence ou richesse? Quel est le don le plus précieux ? Les réponses les plus originales: Réponse 1 (un mec) Aucun. Isolées ces qualités sont plus dangereuses qu'autre chose. La beauté a besoin d'être protégé ou d'être allié à l'intelligence. La beauté non protégé a besoin d'esprit critique. Sans esprit critique la beauté sera abusée. L'intelligence seule ne sert à rien. Elle tournera en rond et mènera à la folie. Dans un système totalitaire, l'intelligence conduira en prison. Elle a besoin de grain à moudre et de liberté. La richesse seule conduit à la débauche et à l'ennui. La richesse a besoin de sagesse, de philosophie. Il faut un éuilibre entre ses dons. L'excès par rapport aux deux autres peut être catastrophique. Réponse 2 (un autre mec). Ça dépend du sexe: pour les hommes l'argent, pour les femmes la beauté... car l'argent des hommes leur apportent des femmes belles et la beauté des femmes des homme riches... quant à l'intelligence elle est utile à ce qui n'ont pas les qualités de leur sexe pour essayer de les compenser... mais c'est pas facile! Les impros des filles étaient à mon goût moins bonnes... désolé les filles! Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-27 04:46:26
A propos de ma soeur par Erythropus 
. Puisque personne n'ose le faire, je vais me fendre d'une citation : " Je ne sais pas si je sais regarder le Seigneur, mais je sais que Lui me regarde. Alors, je réponds à son amour. Je me laisse couler en Dieu, je m'abandonne. C'est beau de vivre. Le Christ va me prendre dans sa joie." Elle ajoute : " Si tu veux vivre, tu dois aimer. Il s'agit à chaque instant de faire jaillir une étincelle de joie. " Trouvé à la sortie d'une église, pendant les journées du patrimoine ! Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-27 04:46:26

. Puisque personne n'ose le faire, je vais me fendre d'une citation : " Je ne sais pas si je sais regarder le Seigneur, mais je sais que Lui me regarde. Alors, je réponds à son amour. Je me laisse couler en Dieu, je m'abandonne. C'est beau de vivre. Le Christ va me prendre dans sa joie." Elle ajoute : " Si tu veux vivre, tu dois aimer. Il s'agit à chaque instant de faire jaillir une étincelle de joie. " Trouvé à la sortie d'une église, pendant les journées du patrimoine ! Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-27 04:46:26
DSK, Anne Sinclair et les Etats-Unis : par Angels-Kane 
Lu d’un internaute : (pardon, je sors la phrase de son contexte, juste pour illustrer mon propos) « Parce qu'il n'est pas souvent aisé d'incarner en une femme et une seule, la salope la plus bandante et la midinette romantique le plus ennuyeuse et troublante à la fois,la midinette romantique la plus ennuyeuse et troublante à la fois... » Et quoi d'autres? Compte tenu que femme de ménage, cuisinière, éleveuse d'enfant et dorénavant travailleuse ramenant des sous sont les 4 fonctions "automatiques", qu'elles soient en sélectif donc « les salopes » ou « les midinettes romantiques »... Entre l'envie de sourire et de hurler, de colère. Incarner ? Un ongle? Ou une statue? Comme sur un ossuaire? Les femmes sont des êtres vivants. Hé Ho ! On les a libéré depuis peu. Pourquoi devraient-elles être remisées encore une fois en statue, en icône, en portrait qui "incarnent"? Pas souvent entendues des meufs réclammer que les mecs incarnent, je ne sais pas le mec de Cécilia Sarkozy (pour le fric), Brad Pitt ( pour le fric et la tronche), allez un intellectuel, j'ai du mal à en trouver un, un politique ( pour le pouvoir) etc, etc, etc... Mais certains sont peut-être tombés sur des chieuses qui voulaient en leur mec à la fois José Bové, Brad Pitt, Jean Marie Messier, etc... Pour les deux premiers sus-nommés, (DSK et Anne S) ils sont au delà des contingences ( ramener le pognon, faire le ménage, élever les enfants, faire la cuisine). Ils ne sont plus sur terre. Et on ne leur demande pas d’être sur terre, surtout à DSK, qu'il tienne bien le FMI en main, et si pour décompresser, son truc, c'est les femmes, et bien, qu'il y aille, tant qu’au FMI, ça toune ; Sauf qu'il avait oublié, comme j'ai dû lire dans Le Monde, qu’aux Etats Unis, lorsqu'une stagiaire entre dans un bureau, il faut mieux laisser la porte ouverte. Mais pour nous, le commun des mortels, où avec notre cher et tendre, on doit faire 50/50 ( même si en élevage d'enfant, je n'ai contribué qu'à élevé ceux des autres, de mes chers et tendres, mais avec progressivement, une balance, pas du tout équilibrée, et en ma défaveur, comme pour le reste d'ailleurs...), donc dans la vie des communs des mortels que nous sommes, et non des DSK aux states, avec staff et cie, l'équation "bobonne à la maison qui "n'incarne plus" et bonhomme "qui s'ennuit à la recherche d'incarnation" et passe parfois à l'acte, sans le minimum d'égards et de respect pour ne pas blesser "sa bobonne" sans qui le bonhomme ( si bobonne le quittait) serait perdu, me ré-vulse. Pour se taper "des incarnations", encore faut-il en avoir les moyens, et avant tout matériels... Si mon mec me paie une baraque au centre de paris, me verse 10 000 euros par mois d'argent de poche, je veux bien fermer les yeux sur tout ce qu’il peut se taper en incarnations car pour ma part, j’ai le fric et l’aisance pour me consacrer à tout ce qui me passionne. Le marché est équilibré. Et oui, amour et argent, en fait, c’est super lié. Ca permet souvent de rééquilibrer les choses. Hélas dans la vraie vie des bobonnes et des bonhommes, c'est rarement ainsi... Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-27 04:46:26

Lu d’un internaute : (pardon, je sors la phrase de son contexte, juste pour illustrer mon propos) « Parce qu'il n'est pas souvent aisé d'incarner en une femme et une seule, la salope la plus bandante et la midinette romantique le plus ennuyeuse et troublante à la fois,la midinette romantique la plus ennuyeuse et troublante à la fois... » Et quoi d'autres? Compte tenu que femme de ménage, cuisinière, éleveuse d'enfant et dorénavant travailleuse ramenant des sous sont les 4 fonctions "automatiques", qu'elles soient en sélectif donc « les salopes » ou « les midinettes romantiques »... Entre l'envie de sourire et de hurler, de colère. Incarner ? Un ongle? Ou une statue? Comme sur un ossuaire? Les femmes sont des êtres vivants. Hé Ho ! On les a libéré depuis peu. Pourquoi devraient-elles être remisées encore une fois en statue, en icône, en portrait qui "incarnent"? Pas souvent entendues des meufs réclammer que les mecs incarnent, je ne sais pas le mec de Cécilia Sarkozy (pour le fric), Brad Pitt ( pour le fric et la tronche), allez un intellectuel, j'ai du mal à en trouver un, un politique ( pour le pouvoir) etc, etc, etc... Mais certains sont peut-être tombés sur des chieuses qui voulaient en leur mec à la fois José Bové, Brad Pitt, Jean Marie Messier, etc... Pour les deux premiers sus-nommés, (DSK et Anne S) ils sont au delà des contingences ( ramener le pognon, faire le ménage, élever les enfants, faire la cuisine). Ils ne sont plus sur terre. Et on ne leur demande pas d’être sur terre, surtout à DSK, qu'il tienne bien le FMI en main, et si pour décompresser, son truc, c'est les femmes, et bien, qu'il y aille, tant qu’au FMI, ça toune ; Sauf qu'il avait oublié, comme j'ai dû lire dans Le Monde, qu’aux Etats Unis, lorsqu'une stagiaire entre dans un bureau, il faut mieux laisser la porte ouverte. Mais pour nous, le commun des mortels, où avec notre cher et tendre, on doit faire 50/50 ( même si en élevage d'enfant, je n'ai contribué qu'à élevé ceux des autres, de mes chers et tendres, mais avec progressivement, une balance, pas du tout équilibrée, et en ma défaveur, comme pour le reste d'ailleurs...), donc dans la vie des communs des mortels que nous sommes, et non des DSK aux states, avec staff et cie, l'équation "bobonne à la maison qui "n'incarne plus" et bonhomme "qui s'ennuit à la recherche d'incarnation" et passe parfois à l'acte, sans le minimum d'égards et de respect pour ne pas blesser "sa bobonne" sans qui le bonhomme ( si bobonne le quittait) serait perdu, me ré-vulse. Pour se taper "des incarnations", encore faut-il en avoir les moyens, et avant tout matériels... Si mon mec me paie une baraque au centre de paris, me verse 10 000 euros par mois d'argent de poche, je veux bien fermer les yeux sur tout ce qu’il peut se taper en incarnations car pour ma part, j’ai le fric et l’aisance pour me consacrer à tout ce qui me passionne. Le marché est équilibré. Et oui, amour et argent, en fait, c’est super lié. Ca permet souvent de rééquilibrer les choses. Hélas dans la vraie vie des bobonnes et des bonhommes, c'est rarement ainsi... Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-27 04:46:26
C'est l'histoire d'un film... par Pitchu 
Les premiers instants, j'ai eu un peu peur...Le film commence avec le sketch sur les pubs de lessive et là Demaison ne m'est apparu que comme un bon imitateur, rien de plus... Les doutes que j'avais émis en apprenant il y a quelques mois qu'un film allait s'attaquer à un mythe national contemporain, qui plus est en trés bonne place dans mon panthéon personnel, semblaient se justifier, malgré la bonne impression que m'avait laissé la bande-annonce (mais si toutes les bonnes bandes-annonces correspondaient à de grands films, ça se saurait...)... Il y a quelques temps, juste avant l'été je crois, un membre de PCC avait parlé de la "chronique d'un bide annoncé" pour évoquer la future sortie de ce film, et je n'étais alors pas loin de partager ses arguments. Impossible, pensais-je, d'incarner Coluche pour l'instant...le personnage est encore trop présent dans les médias d'une part, mais aussi et surtout dans l'inconscient collectif...et pour cause : personne n'a pu ni n'a su combler le vide sidéral engendré par un chauffeur de poids-lourd il y a déjà 22 ans... Incarner Piaf était déjà un pari osé, mais avec sans doute un risque moindre au regard du facteur chronologique : bien qu'artistiquement immortelle, la môme s'inscrit dans un contexte beaucoup plus lointain, une époque aux codes et aux moeurs totalement révolus... L'enfoiré, lui, de par la modernité de son oeuvre et la place occupée par les restos du coeur encore aujourd'hui, demeure inexorablement un personnage d'actualité. Alors voilà, dans les toutes premières minutes, le scepticisme perdurait...Mais trés vite la magie a opéré...Ce que je pensais irréalisable s'est bel et bien produit : un acteur a joué Coluche et j'y ai cru... Ce fut alors une véritable claque, un bouleversement : pendant presque deux heures, j'ai vu revivre sous mes yeux celui qui m'a tellement marqué, influencé, imprégné même... celui qui, avec quelques autres, m'a donné envie de monter sur scène pour faire marrer les gens, de devenir humoriste... La semaine dernière, le Dauphiné libéré, journal paraissant à Grenoble (ma ville d'origine) m'avait demandé d'aller voir le film pour en faire un compte-rendu dans ses colonnes. La première chose que j'y ai relatée, c'est ce drôle de sentiment qui m'habitait en sortant du cinéma : un mélange de gaieté (j'ai ri à plusieurs reprises, comme l'ensemble de la salle...), et de mélancolie...Ce long-métrage qui, au demeurant, n'a rien d'extraordinaire cinématographiquement parlant, hormis l'interprétation géniale de Demaison, m'a envoyé ou renvoyé plusieurs choses dans la gueule : Le début des années 80, mon enfance...Ce 19 juin 1986, mes parents et ma soeur qui ne veulent pas me croire quand je leur annonce la nouvelle, puis les larmes aux yeux de ma mère en découvrant que c'était pas une connerie...Et, derrière le rire, cette frustration qui revient toujours en le voyant ou en l'entendant depuis : il faut s'y faire, il n'y a pas et il n'y aura jamais de nouveau Coluche... En rentrant chez moi, j'avais un air de Renaud dans la tête...Putain de camion...Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-27 04:46:26

Les premiers instants, j'ai eu un peu peur...Le film commence avec le sketch sur les pubs de lessive et là Demaison ne m'est apparu que comme un bon imitateur, rien de plus... Les doutes que j'avais émis en apprenant il y a quelques mois qu'un film allait s'attaquer à un mythe national contemporain, qui plus est en trés bonne place dans mon panthéon personnel, semblaient se justifier, malgré la bonne impression que m'avait laissé la bande-annonce (mais si toutes les bonnes bandes-annonces correspondaient à de grands films, ça se saurait...)... Il y a quelques temps, juste avant l'été je crois, un membre de PCC avait parlé de la "chronique d'un bide annoncé" pour évoquer la future sortie de ce film, et je n'étais alors pas loin de partager ses arguments. Impossible, pensais-je, d'incarner Coluche pour l'instant...le personnage est encore trop présent dans les médias d'une part, mais aussi et surtout dans l'inconscient collectif...et pour cause : personne n'a pu ni n'a su combler le vide sidéral engendré par un chauffeur de poids-lourd il y a déjà 22 ans... Incarner Piaf était déjà un pari osé, mais avec sans doute un risque moindre au regard du facteur chronologique : bien qu'artistiquement immortelle, la môme s'inscrit dans un contexte beaucoup plus lointain, une époque aux codes et aux moeurs totalement révolus... L'enfoiré, lui, de par la modernité de son oeuvre et la place occupée par les restos du coeur encore aujourd'hui, demeure inexorablement un personnage d'actualité. Alors voilà, dans les toutes premières minutes, le scepticisme perdurait...Mais trés vite la magie a opéré...Ce que je pensais irréalisable s'est bel et bien produit : un acteur a joué Coluche et j'y ai cru... Ce fut alors une véritable claque, un bouleversement : pendant presque deux heures, j'ai vu revivre sous mes yeux celui qui m'a tellement marqué, influencé, imprégné même... celui qui, avec quelques autres, m'a donné envie de monter sur scène pour faire marrer les gens, de devenir humoriste... La semaine dernière, le Dauphiné libéré, journal paraissant à Grenoble (ma ville d'origine) m'avait demandé d'aller voir le film pour en faire un compte-rendu dans ses colonnes. La première chose que j'y ai relatée, c'est ce drôle de sentiment qui m'habitait en sortant du cinéma : un mélange de gaieté (j'ai ri à plusieurs reprises, comme l'ensemble de la salle...), et de mélancolie...Ce long-métrage qui, au demeurant, n'a rien d'extraordinaire cinématographiquement parlant, hormis l'interprétation géniale de Demaison, m'a envoyé ou renvoyé plusieurs choses dans la gueule : Le début des années 80, mon enfance...Ce 19 juin 1986, mes parents et ma soeur qui ne veulent pas me croire quand je leur annonce la nouvelle, puis les larmes aux yeux de ma mère en découvrant que c'était pas une connerie...Et, derrière le rire, cette frustration qui revient toujours en le voyant ou en l'entendant depuis : il faut s'y faire, il n'y a pas et il n'y aura jamais de nouveau Coluche... En rentrant chez moi, j'avais un air de Renaud dans la tête...Putain de camion...Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-27 04:46:26
Agatha Christie par Alba_iulia 
Il faisait froid, dehors, dans la salle (qui n'a jamais été aussi climatisée!) et recroquevillée sous mon manteau, j'ai revu un Agatha Christie comme on en lit sous la couette par un dimanche hivernal pour se changer les idées. Une petite histoire de meurtre pas méchante qui permet de jouer au gentil petit détective. Les images sont belles, photographiques, la distribution est bonne et prestigieuse mais pas excellente non plus. Catherine Frot qui ne m'a jamais amusée, m'a surprise agréablement, André Dussolier est égal à lui même et Claude Rich de même. On se prête au jeu, un peu comme on jouait au Cluedo quand on était gosses. J'avais deviné très rapidement qui est le meurtrier dans cette histoire mais comme je vous l'ai dit: on n'y va pas pour le suspens, ni pour trembler. D'ailleurs pourquoi y va-t-on? Pour passer une bonne soirée, tout simplement -même si les adeptes des grands frissons s'ennuieront probablement- et préfèreront attendre que cela passe à la télé un dimanche soir. C'est frais, c'est léger, c'est divertissant. Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-27 04:46:26

Il faisait froid, dehors, dans la salle (qui n'a jamais été aussi climatisée!) et recroquevillée sous mon manteau, j'ai revu un Agatha Christie comme on en lit sous la couette par un dimanche hivernal pour se changer les idées. Une petite histoire de meurtre pas méchante qui permet de jouer au gentil petit détective. Les images sont belles, photographiques, la distribution est bonne et prestigieuse mais pas excellente non plus. Catherine Frot qui ne m'a jamais amusée, m'a surprise agréablement, André Dussolier est égal à lui même et Claude Rich de même. On se prête au jeu, un peu comme on jouait au Cluedo quand on était gosses. J'avais deviné très rapidement qui est le meurtrier dans cette histoire mais comme je vous l'ai dit: on n'y va pas pour le suspens, ni pour trembler. D'ailleurs pourquoi y va-t-on? Pour passer une bonne soirée, tout simplement -même si les adeptes des grands frissons s'ennuieront probablement- et préfèreront attendre que cela passe à la télé un dimanche soir. C'est frais, c'est léger, c'est divertissant. Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-27 04:46:26
essai psychanalytique par Babyyy 
Au début du film des personnes dansent accompagnées d’une musique joyeuse, puis vient s’insérer dans l’image en transparence une jeune femme blonde au visage rayonnant. Nous voyons ensuite le calme apparent d’une chambre, puis d’un lit, d’où nous entendons une respiration lente, ce qui laisse a penser que quelqu’ un dort. Le film se déroule en deux parties: la première est le rêve de la jeune femme blonde, et la deuxième partie du film la réalité. Voyons la première partie : Rita/Camilla a un accident de voiture sur Mulholland Drive, devient amnésique, et se réfugie chez Betty/Diane. Celle-ci l’accueille chaleureusement et lui propose de l’aider à retrouver la mémoire. Elles vont donc investiguer plusieurs lieux et se renseigner auprès de plusieurs personnes. Cette première partie du film est entrecoupée de scènes ou se mêlent mafia, policiers, mais aussi des personnages étranges comme le patient dans le winkies, la mystérieuse Louise, Adam le réalisateur déchu, ou encore le Cow-boy. Dans la deuxième partie, Betty/Diane est amoureuse de Rita/Camilla. celle-ci est une grande actrice et veut la quitter pour se marier avec Adam, un personnage célèbre dans le milieu du cinéma. Dans une scène importante du film nous assistons à un banquet ou Betty/Diane subit humiliation et tristesse. Elle décide donc de payer un tueur à gage afin de faire tuer Rita/Camilla. Nous nous apercevons par la clé bleue que le crime à bien eu lieu. Betty/Diane est présentée comme droguée, ivre de tristesse et de culpabilité, mais aussi traquée par la police. le rêve a pour la fonction la satisfaction hallucinatoire du désir, c'est a dire satisfaire en reve les désirs insatisfaits de la réalité. Les désirs de Diane sont de devenir une grande actrice, être la maîtresse de Camilla, et se venger de Adam. Nous voyons que dans son rêve, Diane est une grande actrice qui vit dans une maison luxueuse, Camilla est toujours à ses cotés, et Adam vit des échecs sur tous les plans. Sa tante qui est morte dans la réalité est vivante dans le rêve, seulement partie en « voyage ». Le terme voyage dans le rêve est un symbole de la mort. La réalité est donc masqué par un symbole afin de convenir à la censure de Diane. Mais ses affects négatifs perdurent, comme la culpabilité d’avoir fait tuer Camilla. Elle veut s’en cacher tout au long du rêve. Les émotions liées à ce crime sont trop intenses pour pouvoir le masquer dans le rêve, donc plusieurs éléments entrent en jeu, faisant penser à la mort de Camilla : le clochard dans les winkies, qui fait mourir de peur le patient, le cadavre sur le lit , quelqu’un est bien mort, mais ce n’est pas Camilla, ainsi Diane sort de la réalité tout en voyant ses désirs réalisés. Son rapport avec la clé bleue est chargé d’émotion, si lourdement que le travail de rêve n’a pas pu la faire disparaître ou la remplacée par autre chose, mais l’a tout de même transformée: Dans la réalité la clé bleue est d’apparence différente que dans le rêve. Diane est amoureuse de Camilla mais elle non, c’est donc un accident de voiture qui dépersonnalisera Camilla avec l’amnésie et qui l’emmènera vers Diane. Le désir est donc réalisé. Voyons aussi la fusion que voudrait Diane envers Camilla, en lui mettant une perruque blonde. Cependant tout ceci est dans une certaine logique : Camilla met une perruque car dans l’appartement qu’elle croyait être le sien se trouve un cadavre, et elle peut donc être accusée. La logique n’est pas imparable mais convient à la censure de la rêveuse. C’est aussi un mécanisme de défense du Moi : une façon pour Diane de se déresponsabiliser du crime en le faisant endosser par Camilla. la mort de Camilla l'obsede notamment dans ce que l'on peut voir autour de la clé et de la boite bleue : Dans le rêve la clé bleue ouvre une boite mystérieuse, dans la réalité cette clé vient du tueur à gage, c’est donc la clé de la mort, qui ne peut ouvrir qu’un cercueil. La boite bleue pourrait donc être un lien direct avec la mort de Camilla et son exécution par le tueur à gage. mais une petite parenthese s'impose : si nous nous référons à « l’interprétation du rêve » de Freud, nous pouvons lire que la boite est le symbole sexuel génital féminin. Or au moment ou Rita/Camilla s’apprête à l’ouvrir, nous pouvons penser qu’elle fait une seule et même personne avec Betty/Diane, par la perruque et car celle-ci disparaît. Ce qui pourrait laisser penser que le désir ultime de Diane, d’avoir Camilla pour maîtresse, a été réalisé à travers la scène d’amour mais aussi symboliquement à travers l’ouverture de la boite. Nous pouvons aussi penser que la boite étant l’organe sexuel féminin et la clé l’organe sexuel masculin selon Freud, l’union des deux serait l’acte sexuel, ce qui permettrait à Diane de prendre conscience que Camilla est avec Adam et que cet union conduit au meurtre. L’affect est donc présent, le rêve d’angoisse s’installe, les émotions liées à cet acte sont trop fortes pour la censure, elle se réveille. Nous retrouvons la couleur bleue dans la perruque de la femme assise au balcon du théâtre couleur liée à la clé et à la boite, cela peut être un processus de condensation de plusieurs émotions négatives comme la culpabilité et la souffrance autour de la couleur bleue. Le rêve d’angoisse comme nous l’avons vu est à forte charge anxieuse, il provoque une sensation de déplaisir. Selon Freud dans le rêve d’angoisse la libido serait transformée en angoisse. Dans le rêve, ces motions sexuelles incomprises et récusées seraient refoulées, alors qu’elles ressurgiraient dans le rêve d’angoisse. Le Moi mettrait donc un terme au rêve d’angoisse en permettant le réveil, ce qu'il se passe donc chez Diane. Nous pouvons cependant nous tourner vers une autre interprétation à partir de ces éléments : Diane veut se venger d’ Adam, or celui-ci ne lui fait aucun mal directement dans la réalité. Lors de la scène avec l’ex-femme et le nettoyeur de la piscine, Adam est aspergée non pas de peinture bleue, liée à la haine et à la culpabilité, mais de peinture rose. Ce n’est pas Adam que Diane fait assassiner mais Camilla. Lors de l’audition dans le rêve, Diane et Adam se regarde une première fois, puis une deuxième fois ou elle lui fait un sourire. De plus Adam est chargé de la choisir pour son film. Un autre élément nous fait penser à une illusion de cette haine envers Adam, malgré les apparences. Le cow-boy qu’il rencontre est presque une sorte de gardien, lui donne un conseil, celui de bien choisir l’actrice qui jouera le rôle principal. Diane voit le cow-boy à la scène du banquet, exactement lorsque Adam annonce son mariage avec Camilla, donc le conseil pourrait être de bien choisir sa maîtresse et non pas l‘actrice. Ce qui pourrait nous rapporter au « c’est la fille » qui lui est sans cesse répété. Malgré les apparences nous pouvons voir que Diane et Adam ont une relation ambiguë, et Diane n’est pas précisée être homosexuelle ou bisexuelle. Le fait donc d’ouvrir la boite avec la clé, d’accomplir cet acte sexuel, pourrait bien avoir fait surgir à la conscience les désirs inavoués de Diane, peut etre d'avoir Adam comme amant. Diane va donc se réveiller, une première tentative échoue avec son Moi incarné par le magicien (« tout ceci n’est qu’une illusion »), la deuxième tentative réussie, avec le Surmoi incarné par le cow-boy (« debout la belle »). Le fait que Diane se suicide à la fin du film nous montre qu’elle n’a pas réussi à faire son travail de deuil, la phase de déni étant totalement caractérisée par son reve, ainsi que ses hallucinations diurnes. peut-être était-il plus difficile à cause de la culpabilité qu’elle ressent, son instabilité émotionnelle, ainsi que d’autres facteurs comme ce sentiment de persécution par la police (personnalité paranoïaque ?), et sa carrière ratée. de plus le cadavre ressemblant fortement a Diane dans le reve nous ramene a ceci : le souhait de vouloir se donner la mort et de laisser Camilla vivante, ce qui montre bien une relation ou une des deux doit mourir pour que l’autre puisse exister. Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-27 04:46:26

Au début du film des personnes dansent accompagnées d’une musique joyeuse, puis vient s’insérer dans l’image en transparence une jeune femme blonde au visage rayonnant. Nous voyons ensuite le calme apparent d’une chambre, puis d’un lit, d’où nous entendons une respiration lente, ce qui laisse a penser que quelqu’ un dort. Le film se déroule en deux parties: la première est le rêve de la jeune femme blonde, et la deuxième partie du film la réalité. Voyons la première partie : Rita/Camilla a un accident de voiture sur Mulholland Drive, devient amnésique, et se réfugie chez Betty/Diane. Celle-ci l’accueille chaleureusement et lui propose de l’aider à retrouver la mémoire. Elles vont donc investiguer plusieurs lieux et se renseigner auprès de plusieurs personnes. Cette première partie du film est entrecoupée de scènes ou se mêlent mafia, policiers, mais aussi des personnages étranges comme le patient dans le winkies, la mystérieuse Louise, Adam le réalisateur déchu, ou encore le Cow-boy. Dans la deuxième partie, Betty/Diane est amoureuse de Rita/Camilla. celle-ci est une grande actrice et veut la quitter pour se marier avec Adam, un personnage célèbre dans le milieu du cinéma. Dans une scène importante du film nous assistons à un banquet ou Betty/Diane subit humiliation et tristesse. Elle décide donc de payer un tueur à gage afin de faire tuer Rita/Camilla. Nous nous apercevons par la clé bleue que le crime à bien eu lieu. Betty/Diane est présentée comme droguée, ivre de tristesse et de culpabilité, mais aussi traquée par la police. le rêve a pour la fonction la satisfaction hallucinatoire du désir, c'est a dire satisfaire en reve les désirs insatisfaits de la réalité. Les désirs de Diane sont de devenir une grande actrice, être la maîtresse de Camilla, et se venger de Adam. Nous voyons que dans son rêve, Diane est une grande actrice qui vit dans une maison luxueuse, Camilla est toujours à ses cotés, et Adam vit des échecs sur tous les plans. Sa tante qui est morte dans la réalité est vivante dans le rêve, seulement partie en « voyage ». Le terme voyage dans le rêve est un symbole de la mort. La réalité est donc masqué par un symbole afin de convenir à la censure de Diane. Mais ses affects négatifs perdurent, comme la culpabilité d’avoir fait tuer Camilla. Elle veut s’en cacher tout au long du rêve. Les émotions liées à ce crime sont trop intenses pour pouvoir le masquer dans le rêve, donc plusieurs éléments entrent en jeu, faisant penser à la mort de Camilla : le clochard dans les winkies, qui fait mourir de peur le patient, le cadavre sur le lit , quelqu’un est bien mort, mais ce n’est pas Camilla, ainsi Diane sort de la réalité tout en voyant ses désirs réalisés. Son rapport avec la clé bleue est chargé d’émotion, si lourdement que le travail de rêve n’a pas pu la faire disparaître ou la remplacée par autre chose, mais l’a tout de même transformée: Dans la réalité la clé bleue est d’apparence différente que dans le rêve. Diane est amoureuse de Camilla mais elle non, c’est donc un accident de voiture qui dépersonnalisera Camilla avec l’amnésie et qui l’emmènera vers Diane. Le désir est donc réalisé. Voyons aussi la fusion que voudrait Diane envers Camilla, en lui mettant une perruque blonde. Cependant tout ceci est dans une certaine logique : Camilla met une perruque car dans l’appartement qu’elle croyait être le sien se trouve un cadavre, et elle peut donc être accusée. La logique n’est pas imparable mais convient à la censure de la rêveuse. C’est aussi un mécanisme de défense du Moi : une façon pour Diane de se déresponsabiliser du crime en le faisant endosser par Camilla. la mort de Camilla l'obsede notamment dans ce que l'on peut voir autour de la clé et de la boite bleue : Dans le rêve la clé bleue ouvre une boite mystérieuse, dans la réalité cette clé vient du tueur à gage, c’est donc la clé de la mort, qui ne peut ouvrir qu’un cercueil. La boite bleue pourrait donc être un lien direct avec la mort de Camilla et son exécution par le tueur à gage. mais une petite parenthese s'impose : si nous nous référons à « l’interprétation du rêve » de Freud, nous pouvons lire que la boite est le symbole sexuel génital féminin. Or au moment ou Rita/Camilla s’apprête à l’ouvrir, nous pouvons penser qu’elle fait une seule et même personne avec Betty/Diane, par la perruque et car celle-ci disparaît. Ce qui pourrait laisser penser que le désir ultime de Diane, d’avoir Camilla pour maîtresse, a été réalisé à travers la scène d’amour mais aussi symboliquement à travers l’ouverture de la boite. Nous pouvons aussi penser que la boite étant l’organe sexuel féminin et la clé l’organe sexuel masculin selon Freud, l’union des deux serait l’acte sexuel, ce qui permettrait à Diane de prendre conscience que Camilla est avec Adam et que cet union conduit au meurtre. L’affect est donc présent, le rêve d’angoisse s’installe, les émotions liées à cet acte sont trop fortes pour la censure, elle se réveille. Nous retrouvons la couleur bleue dans la perruque de la femme assise au balcon du théâtre couleur liée à la clé et à la boite, cela peut être un processus de condensation de plusieurs émotions négatives comme la culpabilité et la souffrance autour de la couleur bleue. Le rêve d’angoisse comme nous l’avons vu est à forte charge anxieuse, il provoque une sensation de déplaisir. Selon Freud dans le rêve d’angoisse la libido serait transformée en angoisse. Dans le rêve, ces motions sexuelles incomprises et récusées seraient refoulées, alors qu’elles ressurgiraient dans le rêve d’angoisse. Le Moi mettrait donc un terme au rêve d’angoisse en permettant le réveil, ce qu'il se passe donc chez Diane. Nous pouvons cependant nous tourner vers une autre interprétation à partir de ces éléments : Diane veut se venger d’ Adam, or celui-ci ne lui fait aucun mal directement dans la réalité. Lors de la scène avec l’ex-femme et le nettoyeur de la piscine, Adam est aspergée non pas de peinture bleue, liée à la haine et à la culpabilité, mais de peinture rose. Ce n’est pas Adam que Diane fait assassiner mais Camilla. Lors de l’audition dans le rêve, Diane et Adam se regarde une première fois, puis une deuxième fois ou elle lui fait un sourire. De plus Adam est chargé de la choisir pour son film. Un autre élément nous fait penser à une illusion de cette haine envers Adam, malgré les apparences. Le cow-boy qu’il rencontre est presque une sorte de gardien, lui donne un conseil, celui de bien choisir l’actrice qui jouera le rôle principal. Diane voit le cow-boy à la scène du banquet, exactement lorsque Adam annonce son mariage avec Camilla, donc le conseil pourrait être de bien choisir sa maîtresse et non pas l‘actrice. Ce qui pourrait nous rapporter au « c’est la fille » qui lui est sans cesse répété. Malgré les apparences nous pouvons voir que Diane et Adam ont une relation ambiguë, et Diane n’est pas précisée être homosexuelle ou bisexuelle. Le fait donc d’ouvrir la boite avec la clé, d’accomplir cet acte sexuel, pourrait bien avoir fait surgir à la conscience les désirs inavoués de Diane, peut etre d'avoir Adam comme amant. Diane va donc se réveiller, une première tentative échoue avec son Moi incarné par le magicien (« tout ceci n’est qu’une illusion »), la deuxième tentative réussie, avec le Surmoi incarné par le cow-boy (« debout la belle »). Le fait que Diane se suicide à la fin du film nous montre qu’elle n’a pas réussi à faire son travail de deuil, la phase de déni étant totalement caractérisée par son reve, ainsi que ses hallucinations diurnes. peut-être était-il plus difficile à cause de la culpabilité qu’elle ressent, son instabilité émotionnelle, ainsi que d’autres facteurs comme ce sentiment de persécution par la police (personnalité paranoïaque ?), et sa carrière ratée. de plus le cadavre ressemblant fortement a Diane dans le reve nous ramene a ceci : le souhait de vouloir se donner la mort et de laisser Camilla vivante, ce qui montre bien une relation ou une des deux doit mourir pour que l’autre puisse exister. Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-27 04:46:26
Aux abonnés absents. par Pif.ine 
Bien cher toi, Mes chers tous, Je suis loin. Pas aussi loin que les nuages, « les nuages qui passent... là-bas...là-bas les merveilleux nuages ... » Je me suis éloignée de tout, ces derniers temps. Parce que le temps passe trop vite pour que je puisse reprendre mon souffle, pour que je puisse juste m’allonger et les regarder, ces nuages, là-bas, se déliter au gré des vents. Parce que les heures s’évaporent, et que mon esprit n’a même plus le temps de s’oublier, de s’ennuyer. Je regrette l’ennui, tiens. Ces poisseux instants où l’on tourne, sans but, à ne rien attendre, juste en regardant la trotteuse, en écoutant la sempiternelle goutte d’eau plic-ploquer au fond du lavabo… L’ennui du temps éternel et insaisissable. Le temps de ne rien faire. Le temps perdu, et donc si précieux. Au loin, s’en vont les nuages. Et enfin, ce soir, malgré la nuit qui tombe, je peux prendre le temps de les observer. Ils s’évadent ailleurs. Ils s’abandonnent aux bras de Zéphyr. Ils vont loin. Je reste là, les pieds bien ancrés dans ce sol que je retrouve. Trop longtemps, mes pensées m’ont fait oublier la dure réalité du sol. C’est dommage parce qu’elle est agréable, la solidité du sol. Elle nous maintient debout. Elle cogne parfois nos genoux quand la fatigue les fait vaciller. Une fois, je me suis évanouie. Vraiment. Au ralenti, comme au cinéma. J’ai rouvert les yeux, j’étais allongée par terre, au milieu de bris de verre. Combien de temps avais-je été inconsciente ? Sans doute une toute petite ridicule poignée de secondes. Je me suis assise, étonnée, un peu tremblante. Ma main posée sur la froideur du carrelage m’a tout de suite rassurée : j’étais vivante. Les bleus ensuite, sur mes genoux, sont restés comme un rappel de ces quelques instants de mon existence qui m’échapperont pour toujours. Le sol est dur. Les nuages en sont loin. Et parfois, je flotte entre les deux. Mais promis, dès que je reprends contact avec la réalité, je te préviens. Je vous écris. Comme maintenant. Parce que même quand je suis loin, je ne vous oublie pas. Je pense à toi. Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-27 04:46:26

Bien cher toi, Mes chers tous, Je suis loin. Pas aussi loin que les nuages, « les nuages qui passent... là-bas...là-bas les merveilleux nuages ... » Je me suis éloignée de tout, ces derniers temps. Parce que le temps passe trop vite pour que je puisse reprendre mon souffle, pour que je puisse juste m’allonger et les regarder, ces nuages, là-bas, se déliter au gré des vents. Parce que les heures s’évaporent, et que mon esprit n’a même plus le temps de s’oublier, de s’ennuyer. Je regrette l’ennui, tiens. Ces poisseux instants où l’on tourne, sans but, à ne rien attendre, juste en regardant la trotteuse, en écoutant la sempiternelle goutte d’eau plic-ploquer au fond du lavabo… L’ennui du temps éternel et insaisissable. Le temps de ne rien faire. Le temps perdu, et donc si précieux. Au loin, s’en vont les nuages. Et enfin, ce soir, malgré la nuit qui tombe, je peux prendre le temps de les observer. Ils s’évadent ailleurs. Ils s’abandonnent aux bras de Zéphyr. Ils vont loin. Je reste là, les pieds bien ancrés dans ce sol que je retrouve. Trop longtemps, mes pensées m’ont fait oublier la dure réalité du sol. C’est dommage parce qu’elle est agréable, la solidité du sol. Elle nous maintient debout. Elle cogne parfois nos genoux quand la fatigue les fait vaciller. Une fois, je me suis évanouie. Vraiment. Au ralenti, comme au cinéma. J’ai rouvert les yeux, j’étais allongée par terre, au milieu de bris de verre. Combien de temps avais-je été inconsciente ? Sans doute une toute petite ridicule poignée de secondes. Je me suis assise, étonnée, un peu tremblante. Ma main posée sur la froideur du carrelage m’a tout de suite rassurée : j’étais vivante. Les bleus ensuite, sur mes genoux, sont restés comme un rappel de ces quelques instants de mon existence qui m’échapperont pour toujours. Le sol est dur. Les nuages en sont loin. Et parfois, je flotte entre les deux. Mais promis, dès que je reprends contact avec la réalité, je te préviens. Je vous écris. Comme maintenant. Parce que même quand je suis loin, je ne vous oublie pas. Je pense à toi. Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-27 04:46:26
Road movies et moi moi moi….. par Street 
Le procédé pour ce genre cinématographique, propulser des êtres dans un environnement nouveau, les faire se confronter à des expériences multiples au cours d’un périple. Ces expériences vont parfois les révéler, leur permettre de se connaître, d’évoluer, parfois les détruire. Pour le cinéaste, c’est souvent l’occasion de nous faire découvrir les aspects d’un pays, avec des situations extrêmes, dramatiques qui dérapent parfois comme dans un mauvais rêve. Voyage qui oblige les héros à se décentrer car ils doivent faire face à des situations inédites pour eux, extra ordinaires. On s’identifie facilement aux héros de ce périple, ils deviennent notre point de repère fixe, on se laisse embarquer avec eux : ce sont souvent des êtres un peu écorchés, en rupture. Le cheminement va permettre une prise de conscience : le voyage extérieur devient une métaphore du voyage intérieur. Voyage catalyseur d’émotions diverses, catharsis parfois. Comme les héros, on n’en ressort rarement indemne. Quand je repense à mes propres périples, ma mémoire me restitue sans doute des moments où les émotions ont été exacerbées. Il y a eu des moments surprenants, quelquefois des moments difficiles. Mais il y a eu également des moments lumineux où « le temps suspend son vol » condensés de perceptions visuelles, auditives, kinesthésiques, associées au plaisir procuré qui en ont fait des moments de grâce : lieux, paysages, rencontres magiques dans la spontanéité…je vous en livre quelques uns : des petites filles indiennes qui improvisent une danse pour moi au bord des ghâts à Bénarès des années plus tard, au hasard d’une place des fillettes indonésiennes sur l’île des cultivateurs d’algues qui répètent une danse en plein air sous la directive de leur professeur un air de flûte traversière joué par un touriste au passage routier de la frontière nicaraguayenne, au milieu de nulle part, qui s’éternise plusieurs heures ; le ciel est incandescent, le poste frontière recouvert de slogans révolutionnaires, j’ai 21 ans ce jour là, un ananas pour tout repas mais sans doute un anniversaire dont je me souviendrai toute ma vie. Parfois, je regrette de ne pas avoir pris le temps de noter cette foule d’évènements, d’impressions, de détails car ma mémoire ne me donne souvent que le « script », quelques flashs, mais le « film » n’est plus récupérable. Je me dis alors que j’ai vécu intensément ces moments là, présente dans l’instant, l’esprit disponible, un cadeau que de pouvoir être dans la conscience des choses sans que le mental prenne le dessus pour retranscrire, analyser mais sans doute simple justification d’une paresseuse qui aime musarder… Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-27 04:46:26

Le procédé pour ce genre cinématographique, propulser des êtres dans un environnement nouveau, les faire se confronter à des expériences multiples au cours d’un périple. Ces expériences vont parfois les révéler, leur permettre de se connaître, d’évoluer, parfois les détruire. Pour le cinéaste, c’est souvent l’occasion de nous faire découvrir les aspects d’un pays, avec des situations extrêmes, dramatiques qui dérapent parfois comme dans un mauvais rêve. Voyage qui oblige les héros à se décentrer car ils doivent faire face à des situations inédites pour eux, extra ordinaires. On s’identifie facilement aux héros de ce périple, ils deviennent notre point de repère fixe, on se laisse embarquer avec eux : ce sont souvent des êtres un peu écorchés, en rupture. Le cheminement va permettre une prise de conscience : le voyage extérieur devient une métaphore du voyage intérieur. Voyage catalyseur d’émotions diverses, catharsis parfois. Comme les héros, on n’en ressort rarement indemne. Quand je repense à mes propres périples, ma mémoire me restitue sans doute des moments où les émotions ont été exacerbées. Il y a eu des moments surprenants, quelquefois des moments difficiles. Mais il y a eu également des moments lumineux où « le temps suspend son vol » condensés de perceptions visuelles, auditives, kinesthésiques, associées au plaisir procuré qui en ont fait des moments de grâce : lieux, paysages, rencontres magiques dans la spontanéité…je vous en livre quelques uns : des petites filles indiennes qui improvisent une danse pour moi au bord des ghâts à Bénarès des années plus tard, au hasard d’une place des fillettes indonésiennes sur l’île des cultivateurs d’algues qui répètent une danse en plein air sous la directive de leur professeur un air de flûte traversière joué par un touriste au passage routier de la frontière nicaraguayenne, au milieu de nulle part, qui s’éternise plusieurs heures ; le ciel est incandescent, le poste frontière recouvert de slogans révolutionnaires, j’ai 21 ans ce jour là, un ananas pour tout repas mais sans doute un anniversaire dont je me souviendrai toute ma vie. Parfois, je regrette de ne pas avoir pris le temps de noter cette foule d’évènements, d’impressions, de détails car ma mémoire ne me donne souvent que le « script », quelques flashs, mais le « film » n’est plus récupérable. Je me dis alors que j’ai vécu intensément ces moments là, présente dans l’instant, l’esprit disponible, un cadeau que de pouvoir être dans la conscience des choses sans que le mental prenne le dessus pour retranscrire, analyser mais sans doute simple justification d’une paresseuse qui aime musarder… Les commentaires cinema de Pointscommuns.com, 2008-10-27 04:46:26




